L. Trasknster
J.-Th.-P. Chandf.i.on, inspecteur des études pour les sciences chimiques.
B. Membres temporaires (nommés pour i ans).
Elg. Bidaut, ingénieur des mines de 1" classe et secrétaire-général du département des travaux publics ;
J. -B. Brasseur ;
L. de Koninck, professeur de chimie organique (v. ci-dessus, col. 788).
Ad. De Vaux, décédé en i 8G(» , a été remplacé par M. Gernaert, élevé au poste d’inspecteur-général des mines ; ce haut fonctionnaire ayant fait valoir, deux ans plus tard, ses droits à la re-
traite, c’est à son successeur, M. Jochams (précédemment ingénieur en chef des mines du Hainaut; v. ci-dessus, col. 207), qu’est aujourd'hui dévolue la présidence du Conseil.
Eugène Bidaut. décédé le 19 mai 1808, a été remplacé par M. J. Bicloux, ingénieur en chef de la 5e division des mines (Liège). Enfin, la place laissée vacante par la mort de J.-B. Brasseur (v. col. 77) est actuellement occupée par M. le professeur Aug. Gillon tv.
ci-dessus, col. 831).
IL conseil de l’école. — Le Conseil de perfectionnement ne doit pas être confondu avec le Conseil de l'Ecole , qui n’a point à proprement parler de caractère officiel. On désigne sous ce nom la réunion du directeur et des trois inspecteurs , délibérant sur les affaires courantes du régime intérieur et s’entendant sur les mesures à prendre dans des cas particuliers.
HL BIBLIOTHÈQUE ET COLLECTIONS. — L’Ecole des arts et manufactures et des mines possède une bibliothèque spéciale et quelques collections (exploitation des mines, métallurgie, mécanique, architecture industrielle, etc.), dont la garde a été confiée, en 1861, à M. Ad.
Delvaux de Fenkfe, agrégé à 1’liniversité, ancien titulaire du cours de métallurgie (v. ci-dessus, col- 642).
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Le titre V du Reglement organique du 25 septembre 1816 (art. 109-13U) décrétait que les villes où les Universités seraient établies auraient à pourvoir, autant que possible, non seulement aux locaux nécessaires pour ces instiiutions, mais en général aux premiers besoins matériels de l’enseignement académique, dans le cas où elles posséderaient « des établissements et des cabinets propres à cette destination. «L’F.tat s'engageait, de son côté, à fournir des subsides annuels, et d'abord, pour l’entretien et l'accroissement des bibliothèques. Un tiers de la somme destinée à des achats de livres devait être appliqué aux sciences physiques, toutes les branches de l'histoire naturelle y comprises ; les curateurs avaient mission de surveiller l'emploi de ce fonds. Un autre subside (2000 florins) était alloué h chaque Université pour les frais résultant de l'enseignement clinique médical, chirurgical et obstétrical à établir dans les locaux des hospices civils, ainsi que pour l'entretien des instruments de chirurgie et de l’art des accouchements. Le règlement exigeait en outre qu’on formât des cabinets de préparations anatomiques , physiologi-
ques et pathologiques.ainsi que des préparations d’anatomie comparée u pouvant servir à éclaircir la connaissance du corps humain. » Les cours de la Faculté des sciences n’étaient point oubliés : cabinet d’instruments de physique, modèles des instruments mécaniques composés les plus intéressants, instruments astronomiques , matériel d'un laboratoire de chimie, cabinet de zoologie et d’anatomie comparée des animaux, cabinet de minéralogie et de géologie, collection d’instruments agricoles et de machines pour les fabriques et les manufactures , jardin botanique enfin, tout était prévu : les premiers frais d'établissement, les dépenses résultant des expériences, les traitements des employés inférieurs devaient former un chapitre du budget universitaire. Le gouvernement comptait sur le concours des villes, mais manifestait l'intention de ne reculer, pour sa part, devant aucun sacrifice commandé par la situation. Le rapport présenté aux Etals-Généraux par le commissaire de l’instruction, Repelaer van Driel, le 4 janvier 1817, était des plus explicites à cet égard, et témoignait hautement de la sollicitude de Guillaume I pour la
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propagation et le développement des sciences et des arts dans le royaume des Pays-Bas.
