Slolultt di' liio5. Art. 3, 13 et
3. Sur 7& iHt?ctiims dont le procès-verbal nous reste pour la période comprise entre ISÎirS ci 1781, nous n'avons relevé que quatorze élections de prêtres ^séculiers. Uc I7H:iA 1790, au contraire, quatre réguliers seulement furent élus; lu îtupLnieur dti i^i^minairc Saint-Charles de la Croix, M. Roux fut élu en 178î; M. Lebansaifl de Vie val, chanoine de Saint-Didier, fut élu en 1785 et réélu en 1786 et 17S7 *« i*aii!» conséquence pour l'avenir » puis réélu une dernière fois en 1790.
Avignon par la Compagnie de Jésus dès Tannée 1564, s était restreint pendant trente ans à renseignement de la grammaire et des humanités. Mais en 1594, croyant leur situation menacée en France, à cause du triomphe définitif de Henri IV, les Jésuites résolurent de transférer à Avignon les cours de théologie précédemment établis dans leur collège de Lyon. Ces cours furent confiés d'abord à deux professeurs seulement. On leur adjoignit plus tard un professeur de morale et un professeur d'Ecriture Sainte. Chargé de renseignement de la morale, le célèbre Père Coton, futur confesseur de Henri IV, vit accourir autour de sa chaire un si grand nombre d*étudiants, de prêtres, de docteurs en droit et de magistrats qu'aucune salle ne se trouva assez grande pour contenir tant d'auditeurs et qu'il dut faire sa classe dans Téglise de la maison K
Longtemps, les archevêques d'Avignon accordèrent aux pères Jésuites une grande faveur, s'associant à leur propagande, les chargeant même de missions de confiance, conférences ou prédications. Quant à l'enseignement de la théologie et de la philosophie, il demeura sans conteste leur partage. Il fallut, pour modifier cet état de choses, l'élévation au siège archiépiscopal, en 1648, d'un religieux dominicain, M. de Marinis, lequel se montre bientôt jaloux d'accroître l'influence de son ordre et d'assurer la propagation des doctrines de saint Thomas.
On sait d'ailleurs, — et il serait inutile d'y insister ici, — les profondes divergences de doctrines et les rivalités d'influence, qui partout mettaient aux prises les disciples de saint Dominique et ceux d'Ignace de Loyola. A Avignon, les dominicains, membres de la Faculté de théologie, mais rarement appelés au décanat restaient confinés dans leur couvent. M. de Marinis
1. V. Chossal, Les Jésuites et leurs œuvres à Avignon^ p. 99.
résolut de les en faire sortir. A l'enseignement public et si goûté des Jésuites, il voulait opposer un enseignement de même nature. Le cadre universitaire, où malgré plusieurs tentatives, les professeurs jésuites n'avaient pu pénétrer, se prêtait merveilleusement aux projets du savant prélat.
Dès l'année 1665, l'archevêque fondait donc, de ses deniers, une chaire de théologie scolastique dont le titulaire, dûment agrégé à la Faculté de théologie de l'Université, devait enseigner et défendre la doctrine de saint Thomas, telle qu'elle était contenue dans la Somme du docteur Angélique. M. de Marinis se réservait, sa vie durant, la nomination du nouveau professeur. Après sa mort, quand la chaire deviendrait vacante, un concours serait ouvert qui porterait sur quelques points de la doctrine thomiste et un jury, composé du chancelier et du primicier de l'Université assistés du doyen et des agrégés en théologie, nommerait le plus capable des candidats, avec cette réserve qu'à égalité de mérite entre les concurrents, un dominicain serait choisi. En 1666, l'archevêque renonça à cette procédure un peu compliquée et remit la nomination du professeur au provincial et aux religieux dominicains de Toulouse, dont le couvent était, on le sait, renommé pour l'ancienneté de sa fondation comme pour la science et la piété de ses membres ^
C'est sous l'influence de pareils mobiles, qu'en 1719, im prêtre de Valréas, Etienne Millaret, imitant l'exemple de M. de Marinis, fonda à la Faculté de théologie d'Avignon, une troisième chaire, destinée à l'enseignement de la morale. Comme l'ancien archevêque, M. Millaret se réserva pour le temps de sa vie, le choix du titulaire et décida qu'il appartiendrait ensuite aux Dominicains de Toulouse. D'ailleurs le