‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 167 sur 351 · DEI · texte numérisé non relu

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treprend la démonstration. Voici la liste aussi complète que possible de ses ouvrages :

1° Texte d’un Album d'(%lende, illustré par M. Ghémar.

Considérez surtout, illustre» Seigneurie*.

Combien l'auteur jrnue, et c'est son premier pu-.

2° La langue et la littérature provençales, mémoire couronné au concours universitaire (Ann. des Universités de Belgique , 1844).

5° Hisloire des rois Francs. Bruxelles, 1847,2 vol. in-12° (Bibliothèque nationale, collection Jamar).

Imitation des Récits des temps mérovingiens d'Augustin Thierry.

4° L'armée et l’enseignement . Bruxelles, Decq, 1848, brochure in-8°.

L’auteur établit que le meilleur moyen de consolider la nationalité belge, c’est de répandre l'instruction dans le peuple, d'y consacrer des millions et, pour les obtenir , de réduire le budget de la guerre.

5° Le Sénat belge. Gand. Noste, 1849, brochure in-8".

Le Sénat peut devenir un péril en temps de crise, car il est constitué sur une base peu rationnelle. Dans une époque démocratique comme la nôtre, il est dangereux de donner le droit de veto à la richesse : c'est la désigifer à l'hostilité des classes inférieures. En faisant élire les représentants et les sénateurs par les mêmes électeurs, on viole la notion du système représentatif. Si, en effet, ces deux corps viennent à différer d'opinion, l'un des deux cesse de représenter ses commettants. La combinaison adoptée en Amériquo et en Hollande est bien mieux entendue que le système belge.

0° Différents articles (anonymes) dans la Flandre libérale (Gand, 1848- 49) : )u à propos des lettres de M Michel Chevalier sur l'organisation du travail; 2U sur le communisme (2 art.); 5" sur les expositions de tableaux de Gand et de Bruxelles ; 4° sur l'emploi de l’armée aux travaux publics (système du colonel Eenens) ; 5° sur la situation politique.

7° Différents articles de critique économique, religieuse et littéraire, publiés (de 1856 à 1859) dans la Libre recherche (revue fondée à Bruxelles par M. Pascal Duprat) et dans la Berne trimestrielle ; réunis depuis en un volume

intitulé : Questions contemporaines, Bruxelles et Paris, librairie internationale,

1865, in-12°).

Sujets traités : 1° la question religieuse dans les pays catholiques ; 2° de l’avenir du catholicisme, h propos du livre de MM.

Huet et bordas : Lu réforme catholique ; 3° Le parti catholique en Belgique; 4° Etude critique sur le livre de Proudhon : l.a Justice dans la Révolution et dans P Eglise; 5° Le communisme ; t>° Du progrès des peuples Anglo-Saxons ; 7" Les coulisses d'un grand règne ; 8° Le mouvement littéraire en France depuis 1830.

8“ Débats sur l'organisation de l'enseignement primaire dans les Chambres hollandaises. Gand , Yanderhaeghen , 1858, in-8".

9° L 'Enseignement obligatoire. Bruxelles, Dosez, 1859, broch, in-8".

Exposition des arguments qui militent en faveur de ce système.

10° La question de l’or. Gand, Hoste, 1860, broch. in-8°.

L'auteur se prononce contre la démonétisation de l’argent et s'efforce de montrer que la Belgique, ayant le même système monétaire que la France, doit aussi avoir la même monnaie. Il réclame donc le cours légal pour l’or.

11° Étude sur le livre de MM. Fisco et Vanderstraeten : Les taxes locales en Angleterre (Revue britannique, 1860, t. 2).

12° Étude sur les banques populaires en Allemagne (Ibid., 1861, 1. 1).

15° Étude sur la formation de l'épopée germanique (Revue germanique , 1861).

14° Les Niebelungen, traduction nouvelle, précédée d’une élude sur la formalion de l'épopée. Paris, Hachette, un vol. in-18° jésus (Bibliothèque variée), lrc édition,. 1861 ; 2e édition,

1866, avec la traduction des chants héroïques de l'Étlda ayant rapport aux Niebelungen. (Ici l’introduction est intitulée : Elude sur la formation de m épopées nationales).

Celle publication, importante en ce qu’elle a pleinement révélé aux lecteurs français des irésors littéraires dont les travaux de M. Ampère lui-même n'avaient pu leur donuer qu'une idée inexacte et incomplète, l'est encore au point de vue des grandes contro-

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verses franchement abordées dans l’introduction. M. de Laveleye discute à fond, cnlr'autres, l'opinion émise par Lachmann, sous l'influence des systèmes de Wolf, au sujet de la formation et de la rédaction définitive de l'épopée allemande, qu'il met ensuite en parallèle avec lecycle des traditions irlandaises. La presse d'Outre-Rhin et les journaux français (enlr'autrcs le Journal des débat * et la Rente de l'instruction publique ) ont accordé une attention sérieuse à son travail; on consultera surtout avec fruit, à propos de la deuxième édition, un article étendu et consciencieux de M. Albert Réville, publié dans la Repue des Deux-Mondes du 18 décembre 4866.

15° Les forces productives de ta Lombardie (Revue des Deux-Mondes, 1859).

16* Économie rurale de la Belgique (Ibid. 1800 et 1801 ; 4 articles). — V.

ci-après.

1 7° La crise religieuse au XIX' siècle (Ibid. 1805).

Cet article a été traduit en hollandais par M. Pirson.

18" L’Économie l'uvale de la Suisse (Ibid. 1805).

Les nn‘ 15 et 18 viennent d'ôlre réunis en un volume in-48. publié à Rruxelles (1869) sous le litre : La Lombardie et la Suisse (Etudes d'économie agricole .

19” Marina, souvenir de la vie des artisles à Home (Ibid. 1805).

Nouvelle.

20” L’Économie rurale dans les Pays- Bas (Ibid. 1805 et 1804).

Les articles mentionnés sous les n°* 18 et 20 ont été publiés séparément en deux volumes respectivement intitulés : L'Economie rurale de la Reltjique (Lacroix et Verbockhoven, 1868 et 1864, deux éditions^, et L'Economie rurale de la Nterlande, id. 1865, in-12. — Chacun de ces ouvrages a été l'objet d'un rapport de M. Léonce de Lavergne à l'Institut de France. Tous deux ont été traduits en flamand par M. Boone et publiés à Gand. — L'auteur décrit le caractère distinctif de chaque région agricole de la Belgique et de la Nécrlande, établit comment le travail accumulé de cinquante générations a transformé le territoire ingral des Ftaudrcs en une des contrées les plus fertiles de la terre,

(') Celte publication, dont il existe une traduction allemande, attira dès son apparition l'attention de la Commission d'enquête sur la circulation fiduciaire, créée à Paris en

étudie avec le même soin le Brabant, la Campine, la Hcsbaye, le Hainaul et l’Ardenne, pénètre jusque dans les coins les plus reculés de la NéerlaqjJe , discute les procédés en usage, résttrae'les progrès accomplis, et se livrant à des comparaisons fécondes avec l'agriculture anglaise, s'élève à des vues d'ensemble , aboutit enfin a des conclusions pratiques tirées des faits eux-mêmes et des enseignements de l'économie politique. (V. le Journal des économistes de septembre 1863, etc., et le Rapport de M. de Boe sur le concours quinquennal des sciences morales et politiques, 1866).

1865. l'n questionnaire fut adressé à l’auteur: sa réponse est insérée au tome V du compterendu de l'enquête.

24° Les partis en Belgique (Revue des Deux-Mondes, 4804).

22° Les crises commerciales et monétaires (Ibid. 4805; deux arlicles).

25° Le marché monétaire depuis cinquante ans. Paris, Guillaumin, 4805, in-8” {').

