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XXVIIJ

CONCOURS UNIVERSITAIRE

s’accorde avec les réactions chimiques, en la combinant avec la théorie des radicaux multiples.

Premier : M. Julien Leys, d’Anvers, élève de deuxième aimée à l'École spéciale des mines.

QUESTION DE SCIENCES PHYSIQUES ET MATHÉMATIQUES

Exposer les propriétés des fonctions dites Fondions de Stunn , dont on fait usage dans le dénombrement des racines réelles des équations algébriques.

Premier : M. Pierre-Séraphin-Joseph Desguin, de Bruxelles, élèveingénieur h l’Ecole spéciale des mines.

QUESTION DE SCIENCES NATURELLES

Déterminer les rapports qui existent entre la forme et la composition chimique des substances cristallines.

Premier: : M. François-Henri-Guillaume Van Hohbn , de St-Trond, candidat en sciences naturelles.

QUESTION DE SCIENCES NATURELLES

Discuter les opinions les plus probables sur l 'époque et le mode de formation des liions et des amas couchés du terrain anthraxifère de Belgique.

Premier : M. Emile-Joseph-Léon De Jaer, de Namur, candidat en sciences physiques et mathématiques, élève-ingénieur ù l’Ecole spéciale des mines.

QUESTION DE SCIENCES NATURELLES

Exposer, au point de vue de la chimie, l’état actuel de nos connaissances sur les volumes et les densités des gaz et des vapeurs, et indiquer le parti que la philosophie chimique peut tirer de ces connaissances.

Premier : M. Joseph Pyro, de Liège, élève-ingénieur à l’Ecole spéciale des mines ( * ).

QUESTION DE SCIENCES PHYSIQUES ET MATHÉMATIQUES

Indiquer les relations qui existent entre une surface donnée S, la surface N , à laquelle sont tangentes les normales à N, cl les surlaccs S parallèles à N. Donner les équations de N, et de X, pour le cas où S est un ellipsoïde.

Premier : M. Cam. -Henri Laduron, de Beaumont, élève-ing. à l’Ecole spéciale des mines, candidat en sciences physiques et mathématiques.

( * j Aujourd’hui professeur a l lnstilut agricole de Gembloux.

DOCTORAT SPECIAL

La création d’un «diplôme scientilique spécial eu laveur des personnes qui, après avoir obtenu le grade légal de docteur, se seront appliquées à certaines spécialités de la science >:('). a eu pour corollaire immédiat le retrait de l’arrêté royal du 22 décembre 1845, portant organisation de l’institution des agrégés. Pour comprendre le sens de la nouvelle mesure, il est essentiel d’avoir avant tout une juste idée du régime auquel elle a mis fin.

Mis en demeure de réunir sans retard les éléments d’un Corps académique aussi complet que possible, le gouvernement hollandais s’était vu dans la nécessité d’attirer dans nos Universités un certain nombre de professeurs étrangers. L’opposition eut tort de s’irriter à ce propos (*;: qui veut la fin veut les moyens; or les moyens, il faut l’avouer, n’existaient guère dans le pays en 1817. Les intentions du législateur de 1816 ne pouvaient être légitimement suspectées : qu’étaient les lecteurs dont le Règlement organique établissait les droits, sinon des aspirants au professorat formés dans nos Universités mêmes et appelés h y faire leurs preuves, des Prival-Docenten à

I Ce sont les termes de l’art. 1 de l'arrôld royal du 16 septembre I8.‘>3. (*) V. ci-dessus, col. 71, et le Itap/wri de M. Nothomb, t. I, p. I.XXX.

IIOCIOIIAT SPÉCIAL.

l'instar de l'Allemagne? Et en 1827, le Rapport présenté aux Étatsgénéraux sur la situation de l’enseignement supérieur, if était-il pas assez explicite ? « Le temps approche, y lisait-on, où l’on n'aura plus «besoin de s’adresser h l’étranger, pour avoir de bons professeurs, » que dans des cas exceptionnels et rares, où un mérite extraordinaire » et reconnu ferait désirer, pour nos Universités, l’acquisition du » savant qui en serait pourvu. »

Le gouvernement comptait donc sur les lecteurs pour remplacer successivement, par des indigènes, les fonctionnaires allemands ou hollandais dont il avait dû composer en partie ce premier Corps professoral. Les lecteurs enseignaient pour ainsi dire en stage. Ils ne faisaient point partie des Facultés, non plus que les professeurs extraordinaires, et il était formellement stipulé que, sous aucun prétexte, ni les uns ni les autres ne p urraient jamais prétendre aux émoluments attribués, par l’art. 78 du Règlement, aux membres du Sénat académique. Ils recevaient un traitement qui était généralement de 1,000 florins (2,116 fr., 64 c.),» plus un minerval montant ù 10 ou à 20 florins par élève, selon l’étendue des cours. Les lecteurs n’étaient que les fraterculi Giyantum ; mais enfin ils avaient un pied dans l’Université, portaient même un costume officiel [ ‘) et laissaient en mourant, h leur veuve et à leurs orphelins mineurs, le droit de réclamer une pension de l’État.

