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qui n’élait plus en rapport avec les besoins de la population. Son insistance à ce sujet ne trouva d’abord que des contradicteurs; il persista et obtint, non sans peine, que M. Rémont, architecte de la ville, serait chargé de se livrer aux études nécessaires et d’élaborer un projet. Plus lard l'idée lit son chemin ; un concours fut ouvert entre les hommes de l’art; M. Kémont l’emporta et la ville fut enfin dotée d'une vaste et magnifique salle, dont elle est justement fière aujourd’hui.
La rédaction des catalogues de la Bibliothèque de l'Universile a réclamé de longues années de travail : on ne saurait s'étonner que d’une chose, c’est que ce travail immense ait pu être accompli par les soins d’un seul homme, et avant qu’il fût parvenu au milieu de sa carrière. Tout était achevé et prêt à paraître il y a plus d'un quart de siècle; il est éminemment regrettable que le manque de fonds ail empêche le gouvernement de donner suite au projet arrêté, de publier intégralement ce précieux recueil d'indications encyclopédiques. C’eût été là, sans contredit, un service de premier ordre rendu, non pas seulement à l’Université, mais à la science elle-même. Deux volumes seulement ont vu le jour, et l’un des deux est i-esté inachevé. — M. Fiessa publié :
\“De servit ule luminum et ne luminibus officiatur (Thèse inaugurale). Liège, 4824, in- 4°.
2® Annuaire de l' Université de Liège.
Liège, 1830, in-42\
Nous avons puisé de nombreux renseignements dans ce petit volume, rédigé avec un soin extrême, en collaboration avec Courtois (v. ce nom).
5° Catalogue des manuscrits de l'Université de Liège. Liège, LUI, in-8°, avec 3 pl., dont l’une représente la couverture (ivoire et émail) du précieux évangéliaire tic l’évêque Notger, découvert par M Fiess et donné à l’Université sur ses instances. — Dix feuilles seulement du Catalogue des Manuscrits ont été imprimées ; M. Fiess prépare une nouvelle édition complète de eel ouvrage.
4" Catalogue de la Bibliothèque de
l'Université de Liège. Tome XL Médecine. Liège, 1844, un fort vol. in-8° ü 2 col.
C’est la reproduction du Catalogue méthodique mentionné ci-dessus (n° 4, col. 8*i.’l).
5° Note d’où il résulte que Hasselt (Limbourg) et le pays de Liège doivent renoncer à l’honneur d’avoir possédé une imprimerie au XVe siècle (Messager des Sciences, etc., de Garni, 1833, p.
M. Fiess établit que Peter Van Os imprimait à Hasselt en Hollande(diocèsed’Ulrecbl).
0° Alexandre, 01e évêque de Liège (1 164-1 167). Même recueil, 1837, p. 39.
Notice sur une lettre de ltenaud de Cologne, relative au combat qui cul pour résultat l’entrée de Frédéric Barberousso à Home.
M. Fiess est chevalier de l’Ordre de Léopold. Il fait partie de plusieurs Compagnies savantes : de la Société historique et archéologique du Grandduché de Luxembourg, de celle d’Arlon, de la Société historique et littéraire de Bois-le-Duc ; il est membre honoraire de la Société géologique de Vienne et de l'Institut archéologique liégeois; il a été, de 1828 à 1830, membre du Comité des lettres de la Société d’Éniulation de la même ville; enfin , il est un des fondateurs (et le président depuis l'origine) de la Société des bibliophiles liégeois, aux travaux de laquelle il n’a cessé de prendre une part très-active.
voMton (Nicot.AS-GisBEnT) , né à Hannut le 29 novembre 1811, aborda les éludes médicales à l'Université de Liège après avoir achevé ses humanités au collège de S'-Trond. Il atteignit le premier grade dans ses examens de candidat en sciences et en médecine, et fut reçu docteur avec grande, distinction en 1830 «levant le jury centrai, assemblé pour la première fois.il se rendit alors à Paris, où il suivit assidûment, jusqu’à la fin de 1837, les leçons de Bouillaud, de Broussais el de Cliomel ; rentré à Liège, il partagea son temps entre les soins de la prali(|uc civile cl l’élude de la physiologie, qui avait toujours eu pour lui beaucoup d’attrait. Fil 1845, M. Van «le YYeyer l'attacha à l’Univcr-