Bulle de Léon X, du 13 févr. 1514. Laval
gouvernement de TEglise, les papes — d'ailleurs en peine de suffire à une tâche immense , — s'en remirent aux Congrégations de cardinaux. Plusieurs d'entre eux cependant intervinrent directement dans les questions universitaires qui se débattaient à Avignon : Benoît XIII, par exemple, en 1728, ([uand il reconnut proprio motu la noblesse héréditaire du primicier ' , et plus tard Pie VI, lorsqu'il accueillit les doléances des médecins, malgré les docteurs en droit ^ ou confirma l'agrégation des séminaires, en dépit des docteurs en théologie de l'ordre des dominicains 3.
Les affaires où l'Université avignonaise pouvait se trouver intéressée, ressortissaient à trois Congrégations différentes, dont il n'est point toujours facile de démêler les attributions respectives, si tant est que ces attributions fussent bien nettement déterminées. A la Congrégation d'Avignon , créée en 1 693*, revenaient, en général, les affaires temporelles : différends avec le conseil de ville, ou avec d'autres corporations, appels des décisions du vice-légat^. Devant elle fut discutée l'agrégation à l'Université du collège des Jésuites^; elle régla même une fois la composition des jurys pour les examens des Facultés^.
C'est, au contraire, la Congrégation de Propaganda fide qui, depuis le xvii® siècle, reçut l'administration des collèges pontificaux. On verra plus loin l'Université lutter longtemps et sans succès contre les empiétements de la Propagande à cet endroit.
1. Bulle de Benoît XIII, du 17 sept. 1728. Cf. A. V. D 33, f" 132. Laval, 73.