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que M. Bormans aurait rendus à la philologie ancienne, si l'étude approfondie des monuments littéraires de son pays n'avait graduellement réclamé la meilleure part de son activité.
4° Verslag over de rerhandelingen ingckomen by het staetsbestueryan Belgiê, ten gevolge der faclkundiqe prgsvraeg voorgesteld by koninglyk besluit van dcn 6 september 1830. Garni, 1841, un vol. de 640 p. in-8°.
Ouvrage capital pour la langue flamande, qui lui doit d'avoir enfin pu fixer son orthographe d’une manière rationnelle et établir les règles de sa grammaire. Jusque là tout était anarchie ; l'arbitraire avait engendré l’absurde. Le livre de M. Bormans était écrit comme on n'avait pas encore su écrire de nos jours en flamand ; l'antique idiome national, purifié de tout alliage, retrouvait son cachet propre, sa régularité et son cachet original tout ensemble. L'auteur jouit désormais d'une autorité prépondérante auprès des connaisseurs; le Verslag peut être regardé, au point de vue philologique, comme le point de départ de la renaissance flamande.
5° Leven van sinte Christian de Wonderbare , m oud-dietsche rymen, naer een pnrkementen hs . uit de XI V* eeuw, met inleiding , aentekeningen en andere aenhangsels (met fac-similé)- Gand, 1850, in-8° et in-4° (LXXl p. d'introduelion, Ll feuillets de texte en earact. goth. et 591 p. de notes).
Les notes de cette importante publication, faite directement sur le manuscrit autographe de l'auteur , discutent et établissent toutes les principales règles de l'ancienne grammaire et de la métrique thioiscs. Cest un véritable répertoire grammatical et philologique.
6° Het leven van sinte Lutgardis.
Amsterdam, 1857, in-8".
Ce poème, d'environ 3,000 vers, est du même auteur que la Légende de S,e-Christine. L'édition qu’en a donnée M. Bormans est accompagnée, comme la précédente, de facsimilé, d'une introduction et de notes grammaticales, linguistiques cl esthétiques, mais moins développées.
7° Sinte Servatius legende van Heynrijk van Veldeken , publ. d’après un ms.
du XV* siècle, avec Introduction et notes. Maestricht, 1858, in-8 (goth.).
Autre publication d'un haut intérêt philologique et littéraire ( * ) — Van Veldeken est le plus ancien poète thiois connu dont il nous soit resté des écrits. II florissail vers 1170. Tous ses autres ouvrages ayant été refondus en haut-allemand, et son St-Servais étant resté perdu depuis 1462, l'Allemagne l'a revendiqué comme sien et l'a considéré comme le maître de ses Minnesinger , et comme le fondateur de sa langue et de sa versification. Cependant la présence d'un grand nombre de formes bas-allemandes, dans la poésie de Van Veldeken, a fait surgir des doutes sur sa nationalité. M. Bormans prouve péremptoirement qu’il était Limbourgeois , Lossain ; la découverte do son St-Servais thiois, dédié à une comtesse de Looz, suffirait à elle seule pour le démontrer. Veldeken nous appartient à tous les points de vue.
8° Lu Chanson de Itoncevaux. Fragments d’anciennes rédactions thioises , avec fac-similé , introduction et notes.
Bruxelles, Hayez, 1864, in-8°.
Les Commentaires de M. Bormans ont porté ombrage à M. Gaston Paris, qui ne pouvait laisser de côté, dans son Histoire poétique de Charlemagne , certaines questions traitées par le savant belge. Il parait avéré que, malgré la date inscrite au frontispice de ce livre, il n'a été mis en vente qu'après celui de M. Bormans.
9° Lettre à M. Ch. Grandgagnagcsur les éléments thiois de la langue wallonne. Liège, 1856, in-8° (Extr. du Bulletin de l'Institut archéologique liégeois).
Contient des observations piquantes, notamment en ce qui concerne les noms wallons des outils, presque tous d'origine thioisc.
1 0° Le jury d'examen organisé au point de vue désintérêts sociaux et scientifiques et simplifié dans son exécution (anonyme). Gand, 1849, in-8°-
L'auteur veut soustraire le jury à toute influence politique. 11 propose la création d'un Conseil supérieur d'instruction publique composé de neuf membres, représentant les diverses sciences qui font l'objet de l'enseignement universitaire. Le ministre ferait les premières nominations ; dans la suite , le Conseil pourvoirait lui-mème à son recrutement. Les conseillers seraient inamovibles.
( • ) Le travail de M. Bormans a paru d'a gigue de Maestricht (1857). bord dans les Annales de la Soc. mcliéolo-