L'auteur s’attache h rechercher les causes des crises qui se sont périodiquement produites, depuis le commencement de ce siècle, dans la circulation fiduciaire et monétaire, u 11 indique les moyens qui seraient de nature, sinon à en empêcher le retour, du moins à les rendre plus rares et moins intenses dans leurs eflfels. Il ne croit pas qu elles aient pour origine l'excès de la production, une trop grande émission de billets de banque, une surabondance de capital, ou le brusque retrait des sommes déposées chez les banquiers. Les causes se trouvent, selon lui : 1° dans l'excès du crédit sous toutes ses formes et porté au point qu'il réduit, dans de trop fortes proportions, l'emploi de la monnaie métallique; 2° dans un commerce dont l’étendue nécessite de temps à autre l'exportation d'une grande quantité de numéraire qui, strictement limité aux besoins d’une circulation normale , devient rapidement insuffisant ; 3° enfin, dans la surabondance des opérations à terme , soit par achat de marchandises, soit par des souscriptions à des entreprises dont le capital n’est pas immédiatement exigible. — Tout en constatant que la circulation fiduciaire des billets de banque est minime en comparaison de la circulation fiduciaire générale, l'auteur recommande de larges approvisionnements métalliques dans les caisses des institutions de crédit, à l'aide desquels on puisse satisfaire, dans une juste mesure, aux demandes d'exportation. Il près-

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crit la hausse du taux de l'escompte en temps opportun, lorsque le change indique un drainage prolongé du numéraire. M. do Laveleye estime que la liberté des banques d'émission, loin de prévenir les crises monétaires, aggraverait celles qui viendraient à éclater. L'obligation pour les banques d'allouer un intérêt sur les dépôts qu’elles reçoivent n'cxcrccrait sur les perturbbtions.qu'une faible influence. La création des billets à rente portant un intérêt journalier serait des plus utiles, mais à un autre point de vue. Ils devraient être émis par l'Etat, et remplacer les titros de la dette flottante; iis seraient remboursables à échéances déterminées et recevables en payement des contributions. C’est le système des bons de l'échiquier, tel que M. Gladstone l'a établi en Angleterre. L'auteur traite une série d’autres questions, celle des billets de banque non remboursables, celle de l'augmentation du capital des banques privilégiées cl celle de l'emploi de ce capital. Il étudie enfin la charte de la banque d’Angleterre de 1844, et examine les attaques dont elle a été fréquemment l'objet et qui lui paraissent les unes injustes et les autres fondées. » (H. de Hoc, llapport précit'é). — L'ouvrage de M de Laveleye ayant été publié b l’étranger, a dit être mis hors concours en 18(jl>. — Nous croyons, par parenthèse, devoir releverune appréciation de l'honorable rapporteur, il résulte de l'ensemble des écrits de M. de Laveleye qu'il ne peut être rangé parmi les économistes « qui maintiennent rigoureusement l'économie politique dans les limites qu'elle se fixa à l'origine, et lui assignent exclusivement pour objet la production, ta disiribulion, la circulation et la consommation des richesses ».

2-1° Le Mont-Rose et les Alites pe tint nés (Bévue des Deux-Mondes, 1805).

25° L'enseignement du peuple au XIX * siècle (Ibid., 18G5 et 1806, quatre articles).

Élude comparative des systèmes d’instruction primaire en vigueur chez les principales nations civilisées, et appel b la dilfusion des lumières dans toutes les classes de la société, comme le plus sûr moyen de prévenir les crises morales. — Ces art. ont été traduits en hollandais et en suédois , et publiés sous forme do volume par les traducteurs.

2G” La monnaie internationale. Projel de convention monétaire (lbid.,\ 8G7).

27° L'Allemagne depuis la guerre de 186G (Ibid., 1807-1869; neuf articles).

1° Les agrandissements et les armées do la Prusse ; '2° Le sol de la Prusse et la constitution de la propriété ; 3“ Les progrès récents de l'agriculture en Prusse ; 4° Le mou-

vement unitaire germanique et la Confédération du Nord ; S° L'Autriche et sa constitution nouvelle; 6° La Hongrie, ses institutions et son avenir ; 7° Les nationalités en Hongrie et les Slaves du Sud (Yougo-Slaves ; 8°l)eak Fcroncz; 9° Le Concordat autrichien. — Il doit paraître un dixième article (sur la Bohême). Une traduction allemande de cet important travail , réuni en vol., est ch cours de publication.

28° Discours prononcé à la distribution des prix du concours universitaire et du concours général des établissements d’instruction moyenne , le 25 septembre 18G7.

Surl'intervention de l'Etal dans renseignement (indispensable en Belgique).

29° Élude de géographie économique, à propos du voyage de circumnavigation de la ft égale autrichienne la .Xovara et des relations publiées par M.

Von Scherzer (Revue des deux mondes, 15 janvier 1808).

50" Léopold 1 et la Belgique (Ibid., 15 janvier 1869).

A propos des ouvrages de MM. Hymans, Juste cl Thonissen sur le règne de Léopold I,r, l'auteur aborde la question de politique générale et fait voir combien l'indépendance des provinces belges est nécessaire b l'Euroi e.

51° Rapp. sur l'Exposition universelle de Paris. — Peinture, sculpture , gravure, dessin d'architecture et bronzes d’art. Paris, 1868, in-8°.

52° La question du grec cl la réforme de renseignement moyen. Bruxelles, A.

Lacroix etCi0, 18G9, in-8°.

Ce vol. reproduit les lettres échangées entre M. de Laveleye et M. F. Hcnnebert (llls), prof, b l’tlniv. de Gand. ainsi que divers articles de journaux relatifs b la polémique provoquée par quelques paroles prononcées par M. Pirraez, ministre de l’intérieur, au sein du Conseil de perfectionnement de renseignement moyen, b propos de finsignillance actuelle des éludes grecques dans les Athénées belges. M. de Laveleye réclame des méthodes plus rapides; si l’on n'en trouve pas, il souscrirait b la suppression du grec. M. Hcnnebert admet la nécessité d'une réforme, mais prend vigoureusement la défense de l'hellénisme — Ce débat a été porté devant la übambredes représentants, où il a rempli plusieurs séances ; on n'est pas arrivé b conclure ; mais il est probable que des modifications importantes seront np-

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portées au programme des Athénées, pour la prochaine année scolaire (1 869-10’.

55° Études et Essais. Paris, Hachette, 1869, in-12.

Ce volume réunit differents articles publics dans la Itcvue des deux Mondes et déjà indiqués plus haut. (La crise religieuse au XIXe siècle. — Les partis en Belgique. — Le voyage de la A ’ovara. — l'n roi constitutionnel : Léopold 1er. — Le Mont-Rose et les Alpes pennines. — Wierlz. — Marina).

neitiœur ( Joseph -Rf.mi-I^opoi.d), né à Liège le 1er octobre 1851, élève tlt» l'Athenée cl de l'Université de celle ville, subit avec la plus grande distinction, en 1855, l’examen de docteur en philosophie et lettres (*), et en 1858, avec distinction, l’examen de docteur en sciences physiques et mathématiques. Ayant droit à une bourse de voyage, il en profila pour aller passer quelques mois à l’Université de Bonn, où il s’attacha particulièrement il M.

Ucbenveg, aujourd’hui professeur de philosophie it l’Université de Kœnigsberg. Il entra dans l’enseignement public le 15 décembre 1860; un arrêté ministériel lui confia un cours de grec ii l’Kcole normale des humanités. Le titre de maître de conférences au même établissement lui fut conféré par arrêté royal du 25 mars 1865. La mort inopinée de M. Callier ayant laissé la chaire de philosophie vacante it l’Université de Gand, un arrêté royal du 5 décembre de la même année désigna M. Delhœuf pour remplacer le défunt, en qualité de professeur extraordinaire. Non seulement tous les cours de philosophie portés au programme de la candidature et du doctorat rentrèrent dans ses attributions, mais il eut encore il enseigner, à l'École normale des sciences, la psychologie et la logique. Une seconde circonstance imprévue, la perle douloureuse de Léon de Clossct (v. ce nom) le ramena dans sa ville natale et lui lit reprendre ses études philologiques. Depuis le 2 octobre 1866, il est chargé à l’Université de Liège de deux cours de latin (candidature et

( 1 ) Son diplôme constate que l'examen a été approfondi tout à la Cois sur les matières

doctorat en philosophie) et d’un cours de grec (doctorat). Un arrêté royal du 5 du même mois l'a en outre réinstallé il l’École normale des humanités, pour l'enseignement de la langue grecque ; enfin, un autre arrêté du 9 avril 1865) l’a élevé au rang de professeur ordinaire. — M. Delhœuf a débuté dans la carrière littéraire par quelques poésies (Revue trimestrielle , t. XIV, XVI et XIX); en 1857 et 1858, il a pris part à la rédaction des Annales de renseignement public, où il a traité, enlr'autres, la question du thème latin ; en 1861, il a fait paraître dans la Belgique contemporaine un travail assez étendu sur la moralité en littérature. Ses publications proprement scientifiques sont au nombre de cinq, savoir :

1° Prolégomènes philosophiques de la géométrie et solution des postulats , suivis d'une Dissertation sur les principes de la géométrie , par M. Ûeberweg.

