II. Enseignement
15° Réforme de renseignement supérieur et du jury d'examen, par Louis Du perron. Liège, 1848, in-8°.
L’auteur montre que les jurys d’examen, tels qu’ils sont organisés, sont" la négation de la liberté de l’enseigncmcnl. La conséquence logique de celle liberté, h scs yeux, serait l’émancipation des professions libérales. En attendant que celte réforme puisse s’effectuer, il demande qu’on l’applique aux professions pour lesquelles clic n’offre aucun inconvénient; quant aux autres, les jurys
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nommés par l’Etal se contenteraient d’un examen pratique, en laissant aux Universités les examens scientifiques.
U" Rapport au ministre de l'intérieur sur la situation de renseignement industriel dans les Collèges et les Écoles moyennes en 1848 ( Moniteur belge , 4849 : Rapport du ministre de l’intérieur aux Chambres législatives, sur l’instruction moyenne , pendant la période 1842-1848).
Ce rapport fait connaître la situation de renseignement professionnel dans les principaux Collèges de la Belgique cl à Aix-la- Chapelle. Il indique un plan nouveau d'organisation, plan qui a servi de base au système adopté pour renseignement professionnel des Alhénées cl des Écoles moyennes, en exécution de la loi du I juin 1830. — Il a été reproduit dans le Moniteur de F Enseignement, t. I, p. 28 et suiv., et discuté dans un article du môme journal, ibid., p. 46. Il en existe deux éditions in-8®, l'une publiée à Bruxelles, l'autre à Liège.
15° Discours prononcé tnt nom du Conseil de perfectionnement de l'enseignement moyen, ü la distribution des prix du concours général, le 25 septembre 1852.
Ce discours, inséré dans le premier ftapport triennal sur l'enseignement niogen (Période de 1882-84), fait connaître les principes qui ont dirigé le Conseil do perfectionnement dans l'organisation des Athénées.
16° Considérations sur l’instruction obligatoire en Belgique. I.iége, 1858, 'in-8".
C'est la reproduction d'une série d'articles publiés sur celte question dans le Journal de t.icge. L'auteur pense que l’instruction obligatoire n’est justifiable, ni au point de vue du droit des pères de famille, ni au point de vue de la liberté. Elle est incompatible avec la liberté de l'enseignement et des cultes; elle répugnerait aux mœurs belges : elle serait exploitée par les partis politiques ; en tous ras elle est inapplicable, tant que le nombre des écoles n’est pas partout h la bailleur des besoins de la population. — Lorsqu'on aura partout des écoles et de lions maîtres , ajoute M. Trasenster ; lorsque partout on s'attachera à employer les moyens d'encouragement et les influences morales dont on peut légitimement disposer,
(* ) M. Trasenster avait été chargé, antérieurement, de la rédaction du Rapport de
pour amener les enfants du pauvre à l'école, l'instruction sc propagera sans qu'on ait recours aux gendarmes, ti la prison, en un mot à des moyens de coercition uniquement propres à rabaisser la dignité des citoyens. — L'auteur insiste donc pour que l’on multiplie les écoles et les associations qui ont pour objet la difTusion de l'instruction; en revanche, il regarderait comme une mesure impolitique, rétrograde et peu constitutionnelle l'introduction du système prussien en Belgique.
•17'* Note rédigée en collaboration avec M. le professeur Spring (voir ce nom) sur la question du jury professionnel (Documents parlementaires de la Chambre des Représentants), n® 122, Brux. Devroyc , 1802 , in-8", p. 85 et
Celte note, annexée à l'Exposé des motifs du projet de loi sur le jury d'examen, présenté aux Chambres législatives le 10 mai 1862, représente l'opinion de l'Université de I.iége et celle de la minorité de la Commission spéciale chargée de proposer une solulion ('}. L’instilution du jury combiné y est l'objet de criliques séricusos, et sous ce rapport MM. Spring et Trasenster sont d'accord avec leurs collègues des quatre Universités. Le remède indiqué est une séparation complète entre les examens scientifiques, qui seraient réservés aux établissements d'enseignement supérieur, et l'examen professionnel, le seul dont l'Etal aurait à se préoccuper. Ce système aurait pour effet de compromettre le créilit des Universités qui délivreraient trop facilement des diplômes de docteur , et, d'autre part, de n'admellre à l’exercice des professions libérales que dos personnes vraiment (lignes de la confianco publique. La note de MM. Spring et Trasenster a principalement pour but de rectifier l'idée fausse que la Commission ellcmème s’était formée du jury professionnel. C'est le document le plus net et le plus précis qui ait été publié sur celle grave question, dans ses rapports avec les institulions nationales (v. l'art. Sprint,).