A part la Bibliothèque, dont les richesses , malgré l’exiguilé des ressources dont on disposait en sa faveur, se sont rapidement accrues, grâce à quelques circonstances favorables et surtout grâce au zèle soutenu de son conservateur M- Fiess; à part le cabinet de minéralogie, dont le noyau fut formé dès 1819 d'une quantité considérable d’échantillons envoyés par le ministre de l'intérieur; â part quelques subdivisions des autres collections, enrichies par des dons particuliers et par les travaux personnels des professeurs qui en avaient la direction, il faut bien dire, cependant, que le matériel scientifique de l'Université de Liège, bien que répondant aux premières nécessités, ne s’est point re-
(•) Nous avons rappelé dans l’introduction de cet ouvrage que les frères Hiéronymites, rentrés à Liège sous le rogne de Jean de Horncs, y fondèrent un collège qui fut assez florissant, jusqu'à l'époque ou les Jésuites parurent dans le pays. Installés d'abord dans les cloîtres de la collégiale de St- Paul, les Frères de la vie commune ne tardèrent pas à chercher un établissement plus convenable ; enfin la Cité leur accorda une H'iiide place estant derrière iiylise et monastère des Carmes sur la rivière de Slouse, appelée l'isleal Hochet il 495).
« A cette époque, dit M. Polain, {Liège pittoresque , p. 250), un bras de la Meuse coulant le long des murailles du couvent des Carmes, et venant se jeter plus bas dans un autre bras de la même rivière, enfermait tout le terrain où se trouvent aujourd'hui les bâtiments de l'Université, et formait une ile nommée Y Ile aux Hochets. Les bourgmestres, les jurés, le Conseil et les trentedeux bons métiers de la Cité, « considérant »le grand et commodieux bien et prouflll, »qui par lu résidence et eslude des dits «Frères, adviendrait à la dite Cité, bour- «geois et enfants de bourgeois d'icelle, » acquiescèrent volontiers à leur requête , cl leur permirent de construire sur Yislcat
{*)!.« clixrte >l’i Uitjlisneuient îles llicronyiuitc» exivle aux «ivbivos ilo In province Ce t itse; rlls n rte publiée en 1HU jwii M. lirithn {Document* judiciaire* rf /tillvrifui concernant le» droite de ln ni/ dm Licye tur U* anciens rempar($t etc.), Cl iVifii primée en tfliiO pnr M. Atig. Morel, dans >on Au -
commandé par son importance pendant une période d’environ trente ans. L’Université étouffait dans des locaux qui n’avaient pas été construits exprès pour clic ( • ) et qui n’étaient pas moins incommodes qu’irréguliers. Ils se composaient, en 1835, « d’une construction principale, flanquée de deux autres qui venaient la loucher à des points différents et dont l’une était terminée par un bâtiment neuf, mais heureusement inachevé, qui servait pour ainsi dire de cage à l’amphithéâtre de médecine.
Le bâtiment de la Salle académique (*) se trouvait dans un angle du plan de l’édifice, auquel il sc rattachait (qu’on nous passe la comparaison) comme un manchot, par un seul bras, en forme de galerie. Le Jardin botanique occupait les autres angles et se prolongeait de la Meuse à la rue de l'Université ; mais l’emprise à faire pour le quai de
« une église et monastère pour y faire et «célébrer l'office divin, et aussi édifier autres «maisonnaiges et édifices à eulx nécessaires «pour eulx, leurs familles , clcrcsel étudiants «venir, habiter, résider et demeurer l “).»
Eo 1581, les Hiéronymites firent place aux PP. de ta Compagnie de Jésus, qui durent à leur tour, deux siècles plus tard, abandonner l'église et le couvent qu'ils avaient reconstruits à grands frais (’*). Le grand Collège , YEcole centrale, le Lycée, le Gymnase occupèrent successivement ces mêmes édifices qui furent enfin destinés, par Guillaume 1. à devenir le siège d’une des six Universités du royaume dos Pays-Bas. Ainsi, « depuis plus de trois siè .les, l'étude régné en souveraine maitresse dons ces mêmes murs, où nous voyons encore aujourd'hui sc pi essor la jeunesse laborieuse do nos écoles » (*“). Mais les exigences d'un établissement d’enseignement supérieur sont tout autres que celles d’un simplo Collège, et l'on peut dire que l’Université do Liège a été beaucoup moins partagée, sous le rapport des locaux, au moins dans la première période de son existence , que scs sœurs do Gand cl de Louvain.
(*) Construit en 1824 (v. l'art. WALTER, col. 8, et l'art. Wagemann, col. 600).
iiiutir» r/f l' Vnirtrsiti rff l.irgr [p. 11).
(**) V. .'«n» le* Délira </« /«}i rie Liégt, t. t. p. 21 2 et !>uiv., uns notice «nr le Collège dt> lo liions, *VOC pl.
