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VI. C^altlnet «1«* mlnoi-ologle et «le géologie

L 'Annuaire de l'Université de Liège

(‘) Le sous-bibliothécaire Terwangne' 1817) et après lui Warnkœnig (1828) furent conservateurs en titre du Cabinet d'histoire naturelle, jusqu'à la nomination du préparateur

pour 1830 décrit comme suit cette collection, dont la section paiéontologique ne fut détachée que plus tard, pour y être annexée de nouveau en 1857 , ainsi que nous venons de le dire :

« La collection minéralogique de l’Université de Liège est classée d’après la méthode de Haüy. Elle se compose d’environ 2,400 échantillons renfermés actuellement dans huit tables, munies de bijoutières, et rangées suivant la longueur du cabinet. Chacun d'eux porte sur son godet une étiquette indiquant le nom de l’espèce et de la variété à laquelle il appartient, et la localité exacte. En tête de chaque espèce, se trouve en outre une étiquette longue de deux palmes et haute d'une palme, sur laquelle se lisent, outre le nom de l’espèce, ses principaux caractères détinis, tels que la pesanteur spécifique, la forme cristalline, le clivage, l'analyse, etc.

» Ces échantillons appartiennent â peu près à 1 ,500 variétés formant 250 espèces; les petits cristaux et les pierres précieuses sont portés sur de petits supports en bois d’ébène, pour les rendre plus visibles.

u Les métaux usuels (le plomb, le cuivre, le fer) sont rangés par localités; les échantillons sont au nombre de

» Les empreintes de végétaux du terrain houiller occupent deux grandes tables; l'une comprend les tiges et l’autre les frondes. Parmi elles, se trouvent plusieurs espèces nouvelles, annoncées par MM. Sauveur et Courtois (*).

» La collection des roches comprend six autres tables.qui renferment environ 2,000 échantillons.

» Celle des pétrifications animales occupe les appuis des fenêtres et compte environ 800 échantillons. Les animaux invertébrés y sont distribués d’après Lamarck.

» il faudra bientôt ajouter les ossements fossiles découverts dernièrement

Cartier (18:26;.

(*) Ces empreintes ont été partiellement transportées, depuis, au Musée de botanique (v. ci-dessus, col. 1 il I).

Il 31

cfti.i.F.r.Tinxs.

à Chokier, dans une caverne creusée dans le calcaire (')• Parmi ceux-ci, on remarque des os de dillérenlcs parties du squelette de Tours des cavernes, des dents et des os du Kbinocéros unicorne et bicorne, d'hyène, de loup, de renard, de chevaux, de bœufs, de plusieurs espères de cerfs, de lièvres, de rats, de campagnols, de rats d’eau, d’oiseaux, etc.

» Plusieurs ossements fossiles des environs de Maestricht, tels que des défenses d éléphants, des carapaces de tortues, formaient le noyau de la collection d’ossements de vertébrés. Il existe en outre une collection des roches et des minéraux de chaque province du royaume; elle est actuellement déposée en partie au cabinet de l'Ecole des mines.

» Le noyau des collections mentionnées ci-dessus est formé d'un envoi fait en 1819, par ordre de S. E. le ministre de l'intérieur, et comprenant :

097 échantillons de substances salines ;

id.

de la classe des pierres :

id.

des combustibles ;

id.

des métaux ;

id.

de roches, y compris les

produits volcaniques ;

id.

de pétrifications;

de roches rangées d’a-

près Werner.

5,010 échantillons.

» Il faut joindre à ce premier envoi :

1° La collection de minéralogie et de géologie nationales, déposée autrefois à Bruxelles, et qui a été cédée en 1825 à l’Université de Liège, après la suppresion de ce dépôt (*);

2" Deux collections de modèles de cristaux d’après Werner et ilaiiy, comprenant ensemble 520 modèles ;

5" Les minéraux obtenus par des cadeaux, des échanges, par différents achats, par de nombreuses courses minéralogiques faites dans la province

(') V. fart. ScnHCRLtnC , col. $82 et suiv.

( * ) Culte collection n’est sans doute jamais venue a Liégo, puisque l'arrêté du 2?î janvier 1 Si 1 en ordonna de nouveau le transport

de Liège et dans les provinces méridionales.

» Il est arrivé eu 1829 une collection de roches comprenant 425 échantillons cl 200 autres de minéraux rares. »

L’assertion de Ph. Lcsbroussart est encore vraie aujourd'hui : la galerie minéralogique de Liège csi la plus complète du royaume. Elle renferme en outre, au point de vue de l'enseignement, des ressources d’une utilité hors ligue.

Nous faisons surtout allusion à une collection spéciale des caractères minéralogiques, comprenant les divers exemples des propriétés géométriques, mécaniques, optiques cl magnétiques des minéraux. «Cette collection n’existe qu’ii l’Université de Liège, écrivait en 1841 l’auteur qu’on vient de citer; elle se compose de 175 échantillons.» L’inventaire de 1809 constate que ce nombre est presque triplé. Quant à la collection proprement dite, qui n’a cessé momentanément de s’enrichir que pendant la période, déjà rappelée, où les subsides furent réduits presque à rien (’), mais qui depuis lors, grâce surtout à l'acquisition des trésors délaisses par Dumont, a pris tout d’un coup un développement exceptionnel, on en apprécierait mieux encore l'importance si l’espace ne lui manquait pas. L'encombrement est tel, que la moindre modification au classement ou à la distribution est une affaire laborieuse, devant laquelle le professeur-directeur est obligé d'hésiter le plus souvent. A d’autres époques, la classification a été plus d’une fois changée ; après Haüy, on a suivi Beudant ; après Beudant, André Dumont a rangé les minéraux d’après ses propres tableaux analytiques. Quelques séries particulières sont dignes de toute attention : nous citerons entr'autres les échantillons des minéraux du Vésuve ; une magnifique suite des minéraux de l’Oural , don de S. M. le Czar; les minerais du Chili (notamment les minerais de cuivre),

dans notre ville (v. ci-dessus, col. tü28ï, et que cet arrêté lui-même no reçut jamais d'execution. Il y a peut-être là quelque confusion.

(*) A 31 r, fr. par an, de 1849 à 1855 !

COLLECTIONS

envoyéspar M.le Consul-général Derote ; ceux du Pérou, offerts par M. Mariano de Kivero, et d'autres collections non moins riches des minerais de la Prusse (don de M. von Dechen),de l'Entre-Sambrcel Meuse, de l’Australie, etc., offertes soit par d'anciens élèves de nos Ecoles spéciales, soit par divers savants ou industriels, ou procurés à l’Université pur le zèle vigilant de MM les professeurs Dewalque et Gillon. Plusieurs de ces séries ont pris naturellement place dans le cabinet de métallurgie; nous allons y revenir.

Voici le résumé du dernier inventaire de la galerie de minéralogie (1809) :

I. Collection générale : 0,000 échantillons, dont 2,550 provenant de la collection de Dumont ;

II. Collection pour l'étude des propriétés générales des minéraux : 500 échantillons ;

III. Minéraux de Belgique: 1,500 éch., dont 970 de la collection Dumont;

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