Liège, Paris et Leipzig, 1860, in-8° (XXI et 508 p.).

2Ü Essai de logique scientifique. Prolégomènes, suivis d'une Élude sur la question du mouvement considérée dans ses rapports avec le principe de contradiction. Ibid., 1865, in-8u (XLIV et

5° Note sur certaines illusions d'optique. Essai d’une théorie psychophysique de la manière dont l’œil apprécie les distances et les angles ( Bull . de l’Ac. royale de Belgique,^ série, t. XIX, n» 2).

4° Seconde note sur de nouvelles illusions d'optique. Essai d’une théorie psychophysique sur la manière dont i’œil apprécie les grandeurs (Ibid., t. XX, n° 6).

5° Détermination rationnelle des nombres de la gamme chromatique (Ibid., t. XXI, n° 5).

Les deux premiers ouvrages, si différents par leur titre et par leur objet, ont cependant un fond commun : l'auteur ne croit pas 5 la certitude à priori, ni par conséquent à l’existence de proportions évidentes par elles-mêmes.

Selon lui, toute proposition peut et doit

philosophiques cl sur les matières philologiques.

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être démontrée- On va tour à tour du particulier au général et du général au particulier; le particulier étaie le général, et réciproquement le général sert à établir le particulier. La majeure d'un raisonnement n'est qu'une proposition hypothétique basée sur un nombre de faits plus ou moins grand, et dont l’évidence croit à mesure qu'elle est confirmée par des faits nouveaux.

L’expérience est donc le seul critérium de certitude, admis par M. Delbœuf:

l’homme croit souvent posséder la certitude absolue, soit; aux yeux de l'auteur, il n’y a là qu’un fait psychologique naturel et nécessaire. En vertu de ces prémisses, la géométrie est une science expérimentale aussi bien que la chimie et la physique. Il y a dans toute science une partie inductive et nne partie déductive; si la vérification par les faits tourne à l’honneur des principes, la science est constituée (sauf erreur) et le rôle de l'expérience devient de moins en moins important ou finit par s'annuler, p. ex. en mathématiques. Le même phénomène se produit, à divers degrés, en mécanique, en astronomie, en optique; au contraire, le reste de la physique, la chimie, les sciences biologiques, etc., en sont encore à chercher leurs principes et ne se composent jusqu’ici que de la partie expérimentale. Quant à la géométrie, les axiômes qu’on met ordinairement en tête des traités sontils les vrais principes de cette science? M. Delbœuf pense que non , et justifie cette négation par l’existence des postulats. Il énonce donc d'autres principes (l’espace est homogène (’j; le plan est une surface homogène ; la droite est une ligue homogène) et s'appuie sur eux pour résoudre les postulats. — Dans l'Esso* de loyique scientifique, l'auteur applique sa méthode critique d'une part à la logique, de l'autre à la mécanique. Les principes delà logique, dit-il, sont réels ou formels. Les premiers sont au nombre de trois: 1° On peut conclure de la représentation des phénomènes aux phénomènes eux-mêmes ; 2° on peut

poser comme identiques les résultats de l’abstraction des différences; 5° l’enchainemcnt logique des idées correspond ù l'enchaînement réel des choses. C.cs principes se déduisent du postulat de la raison, fl savoir que la certitude est possible (formule de I1 illusion essentielle ,du fait psychologique naturel et nécessaire dont il a été question plus haut). — Les principes formels sont le principe de contradiction et celui du tiers exclu, qui se complètent et se déterminent l’un l’autre. Appliquant ses idées à la mécanique, l'auteur étudie la noliuudti mouvement, et se demande si elle est compatible avecle principe de contradiction.

De déduction en déduction, il arrive fl renverser en partie l’ordre traditionnel des catégories et fl s’arrêter à celui-ci : espace, force, mouvement, temps, vitesse. Il considère la force comme l’équivalent (mécanique) de la position (géométrique) du point dans l'espace.

— Le mouvement est la mesure de la force — Le temps est l’unité de mouvement. — La vitesse est le rapport du mouvement au temps. — L’auteur prétend, avec ces principes, simplifier la mécanique sans nuire à la rigueur de la construction de cette science. — M. K.

A. de Reichlin- Meldegg s’est livré récemment à une discussion approfondie des théories de M. Delbœuf, dans le Journal de philosophie (Zeitschrift für Philosophie und philosopliische Kritik) de MM. J. -U. de Fichte, II. Elrici et J. -U. Wirlh, t. Ll. Halle, 1807, in-8°, p. 119-118.

En 1858, MM. Delbœuf et llanssens (ce dernier avocat à Liège et, depuis 1807, échevindc l’instruction publique) ont édité les œuvres de leur condisciple et ami Otto Duesberg, né de parents belges à Moselkern (prov. Rhénane), le 10 sept. 1855, et mort fl Graach, près de Herncastel.le 27 octobre 1857, l'année même où il comptait se faire recevoir docteur en philosophie. Duesberg avait pris part au concours universitaire ; la sévérité avec laquelle son mémoire fut écarté par le jury semble avoir porté un coup fatal à ce jeune

( • ) M. Delbœuf appelle homogéniiti ta propriété d'une chose dont les parties ont

les mêmes qualités que le tout et n'en différent que sous le rapport de la grandeur.

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homme, qui donnait les plus belles espérances. Il eût retrouvé sa confiance en lui-même s'il lui eût été donné de de connaître les jugements de la critique allemande sur son Exposé théorique de lu religion naturelle. I.e volume publié par MM. Delbœufel Haussons est précédé d'une lettre de M. A.

I.e Roy (v. ce nom) aux éditeurs; outre le Mémoire précité, il contient un Exposé critique (les doctrines de l'Ecole matérialiste contemporaine , le meilleur ouvrage de Duesbcrg, et quelques opuscules moins importants (voir les Annales de renseignement public et le Nécrologe liégeois pour 1857).

En 1808, M. Delbœufa publié, dans le Bulletin de la Société liégeoise de littérature wallonne (t. VIH, p. 58-200) une élude sur l'orthographe du dialecte liégeois : c’est le commentaire philologique détaillé d’une pièce couronnée (Li maie netir da Cola, comédie en deux actes, par M. Ch. Hannay).

Oc Hiivoyp (1 HÉODORE-JOS.-Jt'LES-

JosF.ru), né à Ath le 10 avril 1817, lit ses études humanitaires au Collège de celte ville, entra ensuite à l'Université de Liège, et en sortit docteur en droit le 4 octobre 1858. 11 avait subi avec distinction son examen de candidat en philosophie et lettres; il s’éle\a a la plus grande distinction dans toutes les épreuves ultérieures. Le brillant succès de son doctorat lui donnait droit à une bourse de voyage ; il en profila pour visiter quelques Universités étrangères, et prolongea pendant deux années entières (1839 et 1810) son séjour îi Paris, ù Heidelberg et à Berlin, dans le double but de se familiariser avec les méthodes et l’éloquence des grands maîtres, et d’autre part d’étendre et d'approfondir ses connaissances juridiques. Il se lit alors inscrire au tableau des avocats de la Cour d’appel de Bruxelles, et se livra jusqu’à la tin de 1815 à la pratique des affaires. La carrière de la magistrature s’ouvrit tout d’un coup devant lui : il s’y engagea d'autant plus résolûment, qu’elle lui paraissait plus favorable à ses goûts studieux que la vie active du barreau. Un arrêté royal du 18 novembre 1813 le nomma substitut du procureur du Roi

près le tribunal de première instance de Tournai. Il remplit ces fonctions jusqu’au 15 février 1850, date de sa nomination, en la même qualité, près le tribunal de Mous. Cependant le gouvernement avait reconnu depuis longtemps que les aptitudes et les qualités spéciales de M. de Savoyele prédestinaient à l’enseignement supérieur. Dès 1815 (arrêté royal du 25 octobre), M. Van de VVeyer, ministre de l’intérieur, l'avait porté sur la liste des agrégés de l’Université de Liège. Le moment arriva d’assigner à M. de Savoye sa véritable place lorsque M. Namur (v. ce nom), professeur de droit civil moderne à Liège, fut appelé à la Faculté de Gand. Malgré les chances d’avenir sur lesquelles le substitut de .Nions pouvait légitimement compter en suivant naturellement la route qu’il s’était tracée, il n'hésita pas un instant à se rendre au désir du ministre. En conséquence il reçut, par arrêté royal du 4 octobre 1850, le titre de professeur extraordinaire, chargé des cours de droit civil moderne et d’exposé des principes généraux du Code civil (v. l’art. Thiky).