La loi de 1 8uî> respecta les droits acquis, mais entra dans une voie toute nouvelle. Les lecteurs furent remplacés par des agrégés sans traitement, sans autres avantages que les honoraires de leurs élèves, qui leur revenaient sans retenue du quart. Ce. système n’était pas absolument sans précédent : en 1828, « le gouvernement avait autorisé les curateurs des trois Universités alors existantes, à faire donner par de jeunes docteurs des répétitions et même ,des cours, parallèlement à ceux des professeurs des Facultés. Ces répétiteurs ou ces agrégés, comme on voudra les appeler, ne touchaient pas de traitement; seulement ils percevaient de leurs élèves une rétribution égale à celle que l’on payait aux lecteurs» (*).

En fait, on n’atteignit en aucune façon le but qu’on s’était proposé. On oublia qu’il avait d’abord été question de tenir les professeurs en haleine ; en neconfiant aux agrégés que des cours vacants, on leur donna des titres directs à l’avancement, ce qui était contraire à l’esprit du sys-

( * ) Un habit noir habillé cl un chapeau retroussé, à trois cornes (Art. 92 du Reglement).

(*) Nothomb, t. 1, p. CLVI. — Le projet de loi présenté on 183 4 entendait de la même manière l'institution des agrégés. Il s'agissait de stimuler le zèle des professeurs en leur suscitant une concurrence : le litre d'agrégé en lui-même ne devait, du reste, conférer aucun droit à l’obtention d'une chaire.

liOCTOKAT SPÉCIAL.

tèmc, et on les laissa eu même temps dans une position assez fausse, puisqu’ils n’étaient pas appointés. Sur ces entrefaites , M. Van de Weyer arriva au pouvoir et prit tout d’un coup la résolution de faire de l’agrégation un titre essentiellement honorifique. L’honorable ministre reprenait le thème de 1827 : « Grouper autour des Universités les élèves qu’elles ont formés, disait-il, c’est à la lois encourager la jeunesse et procurer aux Ecoles nationales un moyen facile de se recruter, sans qu’elles soient obligées, comme autrefois, de recourir à l’étranger » ( '). Les agrégés devaient être choisis de préférence : 1° parmi les docteurs ayant obtenu la plus grande distitiction et ayant été proposés par le jury pour une bourse de voyage; 2° parmi les lauréats du Concours universitaire; 30 parmi les professeurs de l’enseignement moyen comptant au moins quinze ans de service dans l’instruction publique; 4° parmi les membres du corps des mines ou des ponts et chaussées, ayant au moins le grade de sous-ingénieur , et parmi les officiers du génie militaire. Le nombre en devait être illimité; les agrégés n’étaient d’ailleurs point tenus à résidence et l’exercice des professions libérales ne leur était point interdit. Ils pouvaient être autorisés à donner des cours nouveaux, ou à répéter des cours déjà portés au programme, mais sous la direction des professeurs titulaires; ils pouvaient être appelés à suppléer ces derniers; enfin, l’arrêté organique du 22 septembre 1845 prévoyait le cas où ils seraient nommés en concurrence. L’idée-mère de l’institution était excellente; mais on ne tarda pas à remarquer que ceux des nouveaux agrégés qui exerçaient en dehors de Liège ou deGand une profession lucrative, ne paraissaient guère empressés de remettre leur avenir aux chances d’un essai douteux et aux hasards d'une longue attente; ceux qui, au contraire, résidaient dans les villes où étaient établies les Universités, avaient sur les autres un incontestable avantage, et l'on ne pouvait supposer qu’ils ne chercheraient pas à se prévaloir, aussitôt que possible, des services qu’ils auraient été appelés à rendre. C’est ce qui eut lieu en effet. Trente-neuf agrégés furent nommés d’un seul trait de plume à notre Université, trente-huit à celle de Gand, et ce nombre s’accrut encore avec le temps •'*). La plupart ne considérèrent jamais leur titre que comme une honorable distinction; ceux qui obtinrent des cours en devinrent réellement titulaires, bien que leur délégation dût être renouvelée chaque année. Un moment vint où ils invoquèrent à leur tour des droits acquis, prétention d’autant plus fondée que le gouvernement s’était vu obi igé de les indemniser, et qu’ils

(') Rapport au Roi, 20 septembre 1845.

i*.1 En 1852, l'Université (le Litige comptait 47 agrégés, dont 1 4 chargés de cours

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