‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 32 sur 351 · CHÈ · texte numérisé non relu

CHÈ

Celte édition contient des rectifications et des notes ducs à MM. F. Capitaine , Ch. de Chènedollé cl A. Lemarié.

8® Notice historique sur les évêques, leur origine, leurs prérogatives, etc., suivie du tableau complet, en latin et en français, des cérémonies usitées à leur sacre et à leur dégradation, et d’une liste chronologique des évêques et des sufl'rugants du S'ége de Liège.

Liège, Desocr, 1829, in-8°.

brochure publiée à l'occasion du sacre de M*r Van Bommel, évêque de Liège.

9° Culielmo primo Regium Leodiense ggmnasium invisenli, etc. Liège, 1829, feuille in-plano (Pièce de vers hexamètres).

10® Mesures proposées dans l'intérêt des lettres, de la librairie et des bibliothèques de l’Etat en Belgique. Liège, 1810, in-8®.

Tiré k part de la Revue belge. De Chèncdollé demande qu'aucun ouvrage ne puisse être annoncé par la presse s'il n'a été préalablement inscrit au Journal de la librairie, et que trois exemplaires des publications nouvelles soient déposés, avant la mise en vente, au secrétariat communal du domicile des auteurs.

11° Observations sur l'art. H du projet de loi relatif à la propriété littéraire en France. Ibid. 1810, in-8°.

Complément du N® précédent. « L’exemplaire destiné à la Bibliothèque royale devrait être présenté relié, lorsque l’ouvrage compte plus de 150 pages, et en derai-reliure, s'il est moins étendu. »

12° De la Belgique au 17 mars 1811, par un électeur. Liège 1811, in-8°.

L'auteur demande la dissolution des deux Chambres.

13“ Supplément aux Promenades historiques </u DT Bovy. Liège 1841, in-8®, avec portrait.

Ce volume, comprenant des extraits de la Revue belge et des articles relatifs à Bovy, forme le t. III des Promenades historiques (v. la Revue belge, t. XX, p. 109).

14° Lettre au Journal de Liège sur le prétendu 6e exemplaire de la première bible de Mavence retrouvé à S'-Trond (25 oct. 1842).

15° John Cockcrill et le pont de Se-

raing (poème de 10 vers, avec notes).

Liège, 1843, in-8".

10° Lettre inédite de Ileynier. Liège, 1843, in-8°. — De Chènedollé annonce qu’il prépare une nouvelle édition des Loisirs de trois amis (v. l’art. Destrivcaux), et qu’il recueille les éléments d’un Essai de biographie liégeoise. Encore de beaux projets avortés.

17° Note biographique sur un passage de la notice que M. Ch. Morren a consacrée à V. de Candolle (Bull.de l’Acad.

de Bruxelles, t. X, lre p., p. 241).

1845. — Dans le même Bulletin, t.

XIX, correction proposée pour le vers 43 de VÉpitre aux Bisons. Au lieu de :

Ct jàm mine dicatjàm nunedebentia dici, de Chènedollé voudrait :

CljAmnuncdicat jiim nunc dicenda,diuque.

M. Bormans a consacré à cette correction un rapport de 20 p., et l’a déclarée inadmissible — Note pour servir à l'histoire des sciences en Belgique pendant le X YIIB siècle (sur les travaux scientifiques de Neuray, curé de Stavelot). — Sur une découverte de monnaies gauloises faite à Fisenne (Luxembourg) en 1832; sur une inscription en vers latins du musée d'Mx (1841) ; sur un Ms. de la bibliothèque de Bourgogne (1843); deux pièces de vers inédites adressées au baron de Stassart et à Ph. Lesbroussart (1855).

18° Un grand nombre d'articles bibliographiques dans le Bulletin du Bibliophile belge, réunis en un vol. sous le titre de Mélanges littéraires. Bruxelles, Devroye, 1833, in-8"). — De Chènedollé dirigea ce recueil de 1830 à 1852. Il y publia, entre autres, de Nouveaux mélanges inédits du baron de Villenfagne.

19° Bibliographie générale des Belges morts ou vivants. Bruxelles. Leipzig, Muquardt, 1819, in-8®.

L’auteur principal de cet ouvrage est M. P. Boger, de Marseille, ancien sous- préfet cl fondateur de l 'Europe monarchique (Bruxelles) ; de Chènedollé y a travaille avec MM. A. Pineliarl et A. de Bonne.