Ce dernier cours, précédé d’une Introduction historique qui rentre dans les attributions de M. Jos. Macors (v.

ce nom), figure au programme de la candidature depuis la promulgation de la loi du 27 septembre 1855. Il est destiné à servir de préparation au cours complet de Droit civil, réservé au doctorat. On a pensé qu’il était bon d’exposer d’abord les choses d’une manière simple, sauf à les approfondir ensuite.

Conformément à cette idée rationnelle, les principes élémentaires du droit civil sont expliqués d'après leurs origines et présentés avec leurs applications directes, mais sans controverses. L'élude spéciale des textes n'appartient pas à ce cours ; mais, désireux de rendre l’usage du Code civil familier aux élèves, le professeur suit ordinairement l’ordre adopté par le législateur, et ne s'en écarte que lorsqu’il y est amené par les exigences de la méthode. — Les attributions de M. de Savoye n'ont point changé depuis; il a été promu à l’ordinariat le 24 septembre 1857. Il a été investi, en 1858-59, des fonctions de secrétaire académique.

l>o\vnl<|UO (G.-J. Gustave), né à Stavelot le 2 décembre 1827, quitta l'École moyenne de sa ville natale poulie Collège de Licge. où il conquit une palme au Concours général. Ses humanités terminées, il résolut d'étudier la médecine ; mais le succès de son examen de candidat en sciences fortifia son goût pour l'histoire naturelle, et les encouragements du professeur Ch.

Morrcn le portèrent à s’en occuper spécialement , en vue d’une carrière professorale. M. Dewalque prit part au Concours universitaire; son Mémoire sur la nature de l'a /fini té chimique fut couronné le 20 juillet 18*19. La botanique avait eu d’abord ses prédilections ; il iinit par s’attacher davantage à la minéralogie et à la géologie, cl il n’eut point à regretter cette inconstance.

Cependant il n’avait point renoncé A la médecine ; il subit avec éclat son troisième examen de docteur en 1853, et fut reçu l’année suivante docteur en sciences naturelles. M. Dewalque allait partir pour Paris, lorsque la réapparition subite du choléra lui inspira l’idée de semetlre à la disposition de la Commission des Hospices civils de Liège. Il rendit des services dans ces moments difliciles, comme médecin interne, tour à tour à l’hôpital provisoire de St -Julien et ii celui de St. -Thomas. Mais sa véritable mission était l’enseignement.

Il débuta le 5 mai 1850 au Collège communal de Liège, en qualité de professeur suppléant de physique et de chimie. Au printemps de 1852, il remit le pied à l’Université, comme préparateur du cours de M. Spring (physiologie humaine et comparée) ; à partir de 1855, il joignit à ces fondions, sur le conseil d'André Dumont, celles de conservateur des cabinets de minéralogie et de géologie, et de répétiteur de ces mêmes sciences aux Écoles spéciales. La mort inattendue de l’illustre géologue modifia tout d’un coup sa position . Il monta dans la chaire de Dumont ù titre d’intérimaire, et acquit en-

(4) Ce dernier cours lui fut cédé par M. do Koninck.

(*) Lu 9 janvier 1869, il a été nommé directeur de la classe des Sciences pour 1870.

fin un titre définitif au professorat en subissant le premier, à Liège, les épreuves du doctorat spécial (11 juillet 1857). Trois mois plus tard (24 sept.), il fut nommé professeur extraordinaire, chargé des cours de minéralogie, de géologie et de paléontologie ( 1 ) ; sa promotion 5 l'ordinariat date du 12 octobre 18G5. — Les travaux de M.

Dewalque lui ont valu l'affiliation à un grand nombre de sociétés savantes.

Il est correspondant de l’Académie royale de Belgique depuis le 1(> décembre 1851; cinq ans après, jour pour jour, il a été élevé au rang de membre titulaire (*). 11 fait partie de la Société royale des Sciences de Liège, de la Société des Sciences naturelles du Grand-Duché de Luxembourg, du Conseil de Salubrité publique de la province de Liège, de la Société linnéenne de Normandie, de la Société paléonlologiquc de Belgique, de la Société géologique de France (’); de la Société des sciences, etc. du Ilainaut ; du JSalurhislorischer Yerein des preussisrhen liheinlandes und Weslphalen ; enfin, de la Société Malacologique de Belgique. — Voici quelques renseignements sur ses recherches scientifiques et sur ses publications.

1" Mémoire en réponse à la question :

Exposer et discuter les théories émises sur les causes qui déterminent l’action chimique (couronné au Concours universitaire de 1848-49 ; inséré dans les Annales des Universités de Belgique , t. Vil, 1851).

2° Observations faites à Liège dans le but de rechercher les rapports qui peuvent exister entre le choléra et les éléments météorologiques (Mémoires de l’Acad.yl. XXV).

SI. Dewalque n'a communiqué à l'Academie que les résultats généraux de ses observations : au point de vue éliologique.rien n'a été publié ; faute de documents précis sur la marche de l'épidémie, il a fallu renoncer à terminer le travail.

3° Observations météorologiques et

(*) M. Dewalque a rempli les fonctions de secrétaire lors de la session tenue à Liège en 1862 (ses Hapports ont été insérés dans le t. XX du Lutletin de la Société;.

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observations sur les phénomènes périodiques des animaux et des plantes, faites A Stavelol «le 1819 â 1800 (Mém.

de r Acad., t. XXVI A XXXIII).

Ces documents, embrassant une période de onze années , sont les plus complets que nous possédions sur le climat de l'Ardcnnc ; l’auteur ferait chose utile en les résumant et en les rapprochant de la série smultanée de Bruxelles, point aujourd'hui bien connu par les longues recherches de M. yuclclet.

4° Quelques faits pour servir à l’étude des phénomènes périodiques des végétaux (Bull, de l'Acad ., t. XVIII, 2°, 105).

5° Notice sur un cas de développement tuberculeux de bourgeons aériens sur une pomme de terre (Ibid., t XIX, 5”, 352).

0° En collaboration avec M. Chapuis (aujourd'hui membre de l’Académie) :

Description des fossiles des terrains secondaires de la province de Luxembourg. Mémoire couronné par la classe des sciences de l’Académie (Mém. couronnés, t. XXX).

7” Note sur les divers étages de la partie inférieure du lias dans le Luxembourg et les contrées voisines (Bull, de l'Acad., annexe, 185G).

8” Note sur les divers étages qui constituent le lias moyen et le lias supérieur dans le Luxembourg , etc. , (Ibid., t. XXI, 2», 210).

Ces deux dernières communications, reproduites dans le Du U. de la Soc. Géologique de France (2® série, XI, 131 et î>ifi), donnèrent lieu à une controverse qui se termina à l’avantage de M. Dewalquc; les principaux résultats obtenus furent résumés on 1857 dans une nouvelle note intitulée :

9° Observations critiques sur l’âge des grés basiques du Luxembourg , avec une carte géologique des environs d’Arlon (Bull, de l'Acad.. 2e série, II, 213, et Bull, de la Société géolog. de France, 2e série, XV, 719).

10” Description du lias de la province de Luxembourg. Liège, 1857, in-8°.

Dissertation inaugurale pour le doctoral spécial.

1 1° Collaboraiion aux Annales de l'enseignement public (I85G). Articles signés G. I).

12° Id. A la Revue universelle des mines, publiées par M. de Cuyper.

Traductions ou analyses d’articles étrangers, sur la série tertiaire du nord de l'Allemagne, sur les minéraux artificiels pyrogénés, sur la formation des silicates anhydres par voie humide et sur le mélauaorphismo, sur les terrains paléozoïques des provinces rhénanes et de la Belgique (art. de Sir Murehison), etc., (t. Il, III, Vit, etc).

13° Note sur le fer oxydé octaédrique, dans le grès de Luxembourg (Bull, de l'Acad., 2® série, t. VII).

M° Ilapport sur un Mémoire relatif à des recherches sur l’action des forces moléculaires des éléments chimiques (Ibid.).

15° Sur la faune du grès de Martinsarl (Revue univ., t. IV).

