‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 144 sur 351 · ACTUEL · texte numérisé non relu

ACTUEL

,\nnlnux (NlCOLAS-JOSENI-VlCTOR), O- )Kt, fils de N-G.-J.-A. Ansiaux (v.

ci-dessus), né à Liège le 9 mars 1802, commenta ses études moyennes au Lycée impérial de cette ville et les acheva sous la direction de M. Firmin Hogier, professeur particulier. Inscrit au rôle des étudiants de l’Universilé de Liège dès 1817-18, Tannée même de l'inslnllalion , il fut reçu docteur en médecine, en chirurgie et en accouchements en 1825; sa dissertation est intitulée :

De I ïstulà lacrymati (Leod. 1825). Il partit pour Paris au mois d'octobre de la même année, s’y attacha au docteur Houx, qui l’admit comme aide dans la pratique civile, et fut en même temps prévôt au cours de bandages et appareils du professeur Amussat. Eu 1821, une place de répétiteur au cours d’accouchements deMaygrier lui fut offerte; forcé de retourner à Liège, il ne put l’accepter. Au mois d’avril suivant, il entra comme adjoint à l’hôpital de Bavière, et aux Hospices des filles orphelines et des hommes incurables , en qualité de chef du service chirurgical.

Il ouvrit en octobre un cours de ban-.

dages et appareils et des maladies des os, et le continua chaque année jusqu'à sa nomination à l'Université ; il donna également, aux élèves de dernière année, des répétitions de pathologie chirurgicale et d’accouchements. Ses services universitaires datent du mois de mai 1828. Nommé lecteur à la Faculté de médecine, il figura au programme pour le cours de maladies des os, bandages et appareils, pour le cours d'accouchementset pour la clinique obstétricale. En 1851-1855, il dirigea en outre la clinique chirurgicale en remplacement de son père, décédé le 26 décembre 1851. En 1858, il obtint le titre de professeur extraordinaire , chargé des cours de médecine opératoire, bandages et appareils — et d’opthalmologie — théorie et clinique. En 1845, la pathologie chirurgicale fut ajoutée à ses attributions. Cinq ans après sa promotion â l’ordinariat (1844), celles-ci furent encore une fois changées. Il conserva jusqu’en I8G0 la clinique des maladies des yeux ; depuis 1819, il est resté définitivement chargé des cours de clinique chirurgicale, de ban-

ANS

dages et appareils, et de pathologie chirurgicale (matières générales). — M.

Ansiaux est chirurgien en chef de l'hôpital civil de Bavière depuis 1834, membre de la Commission médicale provinciale de Liège et membre du Comité provincial de surveillance pour les aliénés. Lors de la première apparition du choléra, il (Il partie du Comité de Salubrité institué pour le quartier du Sud ; le Conseil de Salubrilé publique de Liège le compte au nombre de ses fondateurs. Il est membre honoraire de l’Académie royale de médecine de Belgique, membre des Sociétés de médecine de Louvain, de Gand et de Toulouse, de la Société d’Emulation de Liège et de la Société des Sciences naturelles de Bruxelles. Indépendamment d’un grand nombre d’articles de fond ou de comptes rendus d’ouvrages scientifiques, disséminés dans les journaux de médecine de France et de Belgique,

( ' ) Le nom d'Ansiaux, comme celui de Sauveur, est cher à l'Université de Liège et parait appelé à figurer pendant de longues années encore sur ses programmes. Par décision ministérielle du 8 juillet 1867, M. le docteur Oscar Ansiaux, fils du professeur actuel de pathologie chirurgicale, a été autorisé à remplacer son père, pour la partie de ce cours qui comprend les maladies des os et des articulations, et pour le cours entier de bandages et appareils. — M. Oscar-Nicolas- Ambroise Ansiaux on pourrait dire Ansiaux IV) est né à Liège le 98 janvier 1834. Il a fait ses études au Collège communal et à l'Université de cette ville. Chef de clinique chirurgicale (nommé au concours) dès le 24 octobre 4857, il a été reçu le 9 août de l'année suivante, avec la plus grande distinction, docteur en médecine, en chirurgie et en accouchements. En 4858 et 4859, il a visité les grandes écoles de Paris et de Londres, ainsi que les Universités belges. A Paris notamment, il s'est livré d’une manière toute spéciale à l'étude de la médecine opératoire. Installé ensuite comme médecin A Liège, il n'a pas tardé A suivre les traditions de sa famille. Visant A l'enseignement, il s'est mis en mesure de subir, le2mai 4861, l'épreuve définitive du doctoral spécial en sciences chirurgicales; il est le premier qui, dans cette branche, ait obtenu ce diplôme A l'Université de Liège. Un arrêté ministériel du 48 août 4865 l'a autorisé à faire, dans la Faculté de médecine de Liège, un cours libre

on lui doit les publications suivantes ;

1° Traité des bandages et appareils (première édition. Liège, 1827, un vol.

in-8u; 2» édition, 4859).