2° Dans le Messager des sciences, etc., de Gand ; a. Le pont de la Meuse à Maestricht (noie biographique sur Frère

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Romain, architecte), 185! ; b. Cause secrète de la perte de la bataille de Ramillies. (Détails curieux infirmant l’opinion de Voltaire et de la plupart des historiens, et empruntés h la Vie de Charles VI publiée par le génovéfain Oudin, en 1780, dans V Esprit des journaux.

'il0 Simples conseils aux ouvriers, par un de leurs véritables amis. Bruxelles, Devroye, 1855. in- 12.

Petite brochure populaire, destinée à rappeler it l'ouvrier les bienfaits de l'ordre, du travail et de la tempérance. Elle a eu trois tirages. L'auteur nous a assuré, dit M. Capitaine, qu'il en avait été vendu 9000 #x“. La Société général* pour favoriser Ftndustri t nationale a souscrit, à elle seule, pour 500 exemplaires. — Il en a paru, en 1853, une traduction flamande {2 tirages de 1,000 ex. chacun).

22° Mémoires et souvenirs sur la Cour de Bruxelles et sur la Société belge depuis l’époque de Marie-Thérèse jusqu'à nos jours. Bruxelles (Lessines), 1856, un vol. in-8°.

En collaboration avec M. P. Roger. Les portraits politiques de MM. Ch. et H. de lirouckere, le prince Joseph de Chimay, Ad. Dcchamps, de Decker, B. Dumorlier, Devaux , Frère Orban , Gendebicn, Lebeau, le prince de Ligne, le comte F. dcMérodc, J. -B. Nothomb, Ch. Rogier, le baron de Suriet, de Theux, Van de Weyer et J. Van Prael, qui terminent le volume, seraient plue particulièrement dûs à de Chènedollé.

23° Lettre à la Revue de la Numumn tique belge (1859): faut-il dire Numismate ou Numismaliste ? — De Chènedollé sc prononce pour Numismate.

24“ A la mémoire d'Edouard Wacken, par un de ses anciens professeurs, confident de ses premiers essais poétiques. Liège 1861, feuille in-8 (exlr, de la Meuse du 15 avril). — C'est, parait-il , la dernière production de Ch. de Chènedollé.

25° Collaboration à VObservateur de la Belgique , au Mercure belge, à la Gazette de Liège de M. Latour, (1819- 1824) ; communications au Journal de

(') Une intéressante étude sur M. N.

Comhaire, due à la plume de M. le docteur

Liège, (avant 1844), à la Meuse et à l’ Etoile belge ; art. dans la Biographie universelle de Michaud ; articles de critique littéraire dans la Revue belge, notices diverses, entre autres sur S. P. 0. R. (t. XXI, |>. 86), traduction en vers dépigrammes de Martial (t. XXIII, p. 280 et 572, t. XXIV, p. 61 et 163), discours de distribution de prix, etc.

Le succès de la brochure citée n* 21 inspira au Gouvernement, en 1854, l'idée de charger de Chènedollé de la rédaction d’un petit Traité de morale à l'usage des prisons ; mais ce projet n’eut pas de suite. Notre publiciste, d'autre part, conçut, comme nous l’avons dit, toutes sortes de plans qu’il n’exécuta jamais : nous renvoyons le lecteur au Nécrologe liégeois.

De Chènedollé avait été membre de la Commission administrative et l’un des fondateurs de la Société d'encouragement pour l’instruction élémentaire (v. l’art. Arnould), et membre de la Commission directrice de la Revue belge 1839-1845) ; l'Institut historique de France, la Société des Antiquaires de Normandie et la Société des Bibliophiles de Mous le comptaient parmi leurs associés.

comhoiru (Jean-Nicolas), né à Liège le 50 janvier 1778, mort à Flémalle-Ilaute le 22 octobre 1837.

Son frère ainé, Mathieu-Nicolas, se fit un nom comme poète pastoral ( 1 ) ; celui-ci, avec des goûts littéraires non moins prononcés, se sentit cependant plus porté à sonder les secrets de la nature qu’à en célébrer les beautés.