1G° Examen de l’eau acidulé ferrugineuse de Blanchimont près de Slavelot (lb., t. V).

17“ Tableau synoptique de la Classification des terrains tertiaires du nord de l'Europe. Liège, 1859, une feuille in-plano.

18° Rapport au Conseil de Salubrité publique de la province sur réchauffement du sol des jardins du quartier Sl.-Jacques, à Liège, par une Commission composée de MM. Sehwann , Schmit et Dewalquc, rapporteur (Bull, admin. de Liège, 18G0 ; Rev. univ., t. VII).

19° Atlas de cristallographie, A l'usage des élèves du cours de minéralogie. Liège, Noblet, 18G0.

20° Sur la constitution du système eifélicn dans le bassin anlhraxifère du Comlro/. (Bull.acad., 2e série, XI).

21° Rapport sur une note de M. Malaise : sur l’âge des phyllades fossilifères de Grand-Manil (Ibid.).

22° Sur la non-existence du terrain houilicr A Menin (lb.).

23” Sur quelques fossiles éocènes de la Belgique (lb. XV).

21® Observations sur le terrain anthraxifère de la Belgique (lb).

25® Sur les fossiles siluriens de Grand-Manil, près de Gembloux (lb.).

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2G° Sur quelques points fossilifères ilu calcaire eifélien (Il>.).

27° Sur quelques fossiles trouvés dans le dépôt de transport de la Meuse et de ses affluents (lb., t. XVI).

28° Sur la distribution des eaux minérales en Belgique (Ib. , XVII).

29'* Sur le gisement de la chaux phosphatée en Belgique et sur la présence du mercure dans les minerais de zinc (Ib., XVIII).

50° Rapport sur l’eau minérale d'Ostendc (Ib.).

"»l° Notice sur le puits artésien d’Ostende (Bull, de la Soc. géol. de France, t. XX, p. 235).

32" Sur une nouvelle dent de Carcharodon trouvée dans le gravier de la Meuse (Bull. Acad., 2e série, l. XVIII).

33° Rapport sur deux Mémoires de coiicouis, relatifs it la constitution de l’acier (lb.).

31° Sur le bolide du 17 février 18G5 (Ib., t. XIX).

35° Trois rapports sur les travaux de M. Dupont concernant les fouilles de Furfooz (Ib-, t. XIX et XX).

(') Professeur h la Faculté des sciences de Lille.

(*) M. Malaise (Constantin II. -L.), né le 7 novembre 1834 à Liège, où son père était médecin homœopathe, ost sorti de f Université de cette ville le 12 avril 1858 avec lu litre de docteur en sciences naturelles. Attaché aux écoles spéciales des le 1 1 mai suivant, en qualité de répétiteur de minéralogie et de géologie, il y est resté jusqu'au 30 octobre 18GÛ , date de sa nomination h la chaire d'histoire naturelle de l’Institut agricole de l’Étal, à Gembloux. M. Malaise a été l’un des meilleurs élèves de Dumont : ses condisciples l'ont reconnu en lui conliant la mission de prononcer un discours sur la tombe du maiirc vénéré, cl en le déléguant pour faire partie de la Commission qui s'est occupée du monument érigé plus tard à sa mémoire. M. Malaise a été couronné en 1860 par la Société (l'Émulation de Liège, qui avait mis au concours (18. ‘>8 un Es posé des deenuterles paléontologiqucs faites en llrltjii/itc jusqu'à ce jour (Hem. de la Soc. d'Em.,i. I, aussi à part, Liège, Itcnard, 1800, in 8°. V. l'art. ScilMEttMNG); depuis lors, il s'est fait connaître par divers travaux scientillqucs,

36° Rapport sur un travail de MM.

Cornet et Briart, intitulé : sur la découverte, dans le llainaul, d'un calcaire grossier avec faune tertiaire, en dessous des sables rapportés par Dumont au système landènien (II)., t. XX).

57» Rapport sur la description minéralogique, géologique et paléontoloyique de la Meule de Bracquegities, par les mêmes (lb., t. XXI).

38° Rapport sur la description minéralogique et slraligraphique de l’étage inférieur du terrain crétacé du Hainaut, par les mêmes, (lb.).

39° Rapport sur la description des végétaux fossiles rencontrés par MM.

Briart et Cornet dans le terrain crétacé du Uainaut, par M. Coemans (lb.).

40® Rapport sur une note de M. Malaise intitulée : Sur les corps organisés fossiles trouvés dans le terrain ordonnais de Dumont (lb.).

41° Rapport sur un travail de MM.

Gosselel et Malaise : Observations sur le terrain silurien de l'Ardeune (lb., t. XXV, p. 411).

MM. Gosselet(') et Malaise (*) ont remis en question la classification du terrain ar

qui lui ont valu, en 1865, le titre de membre correspondant de l'Académie royale de Belgique. Il fait également partie de la Soc. des sciences, etc. du Uainaut (1862;, de la Commission de Statistique de la province de Numur (18G8), de I Institut géologique imp. d'Autriche (1869), etc. Scs éludes paléonlologiques sur le massif do Grand Manil (v. ci-dessus, n° 21 et 25), que M. Gosselet considère comme silurien, contrairement a l'opinion de Dumont, (v. les Itutt. de l’Acad., 2" série, t. XIII et XX), ont été justement remarquées, ainsi que ses observations sur les silex ouvrés de Spiennc (t. XXI et XXII), etc. Nous connaissons encore de M. Malaise un Programme détaillé du cours d’histoire naturelle fait a Gembloux- (Itrux., 1868, in -8°, diverses notes communiquées à l’Académie ( Bull., t. X, XVIII, XXI, XXIV, etc.), une Lecture sur l'utilité de t'élude de la botanique (aux soirées populaires de St- Jossc-ten-Noodc,1805); enlin, des Hapports sur des questions agricoles, insérés dans le Huit, de l'Institut de Gembloux). — M. Malaisea travaillé, avec M. Van Scberpeuzeel- Thim, au Catalogue des rochcset des produits minéraux du sol de lu Uclgiguc exposés à

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donnais proposée par Dumont (v. ce nom). Où Dumont admet tait sept étages, groupés en trois systèmes, nos observateurs en admettent onze. M. Dewalque résume ainsi leur opinion dans son />m/rome,p.305) : s Ils ont étudié la constitution des deux massifs de Rocroy et de Stavelot ; leurs recherches les ont amenés à considérer comme de pures hypothèses les faits sur lesquels Dumont s’est appuyé pour établir l'âge relatif îles diverses bandes de roches qu’on y rencontre. Ainsi, selon eux, les bandes dcvilliennes de Rimogne, de Kumay, de Grand- llaîlcux ne présentent nullement la disposition en série symétrique d'où Dumont concluait qu elles constituent des selles ou des bassins ; les voûtes que Dumont a cru voir, n’existent pas davantage; de sorte que nous n’avons aucune raison pour attribuer un âge plutôt qu’un autre aux bandes rcvinicnncs qui tes avoisinent. En ce cas, le plus simple est de considérer les superpositions apparentes comme, l'expression de la réalité. Quant nu système salmien.sa position a la périphérie du massif de Stavelot et le bassin qu'il forme à Rallier, en font l'étage le plus élevé ; seulement, les auteurs y réunissent des assises de phylladcs noirs avec peu de quarUile, que Dumont rangeait dans le revin en. — Dans cette hypothèse, on peut établir la succession suivante: schistes violets à colicule de Salm-Châleau; quarlzo-phyllades de la Lionne; quartziteset schistes noirs pyrilifères de Bogny et de Pont; quartzites et schistes blanc verdâtre de Deville et de Grand-Halleux ; quartzites et schistes noirs de Revin et des liaules- Fagucs ; quartzites cl ardoises de Fumay. — Quant à celte dernière assise , les auteurs hésitent, et préfèrent l'hypolhcse quelle représenterait le salmien supérieur. Enfin, la bandit revinienne que Dumont a figurée au nord de la bande devillicnno de Fumay, n’a pu être reconnue par les auteurs ; suivant eux, on ignore surquoi reposent les ardoises de Fumay.» — M. Dewalque fait voir, dans son Rapport , comment ses propres observations ne s'accordent pas avec celles de MM. Gosselel et Malaise, mais confirment la plus grande partie de celles de Dumont. Il n'admet pas non plus le dédoublement du poudingue de Fépin proposé par les deux auteurs, au zèle consciencieux desquels , au reste, il se plaît A rendre justice.

