‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 121 sur 351 · Poésies · texte numérisé non relu

Poésies

36° Poetische Erheiterungen. Aix-la- Chapelle, 1825, in-8°.

Pour apprécier l’étendue et la variété des études de Warnkœnig, son influence

(') V. notre art. Bi.osdeau dans la Hiogra -

comme représentant de l'école historique, ses tendances religieuses et politiques enfin, il faudrait surtout parcourir les nombreux recueils périodiques dont il fut le fondateur ou auxquels il prêta son concours. Nous ne pouvons même songer à dresser ici la liste détaillée des articles qu’il y publia; nous ne parlons pas des notices éphémères, mais des études ( essays , comme disent les Anglais) de tout genre, qui mériteraient pour la plupart d’être conservées, ou du moins qu’on peut encore avoir intérêt à consulter. Nous nous voyons obligés, comme le baron de Saint Génois, de nous contenter d'indûjuer les titres des revues ou des journaux qui reçurent de lui des communications plus ou moins régulières.

En premier lieu vient la Thémis ou Bibliothèque du jurisconsulte, dont il fut en 1819 un des fondateurs, avec Blondeau, Demante et Ducaurroy, professeurs â la Faculté de droit de Paris ( 1 ). Publiée pendant dix ans dans cette dernière ville, où elle rajeunit les traditions de l’école de Cujaset contribua, dans cet ordre d’idées, à provoquer la création d’oeuvres nouvelles , la Thémis fut transportée à Louvain en 1829, et y vécut encore deux ans, pour renaître plus tard sous le nom de Thémis belge, sans la collaboration de Warnkœnig. L’ancienne Thémis est encore consultée avec fruit par les jurisconsultes qui ne se contentent pas d’une sèche interprétation des textes, mais «lui tiennent à se rendre compte de l’esprit des lois, en remontant aux sources classiques. — Nous citerons encore, parmi les recueils français qui contiennent des articles de Warnku’nig, la Revue encyclopédique (Paris), rédigée par M. Jullien; la Revue étrangère, du droit, de M. Foelix; la Revue du droit, de M. Wolowski; les Annales de législation , publiées par M. Odilon Barrot (1829); enfin le Recueil de TAcadémie de législation , publié à Toulouse depuis 1855.— En Belgique, outre la suite de la Thémis, Warnkœnig peut revendiquer, comme nous l’avons dit, le commencement de la nouvelle

plue nationale de Belgique, l. II.

série du Messager des sciences, etc. de Gand; ia Revue trimestrielle de Bruxelles, fondée par M. Van Bemtnel, contienl également de lui plusieurs articles importants (De l'esprit et de l'organisition des Universités allemandes , i. V. p. 444 ; Du mouvement protestant en Allemagne, t. XVIII, p. 173; Documents nouveaux sur le régné de Philippe II en Belgique, t. XIX, p. 557; La guerre de Rome contre la science, en Allemagne (' ), t. XLVI, p. 5). — En Allemagne, Warnkœnig a été, avec M.

Rosshirt, le fondateur de la Zeitschrift fur Civil-und Uriminalrecht (1856), et plus tard, l’un des principaux collaborateurs de la Kritische Vicrteljahrschrift filr Gesetzgcbung , de M. Pôlze (Munich, depuis 1859).— Dans la Revue historique ( llislorische Zeitschrift ) de M.de Sybel(Bonn),ilapubIié,de 1859 à 1865, un compterendu annuel du mouvement de la littérature historique en Belgique.— L'Isis de feu Oken (lena), les Heidelberger Jahrbücher, les Archives du droit de Mittermaier, Wangerow.elc.

(Heidelberg); la Revue jtour la jurisprudence historique de Savigny (Berlin), la Revue pour le droit civil (Giessen), les .4 nnales de jurisprudence de Schunk (Erlangen), la Revue critique de la législation et de la jurisprudence à /V/ronjfer (Heidelberg, 1827-1856), dans ses derniers volumes ; la Revue du droit germanique (de Reyscher); les Annales de la jurisprudence de Scheller (Leipzig); les Annonces littéraires de l’Académie de Munich ; la Revue trimestrielle théologique , de Fribourg ; la Revue trimestrielle allemande (Deutsche Vierteljahrschrift : Stuttgart, Colla); la Gazette universelle d'Augsbourg ; la Gazette de Vienne (nous citerons un article sur les Recueils des ordonnances publiés parM.

Polaln) ; la Gazette universelle d’Augsbourg; le Staats-Anzeiger für AVürtcmberg ( notamment deux articles sur la crise de la vie constitutionnelle en Belgique , 6 et 7 août 1864); enlin la Revue philosophique (Zeitschrift für

( ' ) A propos des censures ecclésiastiques dont a été l'objet M. Frohschammer, profes seurde philosophie à l'Université de Munich.

i1) Occupé aujourd’hui par les Petites

philosophie und philosophischc hritik ), de MM. Ficbte, Ulrici et W'irth (Halle), ont reçu de lui de nombreuses commu nications. Dans ce dernier recueil (t.

XXX, p. 100-113), un article sur la philosophie en Belgique doit être mentionné spécialement. — N’oublions pas le Staatslexicon de RottecketWelcker, dont NVarnkœnig a été l’un des collaborateurs en titre.

