‹ L'Université d'Avignon aux xviie et xviiie sièclesChapitre 64 sur 145 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

l'enseignement

Les études. — Ouverture et durée de Tannée scolaire. — Les programmes des cours. — Forme des leçons. — Isolement des Facultés. — L'enseignement juridique. — Le Digeste. — Le Code et les Institutes de Justinien. — Le Décret et les Décrétales; les Institutes de droit canonique de Lancelot. — Le droit français. — L'enseignement médical ; efToris faits au xviii* siècle pour lui donner un caractère plus scientifique et plus expérimental. — La théologie et la philosophie universitaires ; leur source unique est la Somme de Saint-Thomas. — Relâchement croissant dans la discipline des cours.

Au point de vue administratif, les Facultés étaient unies entre elles par une étroite solidarité ou, si l'on veut, par une commune subordination au Collège des docteurs en droit. Rien de pareil en ce qui concerne l'enseignement. Ici nulle coordination entre les chaires ou les cours. Sauf la Faculté de théologie et celle des arts ou de philosophie, qui se complètent Tune Tautre et se prêtent un mutuel appui, les divers corps universitaires sont séparés parautantde cloisons étanches, qui ne permettent aucune communication. Ni vues communes, ni direction générale. Chaque Faculté se développe ou languit au hasard des circonstances, sous des influences qu'on ne cherche ni à prévoir, ni à combattre. L'Université ne forme pas un ensemble dont les diverses parties restent solidaires entre elles; ses organes sont juxtaposés, mais indépendants. Considérée sous cet aspect, elle se peint elle-même dans le programme de ses cours, qu'elle publie chaque année : les

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