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à grouper les Neiges autour du drapeau national, l'auteur expose la situation matérielle, morale et politique de la Belgique. Il s'attache à établir que nos institutions constitutionnelles donnent à la liberté des garanties beaucoup plus fortes que les institutions projetées en France, et prédit, dés lors, qu’avec le système de centralisation qui existe dans ce dernier pays, et avec l’oppression que la démocratie fait peser sur les minorités, une dictature militaire sera la conséquence de la révolution.

19“ La Belgique et l’Europe, ott la frontière du Hhin. Liège, 1800, in-8u (deux éditions).

Cette brochure était destiuée à combattre Us écrits sur les frontières naturelles qoi paraissaient alors en France ; elle indiquait tout ce que la Belgique aurait a perdre à un changement de situation, faisait ressortir les obstacles qui s'opposaient aux convoitises des annexiouisles français, et montrait le peu de fondement des inquiétudes qui s'étaient répandues en Belgique.

2(1" Noie sur l’abolition des octrois en Belgique.

Insérée dans les Transactions of (hc Association for the promotion of social science (Londres, 1862).

21° Un gtand nombre d’articles dans les journaux quotidiens <M. Tra ettsler prend, depuis plusieurs années, une part importante à la rédaction politique du Journal de Liège).

Trul*ron(utnes (AtlKOU)) , ® , lié à Suive le 2 novembre 18 17, commença ses humanités au Collège communal de Liège et les acheva dans la même ville au Collège S'-Servais , alors dirigé par l’abbé Julliot ('). il s'éprit d’un vif amour pour les langues anciennes, et en poussa l’étude, celle du grec surtout, plus loin qu’on ne le fait ordinairement en poésie et eu rhétorique. Homère exerçait sur son esprit une sorte de fascination; il le relisait sans cesse, il le savait par cœur. Ce lui dans ces dispositions qu’il entra, en 1855, à l’IJni-

{ ' ) C'est aujourd'hui le Collige des Jésuites.

(*) Le Courrier de la Meuse, qui punissait à Liège, passa le lur janvier I8VI dans la capitale Cl prit le titre de Journal de

versité de Louvain, où, sans trop réfléchir à l’avenir, mais cédant à un aurait irrésistible, il se prépara à subir l’examen de docteur en philosophie et lettres. Tout eu suivant les cours de la Faculté, il apprit l’allemand, l’espagnol, l’italien, et aborda même, sous la direction du chanoine Brelen, les difficultés de l’hébreu, du syriaque et duchaldéen.

Il fut reçu docteur le Li septembre I8Ô7, avec la plus grande distinction, et obtint par suite uue bourse de voyage, pour fréquenter les Universités étrangères. II parlit pour Munich au commencement de 1858 et y resta deux années entières. Là, mettant à prolit les leçons et les conseils des grands maiires, des Thiersch, des Scheliing, des Goerres et des Baader,et les immenses ressources que lui présentait la Bibliothèque royale, il acheva de s'initier à l'histoire et aux institutions de l'Orient, de la Grèce et de Bonte. Il revint malade au pays, et dut consacrer presque toute l'année 1810 au rétablissement de sa santé, compromise par des excès de travail. On lui offrit alors d'entrer dans le journalisme ; il accepta , sans trop savoir ù quoi il s'engageait. Attaché à la rédaction d u Journal de Bruxelles (*), il y défendit courageusement ses convictions chrétiennes, mais y apprit à se mettre en garde contre les extrêmes et finit par se sentir médiocrement de goût pour la polémique des partis. Il se sentait atliré vers l’enseignement; tousses moments de loisir, il n’avait pas cessé de les consacrer à ses chères éludes.

L’arrêté du 25 octobre 1815 lui lit entrevoir l'heure de la délivrance, en lui conférant le litre d'agregé à l’Université (le Liège. Vers la fin de 1849, M. Bogier lui confia le cours d'histoire des littératures anciennes. Il s'agissait de quitter une position de 5001» francs et de débuter dans une nouvelle carrière sans traitement, même sans indemnité, car il n’en obtint pas d'abord. Telle était alors la condition des agrégés chargés

Bruxelles. Il eut alors pour directeur feu le chevalier BD. Stas, et pour rédacteurs priucipaux MM. Troisfonlaines, Gilson et J.

Delossé. — V. L’I. Capitaine, ftechcrclics sur les journaux hegeuis , p. 167.

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