Le professeur Charmant lui avait appris à aimer les anciens; le professeur Christian sut l’enthousiasmer pour l’étude de la chimie et des sciences naturelles, et cette dernière influence fut décisive. Ses inaitres le prirent en affection; il en résulta qu i) l’époque où il partit pour Paris, avec l’intention d’y commencer ses études médicales, on remarqua en lui une maturité précoce,

H. Kuborn, a paru en 1857 dans l 'Annuaire t te la Société <t‘ Emulât ion de Liège.

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un esprit sainement cultivé, des aptitudes brillantes déjà nettement accusées. il subit de brillants examens ; Duméril et Husson constatèrent dans le procès-verbal de son admission qu'il était très-versé dans les sciences anatomiques. il fut prosecteur de Dupuytren; sa thèse de doctorat est dédiée à cet homme illustre. Elle traite de l'extraction des reins et des conséquences anatomico-physiologiques qui en découlent ( 1 80r>). Ce premier travail lit sensation; le docteur Huilier, à l’article reins du Dictionnaire des sciences médi cales , en parla dans les termes les plus favorables. Comhaire revint à Liège et ne tarda pas à s'y faire une notable clientèle. Mais la pratique de la médecine ne suffisait pas à son ardente activité; dès i800, sous les auspices de l’autorité, il ouvrit avec Ansiaux, à l’amphithéâtre S'-Clémenl, des cours publics et gratuits de médecine et de chirurgie ( ' ). Bientôt de nombreux élèves, sur les certificats de ces deux hommes éminents, furent admis à l’exa men de docteur dans les diverses écoles de Paris ; d’autres subirent l'examen d'officier de santé devant le jury départemental. Lecole fondée par Ansiaux et Comhaire fut, pendant dix ans, un des centres scientifiques de la Belgique réunis à l'Empire. « Lors de la création » des Universités belges en 1816, la » réputation des professeurs de l'école n de Liège, les avantages évidents que » leur enseignement avait répandus » dans une grande partie delà Belgique, » fixèrent le choix du gouvernement, et » l’un des grands centres d'instruction » fut établi dans celte ville. Ce sont » donc les travaux d’Ansiaux et de son » dignecollègueetami Comhaire, ajoute » le docteur Habpts('), qui nous ont » en quelque sorte dotés de moyens b d’instruction inappréciables... nComhaire compléta son œuvre en fondant un cours de clinique interne à l'hôpital

(•) La môme année, le docteur Ramoux rétablit, à la Maternité, le cours sur l’art des accouchements qui avait été fondé, vers la fin du siècle dernier, par Fallize, sous la surveillance do la Société d’Emulation, et supprimé pendant la tourmente révolutinn-

de Bavière (1841). On voit que le gouvernement trouva sous la main, le moment venu, les éléments essentiels d’une bonne Faculté de médecine. Comhaire fut nommé en 4817 professeur à l’Université, avec mission d’enseigner, pendant le semestre d’hiver, l’anatomie et la physiologie, et en été, la matière médicale et la clinique interne. Plus tard , il remplaça l’enseignement de l’anatomie par celui de l’hygiène : il s’était depuis longtemps occupé d’une manière particulière de cette science, dont la haute importance n'avait pu échapper à un esprit aussi élevé et aussi clairvoyant. 11 recueillait avec le plus grand zèle des observations météorologiques, et mettait autant de soin minutieux à observer les faits, que de prudence à en tirer des conclusions. U sut acquérir le respect et la confiance de ses élèves par sa dignité personnelle, par la clarté et la solidité de son enseignement, par son dévouement et son activité infatigables. En dehors de l’Uversité, son exemple et ses travaux scientifiques exercèrent une influence féconde sur le Corps médical, il fut un des plus zélés propagateurs de la vaccine ; il remplit les fonctions de secrétaire du Comité institué à cet effet. Comhaire fil partie, en la même qualité, de la Commission médicale provinciale; l'administration lui conféra, en outre, le titre d’inspecteur de la santé publiqqp. Membre honoraire de la Société de médecine de Liège, correspondant de celles de Louvain et de Bruxelles, il rendit de nombreux services aux sociétés qui l’accueillirent dans leur sein. En 4814 et en 18l9.il présida le Comité des sciences de la Société d’Emulation.

Il fut l’éloquent organe de ce Comité, lorsqu’il prononça en séance publique, le 25 avril 1821, un discours sur la vie et les travaux de son ami le docteur Nysten, dans le but d’obtenir l’inscription honorable du nom de l’auteur du

naire. V. Ul. Capitaine, Notice historique xur lu Société d' Emulation ('Annuaire de 1856, p. 51).

