Délib. du 5 déc. 1683. A. V. D 30, M
4. Délib. des 14 juin et 10 sept. 1708. A. V. D 32, ^• 340 et 249.
insuffisante, même pour une école de médecine aussi rudimentaire que celle d'Avignon. La création d'une chaire d'anatomie, en 1677, avait entraîné, dès 1696, la construction d'un amphithéâtre en bois, avec table pour les dissections ^ En 1717, quand la botanique fut publiquement enseignée, il fallut songer à un jardin des simples. La Faculté de médecine et le Collège des docteurs s'en occupèrent pendant plus de trente ans. Déjà en 1711, ils avaient obtenu du pape, en vue de cet établissement, le vaste enclos de Champfleury ; mais devant l'opposition des consuls, leurs efforts pour arriver à un aménagement définitif restèrent longtemps inutiles. En 1729, ils se résolurent à vendre pour deux mille livres le terrain, d'ailleurs trop étendu, qui leur avait été concédé et quatorze ans plus tard, en 1743, avec le produit de cette vente et les intérêts accumulés, ils pouvaient acquérir près de la place Belle- Croix, un terrain nouveau, où ils s'installèrent enfin, dans Fenclos longtemps connu sous le nom de jardin des médecins 2.
Mais l'entreprise qui, à Tépoque où nous sommes arrivés, préoccupa surtout le Collège des docteurs, c'est la construction et l'ornementation d'une salle des Actes et Assemblées, dont l'Université avait été dépourvue jusqu'alors. On se rappelle en effet, que les séances du Collège des docteurs avaient lieu,
1. Délib. du Collège des docteurs du 3 juillet 1696. Sur la requête du régent et du collège des docteurs en médecine, on délibère « de faire faire un amphithéâtre dans la présente école ou ailleurs, où sera avisé, aux dépens de TUniversité, pour faire des anatomies, afin que les écoliers fussent attirés en celte Université en quantité pour y étudier et prendre ensemble leurs degrés, ce qui rcdonderait au grand honneur et avantage de TUniversité et du bien public. • A. V. D 32, f« 56.
2. Voir rhistoirc des difficultés sans fin auxquelles donna lieu la création du jardin botanique dans Laval, Hi$t. de la Fac, de méd., p. 263 à 283. Cf. A. V. D 33, f"* 161 el i28. (Déiib. du collège des docteurs agrégés en médecine des 18 mai 1729, 9 août et 3 et 16 sept. 1743.)
en général, dans la classe de médecine ; quant aux actes et examens, on se rendait autrefois à Tarchevêché pour y procéder. Mais à mesure que l'Université s'émancipait davantage de la tutelle épiscopale, elle devait désirer de plus en plus rester chez elle pour accomplir ces sortes de solennités. Dès 1698, en effet, un docteur observait, dans l'assemblée du 18 août, que le Collège « donnait à ferme pour peu de chose » une annexe ou, comme on disait alors, un « membre » sis entre la classe de théologie et celle de philosophie, dont on pourrait faire une belle salle pour les actes et thèses de baccalauréat et de licence et cela sans beaucoup de frais ^ L'idée fut aussitôt accueillie et la salle en question mise en état ^. Mais cette appropriation paraît avoir été plutôt sommaire et ne se compléta que peu à peu. En 1717, il fallait déjà refaire le toit et le plafond qui menaçaient ruine ; plus tard, on dut changer l'escalier qui était entièrement usé ^; enfin, en 1750, on y fît faire un plancher *. Vers la même époque, pour honorer Benoit XIV, restaurateur des privilèges universitaires, on élevait au fond de cette salle un monument commémoratif comprenant le buste du Souverain Pontife ^ et dont le prix dépassa quinze cents livres ^, Mais un monument si magni-