I**’) Liégt /lin. ragot, p. t>l.
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halage devait le réduire de moitié et enlever une partie des serres ('). »
Les collections étaient littéralement entassées dans des salles de dimensions étroites, et renseignement des sciences naturelles, réduit pour ainsi dire à sa plus simple expression faute d'un personnel suffisant , était peu propre à stimuler le zèle des conservateurs de ces musées naissants. Schmerling et Fohmann eurent toute la peine du monde à trouver place , celui-là pour ses ossements fossiles, celui-ci pour ses belles injections; le classement des uns , l'entretien des autres devint avec le temps à peu près impossible, l'espace faisant de plus en plus défaut. Il faut ici rendre une éclatante justice à l’administrateur-inspecteur D.
Arnould qui, dès son arrivée à Liège, le lendemain de la réorganisation de 1855, ne perdit pas un instant pour remédier à cet état de choses, provoqua l’arrêté royal du 31 octobre I83(* et ne s’arrêta dans ses démarches auprès de l'Etat, de la province et de la commune, qu'après avoir transformé l'Université en un véritable palais. Les conséquences de ces améliorations se llrent bientôt sentir : la bibliothèque agrandie, les cabinets, les musées et les ateliers convenablement disposés, les laboratoires et l'amphithéâtre reconstruits sur de larges proportions et dans de bonnes conditions hygiéniques, le Jardin botanique déplacé, tout fut accompli vigoureusement et sans retard, et dés lors aussi chacun sentit s'échauffer son zèle pour mettre le contenu en rapport avec le contenant.
Avant de nous occuper de ce contenu, nous croyons opportun de reproduire ici, d’après bh. Lesbroussart, la description des bâtiments de l’Université tels qu’ils étaient déjà en 1841 et tels qu’ils sont encore au moment où nous écrivons, à part quelques changements dans la distribution intérieure.
« Tout a été changé par la construction des deux ailes parallèles qui for-
(') Ph. Lesbroussart, Malice sur l' Université de Liège (1841), p. 2.
( * ) Sur la place, en avant du péristyle, s’élève depuis 48tit> la statue en bronze
ment, avec l'ancienne, deux carrés dont le premier encadre la Salle académique, qui n’était là que comme un hors-d’œuvre. Elles s’avancent de front sur la place de l'Université (*) ; les anciennes ailes, auparavant isolées sur le côté, sont maintenant chacune au fond d'un carré, et concourent, au moyen du prolongement de chacune d’elles, à former tin ensemble symétrique et raisonné, qui présente une distribution appropriée aux besoins variés de l’enseignement universitaire.
» Au fond, et à l’extrémité de l’aile gauche, au rez-de-chaussée, se trouve la Faculté de médecine avec son amphithéâtre, sa salle de dissection et un superbe emplacement pour les collections et les préparations anatomiques.
» A l’étage, la bibliothèque occupe à elle seule tout le centre du premier carré. Elle a deux entrées, dont l’une communique avec, l’ancien bâtiment, et l’autre conduit, par un bel escalier, à la sortie sur la place Cockerill. La salle de lecture et le cabinet du bibliothécaire et de ses adjoints louchent à la bibliothèque et sont placés dans une aile dont le point de vue sur la rivière est propie à reposer les yeux et l’esprit après une étude sérieuse.
» Le local de la bibliothèque est, depuis son agrandissement, l'un des plus beaux qu’il y ait en Europe. Il comprend trois magnifiques salles (*), reliées enlr’ellcs par des arcades à colonnes corinthiennes et surhaussées de vorttes ornées de caissons. Des rayons à pilastres grâeieux, blanc et or, ajoutent à l’aspect à la fois élégant et grave de l’ensemble.
« L’aile centrale, ou l’ancien corps de bâtiment, est occupé comme autrefois par les auditoires des Facultés de philosophie, de droit et des sciences, et par les locaux destinés à l’administration, ainsi qu'aux autorités académiques. On l’a prolongée pour placer à son extrémité les laboratoires de métallurgie, de chimie industrielle et de
d'Andrd Dumont, remplaçant celle deGrélry, qu'on a judicieusement installée en face du Théâtre royal.
(*) Aujourd'hui quatre ; v. ci-après.
tOLLFXl IONS.
manipulations chimiques ('), et, aux étages, de nouveaux auditoires et des salles de réunion pour les Facultés.