2° Description des appareils amovoinamovibles (1842).

3" Notice sur les maladies observées à la Clinique ophthaimologique de l’Université de Liège (1848).

4° De l’influence de la position dans les maladies chirurgicales (4852).

5° Mémoire sur le seigle ergoté (On trouve une analyse de ce travail dans les Annales de la Société de médecine de Toulouse).

6° Clinique chirurgicale de l’hôpital civil de Liège, année 1854-1855 (ld.).

La promotion de M. Ansiaux au grade d'oflicier de Léopold a eu lieu le 5 novembre 1807, à l’occasion des fêtes du 50® anniversaire de l’Université (' ).

sur l'étude générale et approfondie du irai tement des fractures. Ce cours ne pouvait s'étendre au-delà de douze leçons ; il a été repris l'année suivante (1866-1867;, et le nombre des leçons a été porté A 18 ; la réussite de ce double essai a décidé le gouvernement A prendre l'arrêté du 3 juillet 1867. — M. Oscar Ansiaux a contribué, avec quelques confrères de la ville, A fonder 22 juillet 4864) la Société médico-chirurgicale de Liège ; il en a été secrétaire -adjoint de 1864 A 1863 ; depuis lors il en est secrétaire, et depuis la fondation de la Société, il fait partie du Comité de rédaction. — Le 28 octobre 4863, il a été nommé conseiller communal de la ville de Liège; son installation en cette qualité date du 8 janvier 4864. Le 4 août 1866, il a été appelé A faire partie du Comité de salubrité du Centre ; des Comités semblables, comme on sait, ont été institués dans chaque quartier de Liège, en 1866, pour combattre l’épidémie régnante et pour surveiller les maisons ouvrières : ils fonctionnent encore aujourd'hui. M. O. Ansiaux préside celui du Centre depuis le 7 août 1866. — Par arrêté royal du 25 septembre 1867, il a reçu la décoration civique de 2® classe. — Il a publié :

1° De la résection des articulations du membre inférieur. Liège, 4861, in-8» (Thèse pour l'obtention du doctoral spécial).

2° De l'emploi de la suture métallique en chirurgie, et principalement de son application A l'opération du bec-de-lièvre (Annales

itm-fcnc * (Charles - Jos. - Adolphe), 0. $r, né à Namur le 9germinal an XII (28 mars 1804). Il aborda Ips études latines au Lycée de Reims, les poursuivit à l'Athénée de Namur, et, au sortir de la rhélorique, se vit sous le coup d’un Consilium abeundi , qui faillit lui fermer les portes de l’.4/m« mater de Louvain. Cette mesure de rigueur avait été provoquée par un péché de jeunesse intitulé la Dewezade, poème tragi-comique , tiré à 52 exemplaires seulement ( 1 ), mais d’une audace à provoquer de violents orages, le héros choisi par l’auteur n’étant pas un moindre personnage que l'inspecteur-général des Collèges. L’année scolaire venait de s’achever ; le jeune satirique avait mérité, comme les années précédentes, plusieurs prix d’excellence ; on jugea à propos de les lui retirer , lors de la distribution solennelle des récompenses Une véritable émeute éclata dans le public : on alla jusqu’à prétendre que la sévérité de la condamnation avait pour cause principale le désir de certain père de famille influent, qui ambitionnait pour son fils un accessit. Pour faire admettre le coupable à l’Université de Louvain (1822), l’intervention du professeur Dumbcek vint très à propos.

M. Borgnet quitta Louvain en 1826, avec le titre de docteur en droit. A Namur , il retrouva d’anciens amis , engagés dans la politique de l’opposition; il se joignit à eux et prit part en 1829, pendant quelques mois, à la rédaction du Courrier de la Sambre, avec MM.

Brabant et Wautlet. Le 50 août 1850, il fut nommé membre de la Commission centrale de la garde bourgeoise de Namur. Dans celte ville, comme ailleurs, il avait fallu recourir à cette mesure pour venir en aide à l’administration communale, impuissante à maintenir l’ordre .

de la Société médico-chirurgicale de Licge,

3® Tumeur adénoïde de la voûte palatine (Ibid., mai 1862).