(*) Malice sur N. G. /I . J. Ansiaux.

Liège 1842, in-8°, p. 43.

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Dictionnaire (te médecine dans la galerie des illustrations liégeoises, qui, comme on sait, donne à la grande salle de la Société le caractère d’une sorte de panthéon local. Le nom de Nysten y fui effectivement inscrit en lettres d'or, comme plus tard celui d’Ansiaux. On doit à Comhaire, outre sa thèse, un assez graud nombre de travaux divers:

1° De Anatomia, discours inaugural prononcé le 3 novembre 1817 (Ann.

Acad. Leod. vol. 1); 2° Constitution météorologico-médicale observée à Liège en 1810 (Liège, 1817, in-8°); 3° Notice historique sur le docteur Nysten (Liège. 1822, in-8°); 4° De vanitate systemntum in clinice medicâ, discours prononcé le 9 octobre 1826, à l’occasion de la remise du rectorat, dignité qu’il avait revêtue le 10 octobre de l’année précédente (Ann. Acad. Leod vol. 9); 5° Recherches physico-médicales sur l'emploi et l’action du sulfate de quinine (1850), ouvrage dédié à M. Amiral, professeur à la Faculté de médecine de Paris (Comhaire est le premier qui, en Belgique, ait employé ce médicament); 6° De nombreuses observations, consignées dans les principaux journaux de médecine de Paris. — Enfin Comhaire a laissé un précieux recueil, malheureusement inédit, d’observations météorologiques (sous forme de tableaux), ' commençant en 1 801 et se prolongeant jusqu’à l’année même de sa mort.

Sources: lîl. Capitaine , Notice sur la Société d'Emulation. — A. Habels, Notice sur Ansiaus. — Piron, Algemeen Levensbeschryiing , etc. Matines, 1860, in-4#. — Journaux de 1857. —

(• ) Derrière le jardin botanique, entre la rue Fusch et la rue des Anges.

( *) Cet hommage a été rendu à sa mémoire sur la proposition de Ch. Morren.

( *) Notice sur R. Courtois, dans Y Annuaire de l'Acad. roy. de Belgique , année 1838, p. 105-129, et annéo 1839, p. 91-9.1. — Une autre notice plus courte a paru dans le Messager des arts, «le. de Gand (nouv. série, 2* livr. , p. 315); elle renferme quelques inexactitudes. — Le travail de Ch. Morrcu a été réimprimé dans la Biographie licgeoise de Becdelièvre, t. Il, p. 731-752,

Renseignements fournis par M. N. Ansiaux.

Courtni» (Richard-Joseph) naquit à Verviers le 17 janvier 1806 et mourut à Liège le 14 avril 1855. Une rue de cette dernière ville porte aujourd’hui son nom ('); son portrait figure sur le diplôme de la Société royale d’horticulture de Liège, parmi ceux des grands botanistes qui ont illustré le pays (*) ; mais autant ces honneurs ont été légitimement conquis par lui dans le court espace d’une carrière de vingt-neuf ans, autant cette carrière elle-même a été pénible et douloureuse. La vie de Com tois peut se résumer en deux mots :

dévouement inlatigable à la science, lutte incessante contre la misère. On ne peut rappeler le souvenir de ses travaux cl de ses souffrances sans partager l'émotion de son biographe Ch. Morren, dont nous ne saurions mieux faire que de suivre le récit (*).

Courtois père était un petit fabricant de draps, peu aisé, chargé d’une famille nombreuse et ne pouvant donner à ses treize enfants une éducation soignée.

Une circonstance toute vulgaire détermina la carrière du jeune Richard.

« Placé dans une petite école d’enfants, à quatre ans il savait lire couramment; hors des heures de classe, il allait jouer avec ses camarades aux abords si pittoresques de sa jolie ville natale. On sait que Verviers était l’habitation du Nestor de la botanique belge, le docteur Lejeune (*), qui préparait vers ces années sa Flore de Spa, publiée

(*) Lejeune (Alexandrc-Loui6-Simon), né à Verviers le 23 décembre 1779, y mourut le 28 décembre 1858.

Nous aurons l'occasion, ci-après, de dire un mol de quelques-uns de ses travaux , entrepris en collaboration avec Courtois. Le professeur Kickx, de Gand, lui a coneacré une notice intéressante dans le tome XI de la Belgique horticole (Repr. dans l'Annuaire de l’Acad. royale de Belgique). — Voir aussi le .Y ccroloqe liégeois de M. Ulysse Capitaine, 1858, p. 69-79 et 1860. p. 85.