42“ Rapport sur un travail de.M. Van

Paris, en 1807, par le Gouvernement belge. Le jury de la dite Exposition lui a décerné une médaille de bronze pour sa Carie géologique agricole ou agronomique i le llelgiquc en 4 feuilles, à l’échelle de 1 : 200, OoO, actuellement sous presse. Le Rullciin de Fins-

lloren : Note sur quelques points de la géologie des environs de Tirlemont (Ib., t. XXV, p G 11).

43° Trois autres Rapports sur divers sujets (Ib., t. XXVI); il. au Conseil de salubrité de la prov. de Liège, à la Soc. des lettres, des sciences et des arts du Ilainaul, etc.

44° Abrégé de conchyliologie appliquée A la géologie. Liège, Carmanne, 1807, in-12, pl.

45° Prodrome d’une description géologique de la Belgique. Liège, Carmanne, 18G8, un vol. in- 8°.

IG” Plusieurs notices dans la Iliograpliie nationale. — Communications A diverses Sociétés savantes, etc.

En 1805 eut lieu ù Cologne une grande exposition internationale d’agriculture ; on voulut naturellement y faire place à la géologie. Le gouvernement belge ne paraissant pas disposé à faire les frais d’une exhibition semblable A celte qu’il avait envoyée A Londres, on eut recours A M. Dewalque. Celui-ci parvint A former deux grandes collections, l’une des roches constitutives denosdivers terrains, l’autre de tous les produits minéraux exploités en Belgique, sauf les minerais métalliques, qui n’y étaient pas admis. Appelé A l’honneur de faire partie du jury, il fut exclu du concours pour la première ; la seconde (l'exposition collective de nos exploitant) obtint une médaille d’or (il n’en fut décerné que trois). Cette collection a été offerte A l'Université de Liège, laquelle n’a pu jusqu’ici l’accepter, faute de locaux et de mobilier.

M. Dewalque a été chargé par le gouvernement de mettre en ordre les notes de Dumont et de compléter la description de la carte géologique de la Belgique dressée par son illustre maitre.

tilut fie Gcmbloux a donné, en 1868 (t. I), une juste idée de l'intérêt pratique que présente l'entreprise de M. Malaise (l’art, inséré dans ce recueil a aussi paru séparément : Carie géologique agricole, etc. Rrux., Mertens, 1868, lt» p. in-8°).

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* Dwclithnu vcru-Di-rj' (VlGTOR-

Aüguste-Ernest) , né à Dînant le 25 avril 1856, successivement élève du Collège de sa ville natale et de l'Athénée royal d’Anvers , a fréquenté ensuite les Universités de Bruxelles et de Liège, ainsi que l'Ecole spéciale des mécaniciens annexée à cette dernière.

De son séjour ù Bruxelles date son examen de candidat en sciences physiques et mathématiques ; comme étudiant de Liège, il a subi les épreuves du doctoral devant le jury combiné ; le jury de l’École, d’autre part, lui a conféré, en 1861 , le diplôme d’ingénieur civil mécanicien. Attaché à cet établissement dès le mois d’octobre de la même année, il y a été chargé d’abord des répétitions de mécanique appliquée et de physique industrielle; celles de mécanique élémentaire lui ont en outre été conliées en janvier 1862.

La mort de Brasseur (v. ce nom) ayant laissé vacants les cours de géométrie descriptive et de mécanique appliquée aux arts, des arrêtés ministériels du 5 septembre 1868 ont nommé titulaire du premier M. l’agrégé Schmil (v. ce nom), et du second M. Dwelshauvers-Dery.

Non seulement les succès obtenus par M. Dwelshauvers dans ses études, mais la valeur intrinsèque de ses premières publications lui ont servi de titres aux yeux du gouvernement. Depuis qu’il s’est voué à renseignement, il a déployé une activité multiple : en donnant çà et là des conférences publiques, il a témoigné de son dévouement il l’instruction des classes ouvrières ; en collaborant assidûment à divers recueils spéciaux, et enfin, en commençant la publication d’un traité sur la science dont il est aujourd’hui l’organe à l'Université , il s’est fait connaître comme spécialiste. Voici la liste de scs travaux imprimés :

(*) Nous marquons d’un astérisque les noms des fonctionnaires de l’Universilé dont la nomination est postérieure au 3 novembre 1867. A la rigueur , ils n’auraient pas dû prendre place dans notre galerie ; mais l’ünivorsité ayant eu le malheur de perdre plusieurs de scs professeurs depuis cette dalc, nous nous sommes dit que notre travail per-

1° Dans la Revue universelle de M.

Ch. de Cuyper :

a • I'iston d'égale résistance (1860).

b. Note sur une machine à mortaise (1860).

c. Bapport sur la partie mécanique de l'Exposition de Londres en 1862.

d. Bapport sur les machines motrices de l’Exposition de Paris en 1867.

<*. Boue hydraulique de Delncst (1868).

/‘. L’indicateur de "Walt et la distribution dans les machines ù vapeur.

g. Notes et traductions diverses.

2° Dans le Bulletin du Musée de l'industrie :

h. Le régulateur à gaz de M. Giroud (1868).

t. Les moteurs hydrauliques de Faivre et Loque pour la petite industrie (1868).

j. Sur le dynamographe de Ilollz (1868).

k. Gros tour en l'air , construit par MM. Fétu et Deliége.

5° Dans le Dimanche (journal populaire paraissant à Liège) :

/. Histoire de la machine à vapeur.

4" Manuel de mécanique appliquée.

Première partie : Cinématique. Paris et Liège, Baudry, 1866, un vol. in-8°, avec 12 planches.

5° Atlas d’un cours de mécanique appliquée (Liège, 1869).

FloPd ( Màthiel-Georges-Joseph) , , né «à Meisenheim, petite ville de l’ancien duché de Deux-Ponts (*), le 4 janvier 1802, commença ses études humanitaires au collège d’Arlon, d’où il passa successivement à l’Athénée de Luxembourg et au Lycée de Metz. 11 revint faire sa philosophie à Luxem-

drait de son intérêt d’actualité, si nous gardions un silence absolu sur ces nouveaux collègues.

(*)En 1802,1e territoire du Meisenheim faisait partie du département de la Sarre, il échut plus tard au landgrave de Hcssc-Hombourg ; il est prussien depuis les derniers événements.

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bourg, cl y eut mire autres pour professeurs frausch, Noël (v. ce nom), Stammer, etc., el pour condisciples Meyer et brasseur (v. ces noms), ses futurs collègues, avec qui dès lors il se lia d’amitié. Ils se retrouvèrent à Liège ( ' ), où M. Fiess arriva dès 1819, avec l’intention de se vouer à la carrière du barreau. Il se fit effectivement recevoir docteur en droit en 1821, après avoir soutenu une thèse De servilute luminum el ne luminibus u/pcialur, et pendant quelque temps il plaida

(') Meyer était absolument sans ressources, et n'avait pu obtenir une bourse d'études dès son entrée à l'Université. Scs compatriotes se cotisèrent pour lui faire une pension, que M. Fiess était chargé de lui payer régulièrement (v. l'art. Meyer).

