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DÉMISSIONNAIRES, ETC

i*«'-de (Émile), né à Verviers le 9 mai 1828, date ses débuts dans l'enseignement supérieur de l’âge de vingtdeux ans. il avait fait d'excellentes

Philippe Bède, né à Slavelot le 1er octobre I803,dirigea pendant de longues années l'Ecole industrielle et littéraire de Verviers, et s'acquit, comme professseur d'humanités, une réputation méritée. Il appartenait à l'une des meilleures familles de Malmedy. Ses parents subirent le contre coup des révolutions; il y eut de durs moments à passer. Orphelin de bonne heure, il crut aux prédictions d’une sœur, qui ne cessait de lui dire qu'il relèverait la famille. A 17 ans, il enseignait déjà chez l’abbé Morsorome ; et tout en donnant, en outre, des leçons particulières, il parvint à subir, après avoir suivi par échappées quelques cours de l’Université de Liège , l'examen de candidat en philosophie. Il reprit l'établissement pour son compte et le lit prospérer. En 1831, il le quitta pour occuper, à Verviers, une chaire de littérature et d'histoire. Nommé directeur de l'École prémentionnée, en 1840, il sut faire de celle institution le meilleur collège communal du pays. 11 fut, à partir de 1849, l'un des principaux rédacteurs du Moniteur de l'enseignement ,où il traita surtout, à la veille de l'organisation légale de l'instruction moyenne, les questions relatives au programme des éludes. 11 remplaça le professeur Moke (de C.and comme président de l’ Association pro-

études, d'abord dans sa ville natale, sous la surveillance ou plutôt sous la direction immédiate d'un père éclairé (*), qui sut reconnaître de bonne heure ses apti-

fessorale de Belgique v. fart. ALPH. Le Roy), et fit partie du premier Conseil de perfeclionnementde l'enseignement moyen. Le Moniteur de l'enseignement ayant cessé de paraître en 1858, apres la mort de son directeur Fr. Hennebert (de Tournai), J*h. Bède créa les Annales de renseignement public , recueil estimable et qu'on peut encore consulter avec fruit, mais dont la publication dut être interrompue au bout de deux ans, par suite de circonstances particulières. Ph. Bède n’était pas seulement un bon professeur; il s’intéressait vivement à la chose publique, et son rôle dans la presse quotidienne fut des plus considérables. Libéral convaincu, également ennemi des partis extrêmes, il exerça sur l'opinion, à Verviers, une influence longtemps sans rivale ; il prit ensuite une part très-active à la rédaction du Journal de I iêge , et finalement s'adonna tout entier à la politique, en quittant Verviers pour Bruxelles, où il accepta la direction de l'Echo du Parlement belge. Par la dignité de son caractère , par sa franchise et sa loyauté, ainsi que par ses qualités aimables, il s'était acquis l'estime et l’affection générales; aussi les regrets les plus sincères se mêlèrent-ils à la stupeur que produisit, en 1 86ti ( 1 î> février , la nouvelle de la cata-

tudes dominantes et en favoriser le développement, sans négliger de le pourvoir de ces connaissances générales dont les esprits naturellement le mieux doués ne sauraient être privés, sous peine de rester toujours au-dessous d’un certain niveau. Inscrit ù l'Université de Liège en octobre 1815, il fut reçu, deux ans plus tard, candidat en sciences physiques et mathématiques, et partit ensuite pour Paris, d’où il ne revint qu’en mai 1818, rapportant un Mémoire qui lui valut le litre de lauréat du concours universitaire. En avril 1849, il fut proclamé docteur en sciences ; au mois d'aoilt suivant, il se rendit de nouveau à Paris, dans le but spécial de suivre les travaux et les expériences de M. Itegnault, professeur au Collège de France. Une nomination d’agrégé à la Faculté des sciences de Liège vint le trouver dans le laboratoire de l’illustre savant ; par arrêté du 4 octobre 1850, il fut chargé du cours de physique industrielle et d’une partie des cours de physique générale et de physique mathématique, û titre de suppléant de M. Gloesener (v.

ce nom). Le 7 janvier 1857, M. Gloesener ayant exprimé le désir d’être entièrement déchargé du cours de physique expérimentale, un arrêté ministériel confia exclusivement cet enseignement à M. Bède, qui conserva, en outre, la physique industrielle. Le nouveau titulaire ne put être promu àl'extraordiuariat qu’au commencement de 1801, la Faculté étant au complet. Il arriva, sur ces entrefaites, que la gestion de graves intérêts de famille rappela M. Bède à Vcrviers ; le 26 septembre. un congé, sans traitement lui fut accordé sur sa demande, et le même arrêté chargea M. Pérard (v. ce nom) de le suppléer dans ses deux cours.

M. Bède ne reparut plus «a l’Université; il sollicita et obtint sa démission en 1865. A la tête de l’un des élablisse-

slrophe qui l'enleva inopinément à sa famille cl à ses amis. Comme il rentrait chez lui le soir, trompé par l'obscurité, il longea de trop près le bord d’un canal , en pleine ville de Bruxelles : le pied lui manqua... Il fut impossible de lui porter secours.

( 1 ) La maison Houget et Teslon.

monts industriels les plus importants du pays ('), il est aujourd'hui plus occupé que jamais ; cependant , comme on va s’en convaincre, il n’est pas perdu pour la science. Secrétaire de la Société industrielle de Vervicrs; membre de la Commission de l’Ecole professionnelle, du Conseil d'administration de la Société des maisons d’ouvriers (*), du Comité provisoire de la Société des bains et lavoirs ; président de la Société Franklin et de quelques autres de moindre importance, il su Ait a tout, en dépit du tracas des affaires , et trouve encore le temps d’écrire. Comme professeur, il a laissé les meilleurs souvenirs à l'Université; comme industriel et comme philanthrope, il a pris un rang élevé parmi les hommes utiles ; comme savant enfin et comme publiciste, il s’est fait une réputation qui a franchi nos frontières. Voici la liste de ses principales publications •

1" Mémoire sur la vitesse communiquée à un mobile par quelques corps élastiques, ele. (Mémoire couronné au Concours universitaire de 1847-18481.

Bruxelles, Lesigne, 1849,in-8°.

2“ Six petits volumes de la Bibliothèque pour tous : A. Eléments d’algèbre; B. id. de géométrie ; C. Principes de physique ; D. Id d’arpentage ; F. Principes du dessin linéaire. Paris, 1850, 111-18°.

Plusieurs de ces petits volumes ont eu jusqu'à six éditions de 10,000 exemplaires.

3° Mémoire sur l'ascension de l'eau cl la dépression du mercure dans les tubes capillaires {Mém. de l’Acad. roy.

de Belgique ; Mém. couronnés et Mém.

des savants étrangers, t. XXV).

■4U Bccherches sur la chaleur spécifique de quelques mélaiw à différentes températures (Ibid., t. XXVII).

5° Happort sur les pouvoirs éclairants du gaz destiné a l'éclairage de la

(*) ün a beaucoup remarqué, à l'Exposition universelle de 18G7 , les spécimens d'habitations pour les travailleurs (cl. 93) exhibés par la maison llougcl et feston. — C'est à la suite de l'Exposition que M. Em. Bède a été nommé chevalier de l'ordre de Léopold, le 15 février t808.

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