‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 173 sur 351 · LAC · texte numérisé non relu

LAC

Thoux, ministre de l’intérieur, chargea entr'autres M. Vilain XIIII, ambassadeur à Home, de chercher des professeurs pour 1 *s Universités de l’Etat (’). A Liège, il s'agissait notamment de développer et de fortifier l’enseignement des sciences naturelles (v. l’art. Gaede). M. Vilain XI III eut l’occasion de s’en ouvrir au P. Laeordaire , qui signala son frère à l’attention de l’envoyé belge. C’est ainsi que M. Jean-Théodore Lacordaire est entré à l’Université de Liège, le 51 décembre 1855, avec le titre de professeur extraordinaire, charge du cours de zoologie. A peine installé , il eut à résister aux instances de l’amiral Dumont-d’Urville , qui voulait à tout prix l’emmener comme naturaliste, dans son voyage d’exploration au pôle sud. M. Laeordaire ne se laissa pas convaincre : il avait un grand ouvrage en projet ; le temps était venu de mettre la main à l’œuvre. Ici commence une nouvelle période de sa vie, désormais tout entière consacrée à l’enseignement et à la science. En 1857, après la mort de Fohmann (v. ce nom), il fut chargé, tout en conservant ses premières attributions, du cours d’anatomie comparée, porté tout à la fois au programme du doctorat en sciences naturelles et au programme de la candidature en médecine (*); il en est encore aujourd’hui titulaire. Sa promotion à l’ordinariat date du 3 septembre 1858. Lorsque l’Université eut le malheur de perdre André Dumont (v.ce nom), M. Laeordaire eut mission de remplacer le recteur décédé, jusqu’à l’expiration de la période triennale ; il resta investi des mêmes fonctions pendant toute la période suivante , et dirigea par conséquent l’Université depuis l’année académique 1857-1858 jusqu’à la fin de l’année 1860-1861. Le U octobre 1852 , il avait été nommé chevalier de l’ordre Léopold ; le 20 déc. 1800, un arrêté royal le promut au grade d’officier. — M. Laeordaire est

( * ) Des ofTrcs furent faites, au nom du nouveau gouvernement, par M. Vilain XIIII, à plusieurs Français de distinction, entr’autres à l'éminent jurisconsulte Troplong , qui ne sc décida point à venir à Liéga.

affilié à un grand nombre de Sociétés savantes. A Liège, il a été, de 1812 à 1846, secrétaire-général de la Société d'Emulaiion (’); depuis 1815, il est secrétaire-général de la Société royale des sciences, à laquelle il n’a pas peu contribué à donner une impulsion vigoureuse; il est entré à l’Académie royale de Belgique le 15 décembre 1812 avec le titre d'associé, le plus élevé que les règlements de la compagnie permettent d’accorder à un étranger. Il est en outre membre honoraire ou correspondant des Sociétés entomologiques de France, de Londres, de Steltin, de Berlin, de St-Pétersbourg, de Bruxelles, de la Société des sciences naturelles de France (à Paris) ; de l’Académie des sciences, etc., de Lille; de la Société Linnéenne de Lyon ; de l’Académie des sciences et belles-lettres de Dijon ; de l’Académie des Lincei de Home; de la Société royale d’Edimbourg ; de la Société des naturalistes de Moscou ; de la Société d’histoire naturelle de Halle : de la Société physico-économique de Kœnigsberg ; de la Société d’histoire naturelle de Ilcrmannstadt ; de la Société d’histoire naturelle de Nassau; de la Société d’histoire naturelle du Luxembourg; de l’Académie des sciences naturelles de Philadelphie; de la Société philosophique américaine ; de la Société malacologique d’Anvers; de l’Académie royale des sciences de Stockholm ; de l’Académie d’archéologie de Belgique.

— Voici la liste de ses principaux ouvrages :

Page 1