‹ L'Université d'Avignon aux xviie et xviiie sièclesChapitre 50 sur 145 · LES AUTORITÉS ÉTRANGÈRES A L*L\MVERS1TÉ · texte numérisé non relu

LES AUTORITÉS ÉTRANGÈRES A L*L\MVERS1TÉ

sa juridiction est plus étendue^ mais non pas sans appel ; et les docteurs — plaideurs plus acharnés encore que leurs adversaires, — recourent volontiers à Home. Quand le vice-légat donne raison aux médecins contre les apothicaires qui se mêlent de w guérir * >», au primicier contre Tauditeur général qui lui dispute la préséance *, aux docteurs agrégés contre les olliciers de Carpentras ou d'Avignon, qui méconnaissent les privilèges universitaires ^, ses décisions sont acceptées sans résistance. Mais qu'il s'avise de décider contre les docteurs in u troque en faveur des avocats qui veulent former un corps spécial *, contre les coUégiés du Roure et de Saint-Nicolas, qui prétendent fréquenter l'Université, en dépit des ordres du Saint-Siège '\ contre le primicier enfin, qui entend garder le pas sur le prévôt delà métropole, son rival ^, aussitôt l'Université s'émeut, en appelle et voit d'ailleurs souvent le pape accueillir ses réclamations.

Sur un seul point, on parait accepter ses décisions comme déGnitives, c^est quand il s'agit de l'administration municipale et des rapports de l'Université avec l'Hôtel de Ville, rapports qui furent rarement cordiaux. Le vice-légat règle en dernier ressort le mode d'élection des députés de l'Université au conseil de ville ^ et, quand le scrutin lui parait vicié, en ordonne un nouveau ^. En matière de charges publiques.

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