» Le bâtiment qui forme actuellement le fond du second carre est occupé parles collections de physique, de zoologie ( * ), d’anatomie et de physiologie végétale (s), de minéralogie, de métallurgie et de géologie. Au sommet de cette partie de l’édifice , on a construit en 1858 un observatoire, dont l’enseignement de l’astronomie avait été dépourvu jusqu’alors. Une lunette méridienne y a été établie pour régler la marche du temps et servir ainsi â régulariser les départs des convois du chemin de fer , comme à favoriser l'art de l’horlogerie, en fournissant le moyen de vérifier la marche des chronomètres. De cet observatoire, on découvre un horizon étendu et le magnifique panorama des vallées de la Meuse, de l’Ourthe et de la Yesdre.
» Enfin, la dernière aile, récemment achevée, a été expressément construite pour l’Ecole des arts et manufactures et des mines; sa distribution ne laisse rien â désirer.
» Le rez-de-chaussée renferme un atelier de construction de machines en pleine activité, où les élèves, sous la direction du professeur de mécanique appliquée, et sous la conduite du mécanicien, sont initiés aux procédés des arts et se familiarisent avec les applications en grand des théories qui leur sont enseignées ( 4 ).
» Le premier étage, dans toute son étendue, est destiné au musée des machines et aux collections de modèles.
Les machines ingénieuses qu’il renferme, au lieu d’être posées immobiles et inactives, comme des énigmes indéchiffrables pour le visiteur, sont mues
( ' ) Ces laboratoires ont dù être transportés, par suite du grand développement des Ecoles spéciales, au rez-de-chaussée du bâtiment qui relie l'aile centrale à l'aile affectée aux ateliers. — Le laboratoire de recherches (v. ci-dessus, col. 1047), occupe au contraire le milieu de l’aile centrale , à gauche du passage qui conduit aux Ecoles.
{') Les cabinets de zoologie et d'anatomie comparée sont aujourd'hui installés à l'étage de l'aile qui fait face à la place Coc-
par les forces transmises de l’atelier ; ce qui permet aux élèves d’en étudier le jeu et d’en calculer les effets. Cette idée neuve et féconde, qui ne pouvait se réaliser qu'à raison du voisinage de l’atelier, distingue le musée de mécanique de Liège des autres collections du même genre. Au second étage se trouvent des salles d’études pour les élèves de chaque catégorie , qui y travaillent sur des pupitres dont i|s conservent la clef. Ces salles sont éclairées au gaz et chauffées par la vapeur de la machine qui fonctionne à l’atelier. IMus loin se trouve une vaste salle pour les travaux graphiques, laquelle est parfaitement éclairée. Elle a été conçue dans des vues hygiéniques, pour délasser les élèves, qui, longtemps assis dans les salles «l’éludes, viennent y travailler debout.
» Tout, dans cet étage, est si bien combiné, «ju'un surveillant, du bout du corridor où se trouve son cabinet vitré, peut maintenir la discipline et inspecter tout ce qui se passe dans l’Ecole, soumise à un régime intérieur analogue à celui de l’Ecole polytechnique, avec cette différence qu’ici les élèves sont, externes (*).
» Telle est la distribution actuelle des bâtiments de l’Université. Ils offrent, comme on le voit , un ensemble propre à satisfaire à tous les besoins de l’enseignement (®). On a fait disparailre, autant que possible, l’imlgularité et le décousu de l’ancien édifice, dont la façade principale donnait sur un bras de rivière , comblé depuis. Il a donc fallu lui faire faire en quelque sorte Yolte-face, pour la replacer, par de nouvelles constructions , sur la rue et la place de l’Université, qui elles-mêmes
keritl, au dessus de l'Ecole de pharmacie (v. ci-après).
{*) Collcclion transportée depuis au rezde chaussée du corps de bâtiment dont l'étage est occupé par la Bibliothèque.
(4) V. ci dessus, section VII, et l'article Brassecr.
(*) V. ci-dessus, section VII.
(*) On ne doit pas perdre de vue que ceci a été écrit en 1841.
Col 1071
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avaient été tracées dans une direction différente. L'Université a maintenant quatre façades : l une , formant deux carrés sur la place et la rue du même nom; la seconde (la plus belle) fait face à la maison Cockcrill ( 1 ) ; la troisième se présente, avec ses deux ailes, sur le rivage de la Meuse ; la quatrième donne sur la cour de l’atelier , où elle offre , par sa machine à vapeur, l'image d'une manufacture (*) ».
