‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 126 sur 351 · BOB · texte numérisé non relu

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secutus est , imô aliquando superavit (*). Celle fois deux concurrents se présentèrent, et la lutte fut aussi brillante qu’on pouvait l’espérer : tous deux furent couronnés ( * ), et l’on put prévoir dès lors à quel rang s'élèverait un jour M. Bormans parmi les philologues belges. Cependant il s'agissait pour lui, avant tout, de se créer une position moins ingrate que celle à laquelle il s était provisoirement résigné. Il obtint, en 1825, le titre de professeur de troisième au Collège de St-Trond ; successivement il passa en seconde et en rhétorique; en 1854, il était principal de l'établissement. La chaire de poésie et de rhétorique s’étant trouvée vacante cette année même à Hasselt, ainsi que la direction du collège, M. Bormans fut appelé à ces fondions. Mais l’attention du gouvernement était fixée sur lui : il entra dans l’enseignement supérieur, comme professeur extraordinaire à la Faculté des lettres de Gand, lors de la réorganisation des Universités de l’Etal. Son séjour en Flandre ne dépassa pas deux ans; mais il y noua des relations durables, et l'on peut dire que l influence du milieu où il vécut à Gand fut considérable, au point de vue de la direction de ses études ultérieures. Son goût prononcé pour la philologie germanique se développa, se fortifia graduellement , sans nuire à ses travaux sur les auteurs anciens. En 1837, M.

Bormans passa à l'Université de Liège, où il ne tarda pas à être promu à l’ordinanat. M. Bormansaété, avec MM. Borgnetet Burggraff, le principal promoteur de l’institution des cours normaux annexés à la Faculté des lettres. Lors de la translation de ces cours à l'Ecole normale des humanités, il resta chargé de l'enseignement du grec et du latin.

(* ) La question était ainsi posée : » Quuni » inter rccenliores poêlas latinos vel insi- » gniler otim, sive artc , sive dictions, sive » ulràque celebrari nunc vulgù ab indoctis » juxtà doctisque negligantur et coniemp nantur, quumque inter lyricos ilà cmineat > Sarbievius, ut crilici Horalium ab eo æqua- ■ tum lyricà poesi, nonnulli superaluni cen- » suerint : poslulatur commenlatio, in quà, » præraissâ de negleclæ neolalinæ poescos » causis, deque ejus sive justo , sive imme-

Quaud il demanda l’éméritat pour cause de santé, ses cours de philologie grecque et latine à l’Université furent partagés entre MM. Burggraff et Léon de Closset(v. ces noms). — M. Bormans a été secrétaire académique en 1852-55. Il a fait partie, sans interruption , du jury central créé par la loi du 27 septembre 1855, jusqu'à la suppression de cette institution. Chevalier de l’ordre de Léopold depuis longues années, il a été promu au grade d'officier par arrêté royal du 29 septembre 1864. Il est membre titulaire de l'Académie royale de Belgique depuis le 11 janvier 1817, et de la Commission royale d'histoire depuis que ce corps est constitué, il tait en outre partie de la Mantschappij voor Nedtrlandsche Letterkunde (de Leyde);de la Société De Tuai i.s gansch het Yolk ( de Gand ) ; de la Société Met Tyd en Ylyl (de Louvain), de la Société liégeoise de littérature wallonne, de l’Institut archéologique liégeois, etc. — Les travaux littéraires de M. Bormans sont considérables et d’une extrême importance au point de vue de la haute critique philologique. Nous en donnons la liste exacte et détaillée.

A. Ouvrages non publiés par T Académie royale de Belgique.

1“ Dissertation sur l'emploi du latin comme langue littéraire chez les modernes,de. (v. ci-dessus). Mémoire couronné (Ann. acad. Leod. 1822-25, in-4").

2° Notes in Beinardum vulpem , ex edit. Fr. Mone. Gand, 1855-36, 4 fascicules in-8u.

5° Prodromus auimadversionum ad Sext-Aurelii Propertii Elegiarum libros IV, et novæ simul editionis spécimen.

Lovanii, 1836, in-8°.

On peut juger par ce travail des services

p rilo contemtu dispulationc, in alterà parte, » quatenùs Sarbievius Horalium dictione cl » poclicâ facultale vel a*quavcrit , vel sape- > raverit, instituts, et universè, et carminum b aliquot comparalione, dijudicetur. b

(’j Le concurrent de M. Bormans était M. Corneit StarNuraan, de Sappemer , étudiant à l’Université d’ttrech. — Les deux Mémoires ont été publiés dans les Annalex de r Université de Liège, année 1822-1823, in-4».

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