4° Hématocèle de la tunique vaginale Ibid , juillet 1862).

5° Kyste congénital du plancher de la bouche (Ibid., juillet 1862).

6° De l’acupressure , d'après Simpson (Ibid., mars et avril 1864).

Le 5 octobre suivant, M. Borgnet fit encore partie d’une Commission de secours chargée de provoquer des souscriptions pour procurer des secours aux habitants de Namur qui ont été victimes des événements mémorables du 1er de ce mois. Ce furent là les seuls épisodes politiques de la carrière du jeune avocat : rappelons seulement qu’en 1834, il prit part à la rédaction du Journal de Namur, avec ses collaborateurs de 1829. 11 était entré dans la magistrature l’année même de la révolution; sept ans après, il échangea son mandat de juge d’instruction près le tribunal de première instance de Namur, pour le titre de professeur extraordinaire à l’Université de Liège.

Il fut chargé d’enseigner l’histoire nationale et l’histoire politique du moyenâge. Rien n’a éléchangé depuis lorsdans ses attributions; il est à remarquer seulement que ses cours, de même que la littérature française, la logique et la morale, ont disparu, conformément à la loi qui régit actuellement l’enseignement supérieur, du programme des examens principaux de la candidature en philosophie et lettres, pour figurer parmi les matières dites à certificats. M. Borgnet, promu à l’ordinariat le 20 septembre 1841, a élé élevé à la dignité rectorale, pour 1848-49, par arrêté royal du 51 août 1848, et prorogé pour trois ans dans les mêmes fonctions, par un second arrêlé du 10 octobre 1849. Cette dernière date marque le point de départ du système en vigueur; en d’autres termes , c’est depuis lors que le rectorat triennal a élé substitué au rectoral annuel. — Indépendamment de ses cours universitaires, M. Borgnet a mission d’enseigner à l’Ecole normale (depuis la création de cet établissement) la méthodologie spéciale de l’histoire et de la géographie. Il fait en outre partie du

7° De l'anesthésie locale, d’après le procédé de B. Richardson (Ibid., mai 1866).

8° Divers articles de bibliographie, des revues critiques et un grand nombre de traductions de travaux anglais, dans le recueil prémentionné.

(') La Dewezade a été réimprimée plus tard il Mons, dans un volume intitulé : Poésies de Collège.

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jury d'admission aux Ecoles spéciales. Pour compléter la liste de scs services académiques, nous ajouterons qu’il a été nommé, le 29 décembre 1 8 li, membre du Conseil d'administration de la caisse des pensions des Universités, et que, le 7 décembre 1848, il a été adjoint à M.Paul Devaux et Derote, dans une Commission chargée de présenter un projet de loi sur renseignement supérieur.

Membre correspondant de l’Académie royale de Belgique depuis le 4 5 décembre 1856, il a été élevé au rang de titulaire le iOjanvicr 1810. Uu arrêté du 25 octobre 4 STiO l'a fait entrer dans la Commission royale d'histoire, où il a fait preuve d'une rare activité. I.’lnslitut archéologique liégeois (4 avril 1850), l’Académie royale de Séville (5 mai 1851), la Société littéraire, de Leyde (17 juin 1852), la Société historique d’Utrecht (15 janvier 1855), la Société libre d’Emulation de Liège (19 février 1854), la Société provinciale des Arts et des Sciences d'Utrecht (28 mars 1850) et l’Institut génevois (21 mars 1858) le comptent parmi leurs associés.

Le 51 juillet 1849, le Cercle artistique et littéraire de Bruxelles lui a décerné un diplôme d'honneur. — Il a été. deux fois, nommé membre du jury institué à l’occasion d’un concours ouvert par le.

Gouvernement , pour un livre de Lectures historiques belges ; le 20 décembre 1850, il a élé appelé à concourir aux travaux de la Commission chargée de présenter un projet dedécoraiion symboliquc pour le palais de Liège ; en vertu d'un arrêté du 28 février 1850, il a siégé au Concours quinquennal d'histoire nationale; il s'est acquitté enfin, la même année, d'une mission littéraire en Italie. conformément il un autre arrêté du 5 février. Chevalier de l’Ordre de Léopold depuis le 10 juin 1849, il a été nommé officier le 21 novembre

Les titres littéraires de M. Borgnct sont considérables. Nous mentionnerons d’abord les ouvrages qu'il a publiés en dehors de l’Académie ; ensuite, les communications qu'il a faites à celle Compagnie savante; enfin, les travaux qu’il a entrepris pour la Commission royale d'histoire-

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