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en 1811 ( ' ). Dans ses visites médicales, il descendait souvent de cheval pour herboriser et recueillir les nombreuses espèces de plantes que produit un aussi beau pays, tout entrecoupé de montagnes, de valions, de ruisseaux et de rivières. Lejeune itiehard, tout enfant qu’il était, avait remarqué ce manège ; sa curiosité fut vivement piquée ; son intelligence naissante mais si précoce, se demandait ce qu'on pouvait voir de si attrayant dans les fleurs. Rencontrant souvent M. Lejeune, il quitte ses compagnons de jeu, longe les berges des chemins et se hasarde enfin à demander un jour à notre botanographe la permission de tenir la bride de son cheval. Son but n’était que de voir de plus près pourquoi et comment les fleurs occupaient tant M. Lejeune. Il comprit alors que leur diversité, leurs formes si gracieuses se mult ipliaient en quelque sorte par leur dissection; la curiosité, si naturelle aux enfants, si utile à l'homme fait, fournit dès lors à Courtois d’intarissables jouissances dans la contemplation de tant de beautés. Il n'osait pourtant souffler mol; mais M. Sister.

l’instituteur , avait remarqué le goût qu’il portait désormais aux fleurs et la constance qull mettait à suivre, de loin, le botaniste qui devait bientôt devenir son protecteur; il en parla à M . Lejeune ; celui-ci interrogea le petit Richard et le prit en affection. Richard avait alors six ans; M. Lejeune le fit entrer au collège, et un an après, son protégé remportait le prix dit du drapeau (*) ». Stimulé par un premier succès, l’enfant

(') Liège, 2 vol. in-8°, 18 1 1-1813. — En 182-4 parut une Weci/edeccl ouvrage, contenant des additions et des modifications : le nom de Courtois figure parmi ceux des personnes dont l'auteur avait reçu des communications. Dès l'année suivante, Courtois était devenu le collaborateur inséparable du docteur Lejeune.

(*) Morren, p. 108-109. — Le prix du drapeau était un prix d'excellence ; on conduisait le lauréat chez lui, en cortège, drapeau en tète.

is) Ch. Morren l'appelle M. Gémie; c'est une faute d’impression {v. dans YAnnuairc dr la Société d'Emulation de Liège, année

continua de se distinguer dans ses études; l’excellent docteur l’envoya au collège de Liège pour y terminer ses humanités ; Richard en sortit a U ans, chargé de couronnes, mais inquiet de l’avenir. L’abbé Roland, qui avait dirigé ses études, à Yerviers, le destinait à l’état ecclésiastique. Or l’enfant ne se sentait aucune inclination pour la théologie; son désir eût été d’aborder à l’Université de Liège les études médicales : mais ses parents ne pouvaient s’imposer un pareil sacrifice. Le docteur Lejeune fut encore sa providence ; il s’entendit avec un autre homme généreux, M. Génin, marchand de laines , le même à qui le célèbre violoniste Vieuxtemps doit aussi en partie son avancement (*), et tout fut dit. A l’Université, Denzingerfv.ee nom) remarqua bientôt sur les bancs un tout jeune élève qui se distinguait entre tous ; il le fil venir chez lui , le traita comme son propre enfant et le poussa plus avant dans l'étude du latin. Richard apprit à manier cette langue avecaisance et élégance; il se mit à rédiger en latin des thèses pour ses condisciples, et trouva ainsi le moyen de faire quelques économies (*). Reçu candidat en médecine, il fut nommé chef de la clinique interne i l’hôpital de Bavière.

Il y resta deux ans , mais s’occupa de botanique plus volontiers que de médecine ; cependant il subit son dernier examen avec la plus grande distinction, le 20 juin 1825. Nous venons de dire que l'étude des plantes était restée sa passion ; il finit par s’y consacrer entièrement Pendant son séjour à l’hô-

1867, la notice de M. J. Renier, de Vervicrs, sur l’ enfance de Vieuxtemps, p. 205-215).