(*) Selon M. Ferd. Henaux, la bibliothèque publique de la ville du Liège existait déjà en •1720. Le catalogue en fut imprimé pour la première fois onze ans plus tard, en 1731 (48 p., sans nom d'imprimeur); il en parut trois autres éditions dans le cours du XVIIIe siècle, en 1732, en 17-19 (80 p.), enfin en 1767 (106 p.), chez Plomleux. M. t‘. Narnur nous apprend qu'aussi loin qu'il a pu remonter, cette collection comprenait 729 volumes imprimés, dont 232 traitant de la théologie cl se rattachant aux matières ecclésiastiques, et 7 manuscrits , cnlr’aulrcs un Grégoire de Tours, dont l’auteur des Délices du pays de Liège (t. I, p. 231), a soin de faire mention, en rappelant le zèle des magistrats de la Cité, qui attachaient un grand prix à ce dépôt, l’un des trésors de leur bôlel-de-ville. (Les anciens cahiers de dépenses de la ville rapportent qu'une somme de 300 fl. était annuellement consacrée à l'achat de livres ; la commune pourvoyait également au traitement du bibliothécaire!. Le catalogue de 1767 comprend 3362 vol.; ce nombre était sans doute de beaucoup dépassé à l'époque de la première invasion française, lorsquo la Hégcnce fil transporter à Maastricht tous les livres el papiers qui se trouvaient à l’hûlel-dc- ville. Les documents administratifs furent dispersés en Hollande el en Allemagne : quant aux livres, ils restèrent entassés dans un bâtiment appartenant à l’État, et ne furent pas réclamés jusqu'à la seconde invasion. Quand la ville de Maestricht eut été reprise par les Français , les autorités liégeoises ne songèrent pas davantage à revendiquer leur propriété : les livres passèrent en France et l'on n’y songea plus jusqu'en 1804. FnRn on se souvint que le baron de Yillcnfagne avait été chargé de faire transporter les livres à

devant les tribunaux de Liège. Mais, avant même de quitter les bancs de l’Université, il s’était trouvé en présence de circonstances exceptionnelles qui devaient décider de son avenir et le détourner insensiblement de la pratique du droit. En 1817, les livres de la Bibliothèque publique de la ville de Liège avaient élé cédés à l’Univtrsité, et le conservateur Terwangne , ainsi que son second Janssens , avaient partagé le sort de la collection municipale (*). La place de bibliothécaire

Maestricht : ou l’interpella, on fil une enquête ; on apprit finalement que dans le dépôt général des bibliothèques de province, il ne se retrouvait plus rien de ce qui était venu de Liège. Tout avait été distribué çà el là. Cependant le ministre, reconnaissant la justice de la réclamation des Liégeois, donna ordre de puiser, dans le dépôt général, de quoi former le noyau d'une nouvelle bibliothèque. La ville de Liège obtint, comme dédommagement, des ouvrages tirés de plusieurs bibliothèques des ordres religieux de Paris, et de celle de Chantilly. A ce premier fonds , le gouvernement en adjoignit peu après un autre , provenant des anciens couvents du pays cl déposé jusque-là dans les cloîtres de S!Jean. Cependant les volumes de celle dernière catégorie n’échurent pas tous à la ville. Le décret du 23 ventôse an XII (14 mars), instituant un Séminaire dans chaque arrondissement métropolitain, et accordant une IDbliothèquc à chacun de ces établissements, cul pour conséquence un arrêté impérial, ordonnant le partage, entre le Séminaire de Liège et la ville ,- des livres d'abord affectés exclusivement à celte dernière. Il parait , dit M. Voisin (Documents pour servir à l'histoire des litbliuthcques de Lelgique, p. 1861, que ce partage se fit d'une manière bien singulière : les livres furent pour ainsi dire mesurés à la toise ou au pied cube, do sorte que le premier volume du manuscrit autographe de f Histoire ecclésiastique des Pays-ltas par Bcrtholet, p. ex., resta dans la Bibliothèque municipale, tandis que le second passa au Séminaire ; el ainsi d'une foule d'ouvrages. Le célèbre J. -N. Bas senge, rentré dans la vie privée après la révolution , fut conservateur de la Bibliothèque do la ville jusqu en 1811 ; mais il ne parait pas s'en être beaucoup occupé : nombre de volumes furent perdus pendant sa gestion; en 1812, il n'y avait pas encore d'inventaire. L'abbé J. -P. -J. Terwangne fut nommé bibliothécaire en 1812, après la mort de Dassongc : c'était un homme peu lettré, tout au moins

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en chef restait vacante ('); une Commission de trois membres (Denzinger , Fuss et Warnkœnig), nommée par les curateurs de l’Université (1818), avait mission de procéder au triage des livres et de pourvoir aux premiers soins d’organisation. Un premier fonds de 18,000 florins P. -H. devait servir aux acquisitions les plus indispensables, au point de vue des besoins de l’enseignement. Le Sénat académique se composait de 18 professeurs : chacun disposait de mille florins ; chacun achetait h sa guise. De là des désordres inévitables, des doubles emplois, etc. — Les choses allèrent ainsi jusqu’aux vacances de Pâques (1820) :

enfin la Commission reconnut que son premier devoir était de procéder au plus tôt à la rédaction d’un double catalogue, alphabétique et méthodique, conformément aux prescriptions de l’art. 115 du règlement de 1816 sur l’enseignement supérieur. On fit appel aux étudiants: Meyer fut chargé de relever la liste des ouvrages relatifs aux sciences mathématiques ; un élève en médecine se chargea des livres de son domaine; M. Fiess catalogua les livres de droit (*). Sur ces entrefaites, Warnkœnig fut nommé bibliothécaire en chef (21 juin 1821), avec Terwangne en sous-ordre. Pestaient les belleslettres et la théologie, pour lesquelles personne ne s’était présenté. Quand M. Fiess eut terminé sa tâche, vers la fin de 1821, on le pria de combler cette lacune; Warnkœnig avait eu d’ailleurs, dans le cours de la 'même année, une nouvelle occasion d’appré-

un bibliographe médiocre, comme le prouve son Catalogue, publié en 1813. On y tro*uve les litres de 3866 ouvrages, classés par format : « La bibliothèque, ajoute le digne abbé, possède en outre plus de deux cents manuscrits relatifs à divers genres, tant en vélin et parchemin qu'en papier; ils seront tous placés sous les mains des lecteurs, qui pourront les feuilleter ; ainsi que plusieurs liasses de différents formats. » La Bibliothèque resta stationnaire jusqu’à la création de l'Université de Liège il*. Namur, Hist. de* biblioth. publ. de la Belgique, t. III, p. 12- 31'. — Lorsqu'elle fut cédée à cet établissement, elle comptait 7000 volumes.

( 1 ) Terwangne était adjoint à la Commis-

cier l’aptitude de son jeune auxiliaire : ils s’étaient rendus ensemble à Opitter, près Maeseyck, pour y recevoir les livres de l’abbaye d’Everbodcn, donnés à la Bibliothèque de Liège, et en dresser l’inventaire. Les collaborateurs de M. Fiess avaient dû renoncer à leur besogne; Terwangne faisait peu de chose ; le bibliothécaire en chef ne s’inquiétait que des acquisitions (*) :

bref, l'exécution de l'art. 115 du règlement organique allait incomber à un seul homme. M. Fiess accepta courageusement ce lourd fardeau, et dès ce moment le travail devint uniforme et beaucoup plus rapide. Un système bibliographique régulier fut adopté pour le classement par ordre de matières; il fut tenu compte, d’ailleurs, de la différence des formats (in-folio, in-4°, in-8" et minori forma). Les grands in-folio occupèrent de grandes armoires, placées dans la salle du centre- Le timbre universitaire fut apposé au verso du titre de chaque volume; des chiffres d’ordre (division et subdivision) furent inscrits également dans chaque volume, à la fin, au bas de la feuille de garde. L’inventaire commencé par Terwangne d’après les prescriptions de Warnkœnig fut continué par M. Fiess, après la mort du sous-bibliothécaire, à dater du 28 décembre 1822. Les catalogues généraux de la Bibliothèque, entièrement (sauf les premières pages de l’inventaire) de la main de M- Fiess et tenus constamment au courant, avec un soin et une exactitude au-dessus de tout éloge, sont au nombre de quatre, savoir :

sion avec la qualité de sous-bibliothécaire ; Jansscns avait lo titre d'aidc-hibliolhécaire.

( * ) Ce fut Meyer qui le signala à l'attention de Warnkœnig, comme ayant déjà l'cxpérienco du classement des livres. Etant encore à Luxembourg, M. Fiess avait cfl'eclivcmcnl fondé uno espèce de circulai ing lihrary, à l’usage de ses condisciples de l’Athénée.

( * ) f.e seul acte important de sa gestion est la rédaction d’un Higlement pour le xertice de la Bibliothèque , adopté par le Collège des curateurs le 17 octobre 1821. Ce réglement fut remplacé, le 14 octobre 1837, par une disposition ministérielle applicable aux deux Universités de l'Ètat , conformément à la loi du 1835.

