II. CoLLEcnons
Le développement des collections a été longtemps entravé par la modicité des subsides alloués ù l’enseignement de la chimie. « D'après le calcul établi par M. le professeur Chandelon, écrivait M. Piercot en 1854, il n’a à sa disposition que 1 fr. 75 c. par leçon de chimie inorganique, ponr acheter les matières nécessaires aux expériences de chacune d’elles, tandis qu'au laboratoire du Muséum de Paris , auquel le nôtre ne le cède pas en importance, on peut dépenser fr. 37-50 pour chaque leçon. Le rapport de M. de Koninck constate également l'insuffisance du subside pour la chimie organique. »
Les allocations affectées à la chimie ne s’étaient élevées en moyenne qu’à 584 frs. par année, de 1849 à 1852: il y avait impossibilité matérielle de songer aux collections !
Les choses ont changé depuis, comme on peut le constater en parcourant les Rapports triennaux. Les subsides ont été augmenlés, bien que dans une proportion encore trop minime. Il faut dire que l’accroissement des collections est dû surtout au zèle infatigable de MM. Chandelon et de Koninck, qui ont stimulé la générosité de nos principaux industriels et ont profité de leurs voyages et de leurs visites aux grandes expositions internationales, pour enrichir les Cabinets de Liège d’un grand nombre de produits de toute espèce.
Differents composés ont été préparés, d’autre part, au laboratoire même; enfin, de bons instruments ont été successivement acquis. Les collections de chimie laissent peu à désirer aujourd’hui quant au contenu (*); ajoutons qu’elles sont parfaitement entretenues.
Elles comprennent au moment où nous écrivons (juillet 1869):
1° Une série d’appareils et d’instruments communs à la chimie générale inorganique et à la chimie générale inorganique, au nombre de 125;
recherches. L’attention de la faculté, nous l’avons déjà dit à propos d’une autre collection, est dirigée sur ce point : il y a là certainement à satisfaire à l’une des principales exigences de renseignement supérieur,
COLLECTIONS
2° Une série d'appareils et d’instruments pour la chimie générale inorganique (101 articles);
5° Des échantillons de produits inorganiques, au nombre de 98G ;
4° Une série d’appareils et instruments pour la chimie générale organique (124 articles) (') ;
5’ Des échantillons de produits organiques, au nombre de Gi>2.
Les collections n°* 2 et 3 sont du domaine de M. le professeur Chandelon ; M. de Koninck a sous sa direction les dépôts n°* 4 et 5, dont il a exclusivement rassemblé les éléments.
6° Deux collections importantes d'échantillons intéressant la chimie industrielle, tant organique qu'inorganique.
Ces échantillons ont été spécialement choisis et classés de manière à rendre visibles les tranfoi mations que subissent, dans les manufactures, les matières premières, jusqu'au point d'arriver à des produits achevés et susceptibles d’être mis dans le commerce.
Ces derniers, par parenthèse, sont en assez grand nombre.
Les échantillons et spécimens composant la collection de chimie industrielle inorganique (formée et dirigée par M. Chandelon) concernent :
L'eau dans scs rapports avec l'industrie. Lchantillons d’incrustations.
— Gaz d'éclairage; gaz de la houille, du bogheud, des matières grasses ou résineuses. — Eaux ammoniacales et produits accessoires : goudrons, brais gras et sels, huiles lourdes, huiles légères, noir de fumée, houille agglomérée.
Minerais des soufrières de Sicile. — Raffinage du soufre. — Pyrites de fer.
Acide sulfurique de Nordhausen. — Id. anglais.
Acide nitrique.
Soude brute, sel de soude, cristaux de soude, soude caustique.
Chlorure de chaux.
Potasses extraites des vinasses de betterave, des suints.
Salpêtre.
Poudre à tirer, de guerre, de mine, de chasse.
(*) Dont 60 appareils spéciaux, tels que fourneaux à analyse, baromètre, pompe pneu-
Verres à gobeleterie, verres k vitre, verre à glaces, verre k bouteilles.
Produits céramiques.
Couperoses. — Aluns. — Céruse.
La collection de chimie industrielle organique (formée et dirigée par M. de Koninck) comprend les divisions suivantes :
Dois.— Amidon et fécules.— Sucres.
— Bières. — Vins. — Alcool. — Acide acétique. — Essences. — Corps gras.
— Cires. — Caoutchoucetgulta-pcrcha.
Savons. — Tannage. — Gélatine. — Teintures. — Substances alimentaires (en tout, plus de 300 produits différents).
7° Les Catalogues comprennent encore : a. Vingt-cinq grands tableaux peints , exécutés par M. Von Gross, dessinateur au Musée de l'industrie, à Bruxelles, et représentant les appareils employés dans les principaux établissements industnels,iainsl que les plans détaillés de plusieurs de ceux-ci; h. Un grand nombre de planches autographiées, représentant également des appareils industriels. Ces planches sont distribuées gratuitement aux élèves ; de la sorte , les professeurs ne sont plus forcés de crayonner sur la planche des dessins, qui doivent presque toujours être cotés pour avoir une certaine valeur.
Nous insisterons encore une fois sur l'utilité des constructions réclamées pour les laboratoires. Le laboratoire proprement dit est commun aux deux professeurs de chimie, disposition dont on ne citerait peut-être pas un second exemple, et qui offre l’inconvénient d’entraver d’une manière sérieuse les travaux de l'un et de l’autre. De plus, ils n’ont comme auxiliaires qu'un seul et même préparateur et un seul et même garçon de laboratoire. Enfin, le subside dont ils disposent n'est plus en rapport avec l’importance que la chimie a acquise dans ces derniers temps.
Les travaux du laboratoire de recherches donnent chaque année des résultats satisfaisants ; les analyses des élèves sont publiées, s’il y a lieu,
matique, étuve, réfrigérants, lampes, etc.
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soit dans la /• evue universelle de M. de Cuyper. soit dans les Annales des travaux publics. Plusieurs de ces notices ont déjà rendu des services réels aux chefs d'établissement ou aux administrations locales