(*) «Plus tard, dit Ch. Morren , lorsque le malheur vint assiéger son foyer domestique, le papier de ces thèses lui servait de feuilles d’herbier; j'ai trouvé sur les marges de ces publications des notes fort intéressantes pour la flore du pays. Pouvait-il imaginer, le jeune Courtois, qu'alors qu'il serait devenu professeur, il serait à court d'argent pour acheter du papier, et que les mêmes pages qu'il vendait à des élèves incapables deviendraient le dernier véhicule de sa pensée ? » (p. 109] .

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pilai, il avait remporté (7 octobre 1822) la médaille d’or au concours ouvert par l’Université de Garni sur la question suivante : On demande une exposition succincte de nos connaissances actuelles sur l'origine, la situation, la structure et la fonction des organes servant à lu propagation chez les plantes phanérogames. Ce n’était qu’un travail d’élève, mais remarquable déjà par une logique serrée, par une disposition claire et méthodique, par un style concis et par une saine érudition ; on y sentait l’influence de l’esprit germanique, l’influence de Denzinger et de Gaéde(v. ces noms). Ce début fut remarqué, et une liaison de plus en plus intime avec le docteur Lejeune rendit Courtois de plus en plus indifférent à l’art d’Hippocrate. Malgré la différence d’âge, Lejeune, qui avait conçu l’idée de publier une flore du pays en plantes sèches, un herbier mis en fascicules , choisit Courtois comme collaborateur. C’était en 1825; Richard était sur le point de se faire recevoir docteur en médecine ; néanmoins, il accepta avec enthousiasme la proposition de son protecteur et se mit à parcourir, en herborisant, toutes les localités de la contrée. Ces courses lui offrant l’occasion de recueillir des renseignements de toute espèce , Lejeune lui donna l’idée de recueillir, chemin faisant, les matériaux d’une statistique provinciale. Ainsi s’explique, pour le dire en passant, le choix du sujet de la thèse de Courtois: Topographie phgsicomédicale de la province de Liège. Position géographique, constitution géologique et minéralogique, marais, cours d’eau, eaux minérales (liste très-complète) , flore et faune, météorologie , constitution physique et morale des habitants. hygiène, maladies et épidémies, hospices, etc.. Courtois nota, observa tout : on regrette que celte dissertation, fourmillant de faits curieux et peu connus, soit devenue rare au bout de peu de temps, et surtout quelle n’ait point été traduite en français. Quant au Choix des piaules de la Belgique, il en a paru, de 1825 à 1850, 20 livraisons de

(')$* nomination date du l*r décembre

50 plantes chacune, soit 1,000 plantes parfaitement classées et éléga niées , quelquefois décrites par les deux auteurs.— La Statistique de la province vit le jour en 1828 (2 vol. in-8°). Courtois s’attachait surtout à la topographie, à la géographie et à l’histoire naturelle.

Son cadre n’embrasse ni la criminalité, ni l’instruction publique, ni rien de ce qui tient à la vie sociale ; mais comme description du pays et de ses ressources naturelles, l’ouvrage est aussi complet, aussi exact qu’on peut le désirer, et aujourd'hui encore il soutiendrait le parallèle avec les meilleurs du genre.

A l’époque où il le publia. Courtois était depuis trois ans attaché à l'Université de Liège, en qualité de sousdirecteur du jardin botanique ('); il relevait du professeur Gaéde. Son horizon commençait à s'étendre : il pouvait se livrer à loisir à ses études chéries et ses relations scientifiques devenaient de plus en plus nombreuses. Il travaillait toujours avec Lejeune. Ils donnèrent au public, dès 1827, le premier volume du Compendium florœ Belgicie, recueil où les résultats des investigations de tous les botanistes belges étaient réunies pour la première fois en un faisceau, et enrichis des propres recherches des deux auteurs. L’ouvrage forme trois volumes : le second parut en 1851, le troisième en 185G seulement, après la mort de Courtois; 1791 espèces y sont décrites, les cryptogames cellulaires comprises. « La description des espèces, dit Cb. Morren, y est souvent originale ; les localités y sont indiquées avec soin, les synonymies revues aux sources mêmes ; après tout, cet ouvrage mérite encore la préférence sur tous ceux que nous possédions déjà (*) ».

lies angusta demi, c'était le revers de la médaille. Avec son modique traitement, qui le mettait presqu’au niveau du jardinier en chef. Courtois ne parvenait pas à nouer lés deux bouts de l’année. Etudiant , il avait su vivre de privations ; mais la situation n’était plus la même; en 1828, il s était marié à Verviers, sans calculer, ne consultant

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que son cœur. Il se rappela donc qu’il était médecin, et pour se faire connaître comme tel, publia deux traductions d'ouvrages allemands, dûs à des professeurs de ('Université de Würzbourg.

