‹ L'Université d'Avignon aux xviie et xviiie sièclesChapitre 57 sur 145 · Isamb^rif Anciennes lois françaises^ t. XX, p · texte numérisé non relu

Isamb^rif Anciennes lois françaises^ t. XX, p

2. Délib. du Collège des docteurs, du 24 février 1700. M. de Folard, régent de droit civil, dont le mandat expirait en 1701, est élu à Tunanimité de 44 voix. A. V. D32, ^ 141.

Marchand. V Université d'Avignon. 8

m L*L'N1VEHS1TÉ D* AVIGNON

daieut toute leur vie. Les inconvénients de ce système étaient évidents : il décourageait de jeunes et louables ambitions ; il nuisait aux études ; des maîtres parfois âgés et mal portants n*étaient capables que de médiocres efforts; les étudiants se plaignaient et désertaient TUniversité *. On résolut donc, vers 162i, de modiiier sur ce point les coutumes universitaires. Désormais les régences deviendraient triennales et nul ne pourrait être réélu professeur qu'après un intervalle ou, comme on disait, après un « repos » de trois ans ^. Mais respectueux avant tout des droits acquis, le Collège ne voulut statuer que pour l'avenir : les professeurs en fonctions ne furent pas dépossédés. Au surplus, on ne s'interdit jamais absolument de donner quelques régences ad vitam ou, si cette expression devait être bannie de la langue universitaire, ad beneplacitum Collegii et quamdiu professer benefecerit ^. Quelques docteurs eussent même voulu réserver à des professeurs d'un mérite éminent et digne d'une considération particulière une ou deux des quatre régences. La majorité ne suivit pas leur avis *, mais quand l'occasion prévue se présenta, on ne manqua pas de maintenir ad vitam dans sa chaire tel professeur illustre ou particulièrement goûté des étudiants. Plus souvent encore, en dépitde la clause du repos, on vit le Collège réélire deux ou trois fois de suite les maîtres qu'il tenait à conserver. Ce

1. Délib. du GoUèfçe des docteurs du 21 fcv. 1636. Plusieurs docteurs font observer qu*ii est juste que les régences soient triennales, suivant Tintention du Collège, « pour inciter la jeunesse à y aspirer et à se rendre capable défaire fleurir l'Université. » A. V. D 29, ^ 164.

2. Délib. du Collège des docteurs des 12 et 13 janv. 1624. A. V. D 29, f" 88 et 89.

3. Délib. du 8 janv. 1635. M. Crozet, déjà réélu deux fois en 1626 et 1632, est, Â cause de son extraordinaire mérite, réélu, au bout d'une nouvelle période tridnnalc, ad beneplacitum Collegii et quamdiu benefecerit. On fait des réserves pour les autres régences. A. V. D 29, f" IM.

Page 1