FACULTÉ DE MÉDECINE
MM. Laisné, professeur. Thérapeutique et chimie appliquée à la diététique.
Seutin, professeur. Clinique chirurgicale.
Guiette, professeur. Physiologie et hygiène.
Graux, professeur. Anatomie et histoire de la médecine.
Langlet, prof, agrégé. Pathologie externe.
Tallois, prof, agrégé. Pathologie générale. Van Mons, professeur
agrégé. Pathologie interne, maladies des femmes et des
enfants.
Van Huevel, professeur
agrégé. Accouchements et médecine opératoire.
Van Esschen, professeur. Médecine légale (cours commun à la faculté de
droit).
Van den Corput, prof. Pharmacie théorique et pratique, pharmacologie et matière médicale.
Van Cutsem, professeur honoraire.
Uytterhoeven père, professeur honoraire.
Caroly, professeur honoraire.
Il fut décidé que dans chaque faculté l'un des cours serait public. M. Verhaegen donna l'exemple pour le droit commercial. Les autres cours publics en 1834-35 furent ceux de MM. Baron : Littérature générale; Guillery : PJujsique et Chimie, et Guiette : Hygiène. Pendant le premier mois, d'ailleurs, toutes les leçons étaient accessibles sans rétribution.
Quatre-vingt-seize étudiants furent inscrits en 1834-35 : 1:2 en philosophie, 17 eii droit, 14 en sciences, 53 en médecine. De ce nombre, quatre seulement, à notre connaissance, sont encore vivants à riieure actuelle. Ce sont :
MM. Beyens, aujourd'hui ministre plénipolcnliairc à Paris; Linden, consul général du Luxembourg, à Bruxelles; Van der Best, directeur général ;iu ministère des finances: Van Iloeler, chirurgien à Tliôpital Saint- Jean
L'inspection des cours fut attribuée, à tour de rôle, à chacun des membres du Conseil qui l'exerçait pendant un mois. Mais, dès l'année suivante, M. Verhaegen seul prit le rôle d'inspecteur ; on lui adjoignit un conseil des études, com^^osé de MM. Henri De Brouckere, Ahrens (pour la faculté de philosophie), Oulif (pour la faculté de droit), Kindt (pour la faculté des sciences). Graux (pour la faculté de médecine) et Charles De Brouckere (pour la faculté des sciences politiques et administratives) (26 octobre 1835).
Malgré toutes ces dispositions et le soin apporté au choix du personnel, les difficultés ne furent pas épargnées aux organisateurs de l'Université. Plus d'un professeur figura au programme, mais ne se décida jamais à commencer son cours. Ce fut le cas pour M. Théodore Joly, qui aurait dû donner la logique; pour M. Chiiti, titulaire du cours d'économie politique; pour M. Lelewel, le patriote polonais, auquel on avait assigné l'histoire ancienne et qui, dès le second semestre, fut remplacé par M. Altmeyer.
M. Henri De Brouckere ne donna qu'un petit nombre de leçons de droit criminel; ses nombreuses occupations le décidèrent à abandonner sa chaire; il y fut remplacé en 1835-36 par M. Lavallée.
M. de Gamond, professeur de procédure civile, fut enlevé par la mort.
D'autres épreuves attendaient encore nos facultés, lorsqu'une loi nouvelle eut organisé les universités de l'État. Le gouvernement fit, en effet, des offres fort séduisantes à plusieurs de nos professeurs. M. Kickx, qui enseignait la botanique et la géologie, passa à l'Université de Gand, et M. Molitor, chargé de l'encyclopédie du droit, de l'histoire du droit romain, des Instituteset des Pandectes, à l'Université de Liège ; pour comble de disgrâce, M. Minguet, qui succéda à M. Molitor, fut bientôt atteint d'une affection incurable.
Les désertions que l'on avait à regretter étaient d'autant plus fâcheuses, qu'elles se produisaient au milieu de l'année ; des cours restaient en souffrance; il était difficile, en effet, de découvrir sur-
le-champ un homme qui fût en mesure de reprendre des leçons inachevées. Le Conseil crut prudent, afin d'éviter ces désagréables surprises, d'exiger de chaque professeur l'engagement écrit et formel qu'il ne quitterait point l'Université avant l'expiration de Tannée académique.
Mais d'autres embarras surgissaient : tous les membres du corps enseignant ne se pliaient pas volontiers aux règles d'une discipline un peu sévère ; ils n'aimaient point qu'on leur reprochât leur irrégularité. M. Théologue, professeur de langues orientales, donna sa démission, après avoir échangé avec le Conseil une correspondance assez acerbe et dans laquelle les torts étaient évidemment de son côté. •
De pareilles difficultés sont inévitables au début d'une œuvre nouvelle ; elles ne découragèrent point les hommes dévoués qui s'étaient donné pour tâche d'enlever aux évêques le monopole de l'enseignement supérieur.