Les efforts qu’il dut faire pour chercher à se procurer une position indépendante, tout en conservant ses fonctions et en poursuivant scs travaux scientifiques, développèrent en lui le germe fatal de la phthisie pulmonaire qui l'enleva avant l’âge. Ajoutons qu’il ne parvint jamais à s’affranchir des préoccupations du lendemain; son logement plus que modeste, au Jardin botanique, était en rapport avec son train de vie. Les angoisses de la misère finirent par l’aigrir et par lui faire commettre une grave imprudence. Nous ne qualifierons pas autrement la démarche qu’il lit auprès du ministre pour obtenir la chaire de Gaéde, son professeur ; l’arrêté du IG décembre 1830, en apportant de grands changements dans le personnel enseignant de l’Université de Liège, n’avait point pourvu, par une circonstance inexplicable, à la nomination d'un professeur des sciences naturelles, ou au maintien de l’ancien titulaire: Courtois crut pouvoir en conclure que Gaéde avait par cela même reçu sa démission, comme d’autres étrangers. Il se trompait : au bout de quelques jours, Gaéde fut réintégré dans ses droits, et naturellement il n’y eut plus dès lors que des rapports légaux entre le directeur du Jardin botanique et son subor donné. Gaéde mourut le 2 janvier 183i ; la demande de Courtois devenait alors légitime; mais le gouvernement avait pris la résolution de ne point nommer

( ‘ ) Préparateur à l’Université.

{*) Davreux (C. -J.', pharmacien à Liège, professeur à l'Ecole industrielle de cette ville, n'a fait qu'une apparition à l'Université. Il a fourni, depuis, une carrière des plus honorables cl a rcnilu de véritables services à la science. On lui doit non seulement un Cours de chimie et de minéralogie fin-8° , fort estimé en son temps, mais encore un Essai sur la constitution t icognostiquc de la province (le Licite, mémoire couronné par l'Académie de Bruxelles it. IX. de la colt., 1r* partie, p. 137). Davreux fut longtemps secrétaire d« la Commission médicale de la

de nouveaux professeurs avant la promulgation d’une loi organique de l’enseignement supérieur. Sur l’avis du Collège des assesseurs, l’héritage de Gaéde fut divisé : Courtois obtint provisoirement le cours de botanique ; Carlier ('), remplacé plus lard par Scbmerling , celui de géologie ; Fohmann , l’anatomie comparée; enfin Davreux (*), la minéralogie, il ne fut pas donné au malheureux Richard de former de nombreuses générations d’élèves: le mal qui le rongeait prit graduellement des proportions graves ; il y succomba quelques mois avant la réorganisation universitaire. Ses derniers jours même ne furent pas tranquilles ; soupçonne à tort d’avoir prêté la main à certaines menées politiques, il fut un instant sur ie point de perdre son emploi, ii lutta jusqu’au bout contre la mauvaise fortune, travaillant toujours avec une ardeur qui devait accélérer les progrès de sa maladie, ne parvenant point â recueillir les fruits de ses peines ; « aimant les autres, dit son biographe, et n’en étant point aimé. » Aussi bien sa manière d’être ne prévenait pas en sa faveur; pour l’apprécier, il fallait le pratiquer de très-près. Uconnaissait peu les ménagements : sa rude franchise lui fil souvent du tort. « Il était sec, comme une phrase spécifique de Linné, mais aussi, comme elle, précis et juste, frappant d’aplomb et allant au cœur de la vertu s’il avait â la louer, du vice s’il avait à le combattre Ce genre de précision dans l’esprit, exprimée par une parole quelquefois un peu âpre, ne devait pas lui concilier l’amitié de tout le monde ; mais si le botaniste de Yerviers n’eut pas ce bonheur, souvent peu

province et président de la Commission administrative des hospices civils de Liège. Il prit une part très-active aux travaux de l'Academie royale de médecine, où il entra en 1831 en qualité de membre titulaire. Les services qu'il rendit en 1849, lors de l'invasion du choléra, lui valurent la croix de Léopold. Dans scs loisirs, il s'occupait avec succès d'histoire et d'archéologie liégeoises. Né à Liège en 1806, il y mourut presque sexagénaire, universellement regretté pour les qualités de son cœur non moins que pour son mérite scientifique.