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!° L'Inventaire, journal ou catalogue des acquisitions et des dons faits à la Bibliothèque, indiquant les dates- de l’entrée de chaque ouvrage ;

2° Le Catalogue alphabétique par noms d’auteurs, en feuilles détachées (dans des cartons grand in-4°), placé dans le salon de lecture ;

5° Le Catalogue de placement , par ordre de matières, in-folio (les livres étant inscrits à mesure qu’ils arrivent, l’ordre de ce catalogue ne peut être rigoureusement scienlilique dans les menus détails);

■4“ Enlin, le Catalogue sur bulletins classés méthodiquement et scientifiquement, comprenant les titres exacts, non-seulement de tous les livres, mais de toutes les dissertations et brochures, dont la bibliothèque de Liège possède une très-riche collection. Le catalogue, œuvre considérable et digne de toute attention, a été rédigé après les autres, d’après un système nouveau et parfaitement logique : il est renfermé dans des cartons grand in- 8" et placé dans le cabinet du bibliothécaire en chef, avec l’inventaire et le catalogue de placement. Le premier bulletin de chaque carton, en papier rose, contient la table générale du contenu du carton ; viennent ensuite des bulletins jaunes indiquant les subdivisions, et enfin des bulletins blancs, un pour chaque ouvrage.

Nommé premier-aide bibliothécaire le 29 mars 1825, par arrêté ministériel (signé Falck), conformément au vœu exprimé par le Collège des curateurs, M. Fiess s’occupa d'abord de la réception des livres acquis, comme il a été

( 1 ) Depuis commissaire de police en chef de lu ville de Liège, aujourd'hui en retraite.

(*) » y a aussi un aide-bibliothécaire. — M. Grandjean (Mathieu), né à Liège le 30 octobre ISIS, a fait de brillantes études à l'L'nivcrsitdde Liège, d'où il est sorti docteur en philosophie et lettres au mois de mai 1843. Il aurait pu se distinguer dans la carrière de l’enseignement; il a fait ses preuves au Collège de Liège, en 1 8 49, comme professeur suppléant. Il est resté fidèle à la Bibliothèque, où, de même que M. Fiess, il est entré étant encore étudiant. On doit a ,M. Grandjean la rédaction de plusieurs catalogues plus ou moins importants, ceux de la

dit ci-dessus, par les 18 professeurs de l'Université. Quand tout fut en ordre, il s’occupa sans retard du classement, et son zèle soutenu ne larda pas à donner à la Bibliothèque une utilité croissante, 'NVarnkœnig donna sa démission de bibliothécaire en chef en 1825 et fut remplacé par M. Fiess, qui depuis -il ans est resté à son poste, ne passant pas un jour sans travailler il l'accroissement et à l’amélioration du dépôt confié à ses soins.

II a eu successivement pour aides Barbier, jusqu'en 1827 ; M. Kirsch ('), jusqu’en 1851; M. Ilenncquin, de 1855 à 1855; M. P. Narnur (en qualité de second bibliothécaire), jusqu’en 1858; M. Counc, et enfin M. Grandjean, sousbibliothécairc depuis 1859 (’).

La bibliothèque de l’Université de Liège ne possède que des ressources minimes : le subside annuel dont elle jouit actuellement pour acquisitions de livres, abonnements aux recueils périodiques, reliures et frais accessoires de touteespèce,ne s’élève pas à plus de 10,500 fr. Les étrangers qui la visitent ont peine a se figurer comment il a été possible, avec si peu de moyens, de former une telle collection. Il est vrai que des dons précieux et considérables ont contribué çà et là à l’enrichir. Mais la ville de Liège, jusqu'à ees dernières années, y est restée indifférente et n’a cessé de l’être qu’à un point de vue tout spécial. En vain M. Fiess fit remarquer, il y a plus de vingt ans, qu’on éviterait tout double emploi et qu'on rendrait d’éminents services aux études générales, si la ville conseillait à déposer à l’Université les fonds de bibliothèque

bibliothèque populaire de liognout (18G2), dont il est le fondateur, et qui est la première de ce genre instituée en Belgique ; de la bibl. de la Soc. d'Émulalion de Liège ; de la bibl. populaire de cette ville; de la bibl. de M. le comte de Mcrcy-Argcntean (au château d'Argenteau), etc. — M. Grandjean , élève de Burggraff, s'est beaucoup occupé de philologie sémitique et en général d'études grammaticales. Le Bulletin rie la Société wallonne de Liège (t. IV, p. 89) contient un rapport sur une Grammaire du patois liégeois, rédigé par lui en qualité de juge d'un concours.

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pour lesquels elle s’imposait régulièrement des sacrifices : nous voulons parler des livres à l’usage des élèves de l’Académie des beaux-arts et de l’Ecole industrielle. L’administration lui opposa une lin de non-recevoir ;ce fut seulement après 1 SGI que M.V. Ilcnaux, devenu échcvin de l’instruction publique, fit voter i,0D0 frs. pour l’achat de Leodieusia, qui devaient, bien entendu, rester la propriété de la ville. Deux cents francs furent en outre alloués pour médailles et monnaies liégeoises et deux cents francs pour gravures liégeoises. Des subsides extraordinaires permirent aussi l’acquisition de quelques livres ou manuscrits d’un haut intérêt pour l'histoire du pays, aux ventes DcJonghe et Lavalleye.

M. Fiessa obtenu, en 1841, le titre de professeur extraordinaire à l’Université. Il fait partie de la Faculté de philosophie et des lettres. Depuis 1.827, il est régulièrement élu, par le corps professoral, receveur académique. Avant cette époque, il était d’usage que les professeurs lissent personnellement la recette de leurs honoraires ( mintrval ); dans la Faculté de droit seulement, Warnkœnig avait réussi, dés 1825- 1824, à faire nommer un délégué, M.

Fiess. Celle mesure, toute facultative jusqu’en 1855, fut généralisée en 1827 par l’initiative de toutes les Facultés.

En 1818, lors du renouvellement complet du Conseil communal de Liège, les électeurs envoyèrent M. Fiess à rilôtel-de-Ville. Il accepta volontiers un mandat qui devait lui permettre de travailler efficacement à la réalisation d'un projet dont sa propre cxpérienee.eomme père de famille, lui avait démontré l’importance. A cette époque, il n'existait à Liège que des écoles communales gratuites, en fait exclusivement fréquentées par les enfants pauvres : l’instruction des enfants de la classe aisée était complètement abandonnée à la spéculation. Les idées les plus simples et les plus fécondes sont lentes à mûrir. Ici encore M. Fiess fut déçu dans ses espérances. Dès la première séance à la-

(*) Dirigée par M. Jaminet.

(*) Il s'agit de l'école des filles, rue Dasse-Wez, et de l'école dite de ('fève coeur

quelle il assista, il réclama formellement la création d’une école payante : un seul membre de l'assemblée, M. le bourgmestre Piercot. appuya sa proposition.

Huit ans s’écoulèrent sans que la question fit un pas ; enfin , lorsque M . Closset devint le chef du Collège, M. Fiess fut instamment invité par le nouveau magistrat it entrer dans ce corps, en qualité d’échevin de l’instruction publique.

Il accepta, mais sous la condition expresse que le Collège ferait tous ses efforts pour amener la création d 'écoles payantes pour les deux sexes. Cette fois il fut au comble de ses vœux : l'Institut Sl-Jean , excellente école modèle (' ),ne tarda pas il ouvrir ses portes aux jeunes garçons ; deux ans plus tard fut installé l'Institut communal des filles , dans la maison primitivement occupée par le premier établissement, qui fut transféré place Saint-Jean, d’où son nom actuel.

— Il était devenu nécessaire, d’autre part.de multiplier les écoles gratuites:

le faubourg S,c-Walburge, séparé de la ville, en était, enlr’autres, absolument dépourvu. .M. Fiess le dota de deux écoles, l’une pour les garçons, l’autre pour les filles. Il créa également une école des filles rue Grétry, et lit décréter l’établissement de deux autres, qui ne purent être ouvertes qu’après 1801 , époque où il quitta l'échevinat (*). — Ce fut encore sur l’initiative de M. Fiess que le Conseil communal nomma un inspecteur général des écoles primaires de la ville. Non content d’avoir assuré par là l'uniformité des méthodes et la haute surveillance d’études, il voulut connaître de près, par lui-même, le personnel enseignant. Pendant trois ans, il s’imposa la tâche de visiter quotidiennement l’une ou l’autre école communale ; nous n’avons pas besoin d’insister sur les résultats d’une telle sollicitude. — A l’échevinat de M. Fiess se rattache encore le transfert de l’Ecole industrielle au local de l’École communale des Croisiers, et l’installation du Musée des beaux-arts à la Halle des drapiers ( *). Enfin, il poussa le premier à la reconstruction du Théâtre royal,

(quartier du nord).

(*) Précédemment occupée par l’École industrielle.

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