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45° Mém. sur la réfraction. Liege, Dessain. 1816, in-8‘\ avec 1 pi. (Exlr.
du t. Il des Mém. rie la Soc. roij. ries sciences de Liège).
16° Communications 5 VAcad roy.
rie Belgique sur des questions de physique, notamment sur les travaux de M. Zenger concernant V action moléculaire des éléments chimiques (Bull.,, 2r série, t. VII, nu 8), l’inlluence de cette action sur la vitesse rie la lumière, etc. (Ibid., t. VIII, n" 9); Itapport sur la notice de M. Del bœuf (v. ce nom) intitulée : Détermination rationnelle ries nombres rie la gamme chromatique (Ibid., t. XXI. n” 5), etc.
c. Inventions et perfectionnements.
Nous ne pouvons songer h énumérer ici les instruments et appareils «le tout genre «pie M. Gloesener a conçus et exécutés le premier, non plus que ceux dont le perfectionnement lui est dû. La liste que nous avons sous les yeux , et qui ne comprend pas ceux qui ont ligure à l’Exposition universelle de Paris en 1867, ne s’étend pas à moins de 102 numéros. A côté des instruments destinés à rendre palpable la démonstration des théories du physicien (*), nous en trouvons d’autres d'une utilité pratique immédiate : galvanoplastie, production électrique du mouvement, application de l’électricité à la médecine, chronoseopes et horloges, télégraphes surtout (systèmes nouveaux ou perfectionnements de détail), rien n'est resté stationnaire, rien, dans ce domaine spécial, n’est resté indifférent à l'infatigable chercheur. Les lecteurs intéressés pourront compter ses écrits, ainsi que les descriptions qui accompagnent ses brevets i l 4 janvier et 5 juillet 1851, 28 avril 1855, 26 sept. 1856, 3 juillet 1858, 28 février 1862. 8 février 1864 et 8 mars 1867). Quant aux objets exposés en 1867 (ensemble 20 appareils), ils ont été sommairement décrits dans une notice intitulée : Appareils électriques de M. Gloesener, et distribuée aux visiteurs des merveilles du Champde-Mars(V. aussi les Comptes rendus de l’Exposition, cl. U et 12).
( ' ) Environ 70 instruments de physique ont été perfectionnés ou modifiés par M. Gloc-
lleimau (ChaRLKS-Ai'UISTE), lié à Liège le 1 1 avril 1708, a fait ses études humanitaires au Lycée impérial de cette ville. — Sorti de rhétorique avec un prix d’honneur, il alla passer une année à l’Ecole d»‘ droit de liruxelles, puis revint 5 Liège en 1817, lorsque l'Université fut instituée. Vers la tin de 1818, il prit la résolution de résider à Paris, où ses habitudes intellectuelles semblaient tout naturellement l’attirer. Les belles-lettres et la philosophie l’absorbaient alors presque tout entier ; d'autre part, jouissant de cette aurea meriiocritas si justement vantée par le poète, il se trouvait dans la meilleure condition que puisse sobhailer un homme qui tient 5 mener une vie simple, mais en même temps à choisir en toute liberté les objets de ses occupations. Il se mit donc à suivre assidûment les principaux cours qui jetèrent tant d'éclat sur les dernières années de la Kestauralion.
Il fréquenta le Collège de France et le Conservatoire des arts et métiers ; ce fut dans ce dernier établissement qu'il prit insensiblement du goût pour une science qui comptait alors peu d’adeptes et beaucoup de détracteurs : c’est désigner assez clairement, ce semble, l’économie politique. J. -H. Say avait été appelé par M. Decaze à la chaire d’économie itidustrielle , désignation alors moins mal sonnante à certaines oreilles.
Les leçons de ce mailre attiraient sur les bancs peu d'auditeurs (la plupart étrangers) ; M. Ilennau n'en apprécia pas moins la haute valeur ; il entrevoyait l'avenir de la science économique. C’est aux conseils de J. B. Say, dont il s’est toujours déclaré publiquement le disciple, que M. Ilennau n'a cesse d’attribuer l’accueil bienveillant qui a encouragé ses débuts dans la carrière universitaire
Le 16 décembre 1830, un arrêté du gouvernement provisoire l’attacha, en qualité de lecteur, à l'Université do Liège, et lui confia les cours d'histoire politique moderne, d’économie politique et de statistique. Il ne con-erva pas longtemps le premier, mais resta
sener pour les démonstrations «le ses cours. L'explication en sera prochainement publiée.
