A. V. D 35, ^ 76 (délib. du 10 mars
valent les intérêts. Telles étaient encore, au xviu* siècle, les pensions acquittées par les communautés de Cavaillon, de Vel- I
leron, d'Entraigues et du Pont-de-Sorgues et qui s'élevaient ensemble à 54 écus ou 162 livres par an ^ La Juiverie d'Avignon devait aussi à l'Université une sorte de tribut fixé à 36 sous. Enfin deux particuliers, dont les ancêtres avaient acquis quelques annexes des bâtiments universitaires payaient au Collège des docteurs — de façon très irrégulière, — une censé minime de 10 et 2 deniers^. Mais la principale créance de l'Université reposait sur l'Hôtel-de-Ville d'Avignon, qui, au xviu® siècle, ne lui payait pas moins de 715 livres 5 sous, chaque année. Cette créance comprenait trois objets différents : 1° une somme de 70 écus ou 210 livres, représentant l'exemption des impôts indirects primitivement accordée aux membres de l'Université et à laquelle ils avaient dû renoncer; 2® l'intérêt de diverses sommes prêtées à la communauté d'Avignon, soit 190 livres 5 sous par an. Dans ce total était comprise une pension de 35 livres provenant d'un capital de i 000 livres placé, en 1722, sur la communauté d'Avignon et destiné à accroître les honoraires du professeur des Institutes ^*; 3® enGn, quatre pensions formant un total de 315 livres et provenant de la fondation par Tarchevêque de Marinis des deux chaires de théologie et de philosophie scolastiques, pour lesquelles il avait été versé entre les mains des consuls, par l'intermédiaire du primicier, des sommes diverses s'élevant ensemble à
1. Savoir : la communauté de Cavaillon, 90 livres ; celle de Velleron, 30 livres ; Entraigucs, 21 livres; le Pont de Sorgues, 21 livres. V. les budgets de 1730 à 1790. A. V. D 194 et 195.