Wllmart (PiERHE-AlEXANOKE), né à Yinalmont (province de Liège), le 13 août 1818, mourut à Liège Te 18 décembre 1860. Après avoir fait de brillantes éludes au Collège communal de Huy, il se rendit à Liège en 1855 et se fit inscrire à l’Université. Les professeurs de la Faculté de médecine ne tardèrent pas à le considérer comme l’un de leurs meilleurs élèves ; tous ses diplômes , depuis le premier jusqu’au dernier examen, furent obtenus avec la plus grande distinction. En 1859, il obtint au concours la place de cliei de clinique chirurgicale; en 18-11, il lut nommé de la même manière interne en chirurgie. La bourse de voyage que lui avait value son dernier doctorat lui servit à visiter, pendant deux ans, les grandes écoles de médecine de Paris, de Berlin et de Vienne. En 1815. il remplaça M. le docteur Kleinermann en qualité de médecin de l’établissement fondé par madame Laroche, dans l’ancien couvent de la Chartreuse lez-I.iége (*), pour le traitement des maladies mentales. M. Van de W'eyer lui ouvrit la carrière de l’enseignement supérieur en le nommant, en 1815, agrège à l’Université où il avait fait ses études. Il débuta deux ans plus tard dans l’enseignement, en acceptant une partie du cours d’anatomie descriptive; le professeur de La Vacherie étant venu à mourir en 1848 (v. ce nom), Wïlmart fut déchargé de ces fonctions, et reçut en échange une partie de la pathologie chirurgicale et de la médecine opéra-

sœurs des pauvres, qui y entretiennent des vieillards infirmes, au moyen de dons chariritables qu'elles vont récolter elles-mêmes dans la ville.

toire ; il conserva «s attributions jusqu’à sa mort. Sa promotion à l’cxtraordinariat date du 24 septembre 1855.

— Wilmart a laissé à ses collègues et à ses élèves les meilleurs souvenirs ; par son caractère comme par ses talents, il s était acquis l’estime et l'affection générales: II. le recteur Th. Lacordaire, en prononçant sur sa tombe, creusée avant le temps, les paroles solennelles du suprême adieu, lui a rendu un hommage mérité, en déclarant son enseignement l’un des plus remarquables et des plus fructueux de l’Université. Wilmart était consciencieux, méthodique et d’une parfaite clarté dans l’exposition ; l'élégance de son langage se conciliait avec une précision sévère; une certaine dignité naturelle, répandue dans toute sa personne, une réserve pleine de modestie et par là même exempte de toute morgue, contribuaient à donner de l’autorité à sa parole. Sa bienveillance inaltérable, la générosité bien connue de ses idées et de ses sentiments lui gagnaient tous les cœurs. Sa perle fut douloureuse non seulement pour l'Université, mais pour la société liégeoise, qui lui accordait comme médecin une large part de confiance; plus douloureuse encore pour le médecin distingué qui avait vu en lui son successeur naturel (*). Il était l'ami du pauvre comme du riche; bien des larmes sincères furent versées sur son cercueil, au souvenir de la charité, de son abnégation et de toutes ses vertus privées. Il n’a laissé qu’un petit nombre d’écrits ; mais on peut dire que s’il eût vécu quelques années encore, il aurait illustré son nom. Nous donnons, d'après le Nécrologe liégeois de M. U- Capitaine, qui nous a fourni les éléments de cette notice, la liste de ses principales publications et quelques renseignements sur les services qu’il a rendus à la médecine opératoire.

1° Rapport sur l'enseignement médical à t Université de Paris (Annales des ÏJniv. de Belgique, 1843, p. 690- 708).

2° Rapport adressé à M. le Ministre

(* ) Wilmart était gendre de M. le profes-

se l’intérieur sur la Faculté de médecine de l'Université de Rerlin. ltrux , I.esigne, 1846, in 8" (tiré à part des Annales des Universités de Belgique , t.

3° Rapport fait à la Société de médecine de Liège, au nom de la Commission chargée de présenter tin règlement pour l'organisation d'un Conseil de discipline dans le sein de la Société (Ann. delà Société de médecine de Liège, t. I, 1847).

W'ilmart fut le fondateur de cette association.

4° Rajrport sur une Observation d’angine œdémateuse ou d'œdème de la glotte, par le docteur Tasset, présenté à la Société de médecine de Liège, par le docteur Wilmart (Ibid., t. III, 1848).

5“ Note sur l'hygiène chirurgicale envisagée spécialement dans ses rapports avec la police publique (t. III, des Ann . du Conseil de Salubrité publique de la province de Liège, 1851).

6° Nouvelle méthode /tour la cautérisation du canal de l'urètre. Bruxelles, Lelong, 1860, in-8°(F.xtr. de la Revue médicale belge, 1860).

« Wilmart a fait subir à différents procédés opératoires, surtout dans l'appareil instrumental, de nombreuses modifications qu'il a dictées dans ses cours. On cite notamment :son appareil pour la taille, dont l’idée première lui a été fournie par Guérin, de Lyon ; — des modifications aux pinces de Birord, pour l’opération du phymosis; — un dilatateur pour la trachéotomie, ainsi que des changements au tenaculum de Ghassaignac; — des pinces pour la castration. instrument combiné des pinces de Ricord modifiées et de celles de Brcsehet, pour la varicocèle; — un instrument destiné aux contre-ouvertures; — un tube plongeur applicable à la seringue de Guérin, conduisant le liquide extrait dans un vase et permettant de faire immédiatement les injections; — le curseur au trocart de Guérin , permettant de fixer solidement

seur émérite Frankinel (v. ce nom'.

Page 1