Il EN
titulaire de la chaire d’économie politique et d'économie industrielle jusqu'au 28 mai 1804. dale de l’arrêté royal qui l’a déclaré émérite. Nommé professeur extraordinaire lors de la réorganisation de 1835, il avait obtenu l’ordinariat en 1855.
C’est a partir de cette dernière date que la chaire d’économie politique, attachée pendant vingt ans a la Faculté de philosophie, a é:é considérée comme appartenant à la Faculté de droit (*).
L'économie industrielle proprement dite (celte désignation prise dans un sens plus spécial que ci-dessus) ne figure, d’autre pari, qu’au programme de l’enseignement des Ecoles des arts, des manufactures et des mines, annexées a la Faculté des sciences. M. Hennau en a été le eiéateur à Liège. Initié à la vie industrielle sur un grand théâtre avant d'être appelé aux fonctions professorales, il s'est trouvé dans d’excellentes conditions pour tracer le cadre de cette science, avant lui explorée et mal délimitée; il y est parvenu avec assez de précision et de bonheur, pour que ce cadre ait été maintenu jusqu’à ce jour sans modification dans le programme des Écoles (*)•
On doit à M. Hennau plusieurs publications plus importantes qu'éien-
(*) La chaire d'Insloil'e politique moderne appartient également a la Faculté de dioit ; ce n'est que pour mémoire, ou plutôt pour se conformer a la lettre de la loi. que cette matière est encore portée au programme des deux Facultés: en fait, M. le profit seur Jos. Macors (v. ce nom n'a pour élèves que les jeunes gens qui se préparent à l'examen de candidat endroit. Ni le réglement de 1 8 i G, ni la loi de 1835, ni la loi actuelle n'ont imposé aux élevés en philosophie l'étude de l'histoire moderne : il est permis de regretter cette lacune, au point de vue du doctoral en philosophie cl lettres. Quoi qu'il en soit, si l’enseignement dont il s'agit ne rentre point précisément, par sa nature, dans le domaine juridique (ce que la loi a voulu constaterdans son article 3), il ne serait pas juste que le professeur qui en est chargé fil partie d’une Faculté autre que celle qui lui fournit exclusivement ses auditeurs. Celle manière de voir a prévalu depuis 1835, en cequi concerne l'histoire politique moderne; elle devait logiquement prévaloir aussi pour l'écoi. mie po-
dues. En 1839, onze ans avant que M.
Michel Chevalier ne professât la même doctrine, dans son traité sur la Monnaie, il mit au jour quelques vues sur l'émission d'une nouvelle monnaie d'or en Belgique , travail qui, sérieusement discuté dans la presse périodique, contribua peut-être aux modifications introduites en 1850 dans le régime monétaire du pays. M. Hennau y soutenait la thèse de l’unification des monnaies, ci prenait ainsi l’initiative du système qui a prévalu au sein de la récente conférence monétaire internationale (v. le Rapport de M. de Parieu, du G juillet 1807). — Secrétaire de la Commission de statistique de la province de Liège pendant dix-sept ans, il a communiqué à ses collègues, entr’autres, des Recherches relatives aux causes locales de criminalité en Belgique.
Ce mémoire a été inséré, sur la proposition de MM. Ch. Faider et A. Visschers, dans le Bulletin de la Commission centrale de statistique (Documents publiés par le Ministère de l'intérieur, t. III, p. 185-209). C’est 1e premier travail rédigé au sein des Commissions provinciales qui ait é.é jugé digne de cette insertion.
Comme professeur, M. Hennau se soutint, nous l’avons dit, de son illus-
litique. Tant que l’ancien état de choses n'offrit pas d'inconvénients, celte question ne fut pas soulevée; mais un moment vint où les besoins du service et l’équité môme mirent le Gouvernement en demeure de la résoudre. I.a loi déterminant le nombre des professeurs de chaque Faculté, il arriva que la Faculté de philosophie se trouva au grand complet, et que néanmoins on se vit obligé de confier à des agrégés des cours de première importance. Ces aspirants avaient beau acquérir des titres à l avancemcnt: leur carrière se trouvait enrayée. Le gouvernement satisfit à des réclamations fondées, en transportant dans la Faculté de droit la chaire d'économie politique et en cessant de considérer le bibliothécaire du l'Université, d'ailleurs membre (de droit) de la Faculté de philosophie, comme complétant le nombre maximum des professeurs de cette Faculté.
( * ) Voir le programme détaille des Kcoles spéciales des arts et manufactures et des mines, publié par le Gouvernement le 25 septembre 1852, art. Economie industrielle.