Il avait été décidé, en I83G, que la partie centrale du Intiment qui fait face à la place Cockeril! ne serait mis que partiellement à la disposition de l'Uni versité : l'étage devait être occupé par une grande salle de concert, réservée pour la Ville, et mise en rapport avec le Conservatoire royal de musique, auquel était réservée une extrémité du même bâtiment, vers la place de l'Université. Le Conservatoire est effectivement installé dans ce dernier local ; mais il a fallu , depuis , accorder à l’Ecole de pharmacie tout le rez-de-chaussée de i’aile gauche , et placer des collections à l’étage ( 3 ). Malgré cette appropriation, les besoins nouveaux qui se sont produits, et qui commencent à devenir impérieux, font prévoir que, dans un temps plus ou moins prochain, il deviendra indispensable de déplacer le Conservatoire (*).
De nouvelles améliorations, d’une réelle importance, ont été apportées dans la distribution intérieure de l'Université, et surtout des Ecoles spéciales, depuis que M. Polain est à la tête de l’administration. Nous citerons , entre
(’ ) Aujourd'hui occupée par l’administration des douanes.
(*) Les plans des agrandissements et des appropriations qu'on vient de décrire ont été conçus et exécutés pur M. Rémont, architecte de la ville depuis le Ier mai 1 837. C'est depuis celle dernière date qu’on a commencé à s'en occuper sérieusement. Avant d'être fonctionnaire communal, M. Rémont portait déjà le litre d'architecte de l'Université, à la solde du gouveruemenl. La ville de Liège est redevable au même artiste de plusieurs de ses monuments les plus remarquables , cntr'autres de l'Athénée et surtout du Théâtre royal, qui peut soutenir la comparaison avec les édifices les plus beaux et le mieux ap-
autres, la construction du laboratoire spécial pour l'étude approfondie des sciences chimiques ( *).M. Polain a aussi rendu de grands services aux diverses collections, au double point de vue de leur installation et de leur accroissement. Il n’a cessé d’insister auprès «le l’administration communale pour obtenir les moyeus de faire face aux légitimes exigences des Facultés des sciences et de médecine. La Salle académique, d’autre part, a été complètement et élégamment restaurée; au-dedans et au-dehors, l’Université a cessé de présenter cet aspect un peu délabré qui contrastait singulièrement avec la prospérité soutenue de l’institution. Bien n’a été négligé ; les terrains vagues qui entouraient l'édifice, depuis que le Jardin botanique a été transporté au Petit- Jonckeu (rue Louvrex), sont aujourd’hui couverts, de trois côtés, de plantations et de pelouses d'un effet agréable ; les constructions sont entretenues avec soin et avec goût. Les sympathies de l'administration locale ne faisant point défaut à l'Université, il n'est point douteux que les desiderata qu’on peut encore signaler, ne reçoivent bientôt pleine et entière satisfaction.
Les collections dont nous allons faire connaître sommairement le contenu général sont (J) :
i° La bibliothèque et le cabinet des médailles ;
2° Le Jardin botanique, le Musée des instruments d'agriculture et le cabinet de préparations végétales ;
3" Le cabinet de physique ;
propriés de ce genre, où la perfection est si difficile à atteindre (v. ci-dessus, col. 827).
(*) La construction des bâtiments du centre est postérieure à celle de l’Ecole de médecine et du Conservatoire ; il faut en faire honneur à ladminibtration de M. Polain.
(*) Dans son rapport de 1860, M. le recteur Lncordaire émettait déjà un vœu en ce sens.
(*) V. ci-dessus.
(*) Nous suivons l'ordre adopté dans le dernier Ejposè gtniral de la situation du royaume (période décennale de 1851 à 1860), publié par le département de l'intérieur. Bruxelles, 1861, in-4«,t. I, p. 248* otsuiv.
COLLECTION
4° Les laboratoires et les collections de chimie ;
5° Le cabinet de zoologie et de paléontologie ;
0° Le cabinet de minéralogie et de géologie ;
7° Le musée de mécanique appliquée;
8° Le musée d’exploitation des mines;
0° Le cabinet de métallurgie;
10° Le cabinet de modèles du cours de dessin ;
1 1® Le cabinet d’anatomie humaine générale ;
12° Le cabinet de physiologie ;
13° Le musée d’anatomie descriptive;
14° Le musée d'anatomie pathologique;
15° Le cabinet d'anatomie comparée;
16° La collection d’instruments de chirurgie.
L’administration communalede Liège a exprimé le désir de voir admettre le public à visiter les cabinets et les musées de ('Université. Us sont ouverts le dimanche, de 11 heures à 1, hors le temps des vacances légales. Un arrêté ministériel du 25 mars 1854 a prescrit à ccl égard quelques mesures d’ordre.