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désirable en lui-même, du moins il fut honore de l’estime de tous ceux qui le connurent. Sa vie est peut-être semée de quelques traits sur l'appréciation desquels on n'est pas préc isément d’accord; mais je dois à la vérité, continue Ch. Morren ( ' ), de déclarer ici que Courtois mettait l’amour filial au- dessus de tous les devoirs. Des banqueroutes et la révolution avaient détruit l’industrie de son père, qui expédiait ses draps en Hollande ; cette nombreuse famille souffrait d’une gène continuelle. Hicliard seul venait à son secours, et à peine avait-il recueilli quelque récompense de ses travaux, que, sans s’inquiéter du lendemain pour lui-même, il allait de gaîté de cœur donner à ses parents ce qu’il avait reçu. Les dernières années de sa vie sont remplies d'actions touchantes et qui devraient fi jamais fermer la bouche à ses détracteurs. Ce n’est pas sans doute le dehors qui doit nous donner l'estime de nos concitoyens, et si quelque chose est tout l’homme, ce ne doit être que le cœur, que l'âme, que la conscience enfin, dont la moralité est celle des actions elles-mêmes. »

Courtois était correspondant de l’Académie royale des sciences et belleslettres de Bruxelles, membre de l’Académie impériale Leopoldino-Caroline des Curieux de la Sature (sous le nom de Dodonée II), de la Société royale de botanique et d’agriculture de Garni, de la Société d’horticulture d’Anvers, delà Flore de Bruxelles, enfin secrétaire de la Société d’horticulture de Liège. Il justifia le prénom que lui avait décerné l’Académie Leopoldino-Caroline, selon l'usage traditionnel, par une élégante dissertation in Hcmberti Dodonœi pemptades (1855), « dans laquelle il établit une synonymie complète entre les noms que portaient les plantes au XVI* siècle, tels qu’on les trouve dans les ouvrages de Dodonée, eteeux que la nomenclature actuelle leur attribue. A ce mémoire est jointe l’énumération des espèces indigènes etexoliques cultivées au jardin de l’infirmerie île la célèbre abbaye de Dillighem, en 1G53, d’après l’herbier

A l'époque où Ch Morren écrivit sa

du frère Bernard Wynhouts (*). Ce travail est fort curieux pour l’histoire du commerce et de l’horticulture ancienne de notre pays ; car il démontre, comme son auteur le fait remarquer, que la Belgique voyait cultiver à cette époque une foule déplantés très-rares, surtout de Curaçao, des Moluques, du Brésil, etc. » Le titre de membre correspondant de l'Académie de Bruxelles fut obtenu par Courtois à la suite de l’envoi d’un mémoire (G décembre 1 834) sur les tilleuls d’Europe, le dernier de ses ouvrages. « A la même époque, je dirais au môme jourfnouslaissonsencore parler Ch. Morren), M. Edouard Spach remit à Paris, auxdirecteurs des Annales des sciences naturelles , un travail sur la même matière ; l’histoire de ce bel arbre, si abondamment cultivé dans les sites pittoresques de la province de Liège, n’en deviendra que plusdifficile.

L’un et l’autre de ces botanistes ont, comme on le pense bien, créé des espèces nouvelles. M. Host, premier médecin de l’empereur d’Autriche, décédé en avril 1854, avait déjà précédé les auteurs dans la détermination des espèces confondues par Linné sous le nom de Tilleul d’Europe. Cet arbre méritait une attention particulière. Courtois le regardait, d’après M. de Candolle , comme celui qui, en Europe, pouvait atteindre les plus grandes dimensions.

On cite cependant des Pins sylvestres et des Frênes ( Fraxinus excelsior) de loOpjeds de hauteur, tandis que laplus longue branche du Tilleul de Neustadt dans le Wurtemberg, dont on estime l’âge à 700 ou 800 ans, ne mesure que 100 pieds de longueur. Il est très-remarquable que les espèces nouvelles citées par Courtois ont toutes été trouvées dans la même avenue d’une petite ferme des environs de Verviers. »

Courtois exerça une grande influence sur l’horticulture et l’industrie des jardins, dans la province de Liège. Son nom reste inséparable de celui de Jacob-Makoy , cet homme d’une volonté et d’une persévérance indomptables, qui, abandonnant tout d’un coup

notice, cet herbier appartenait au professeur Kickx (p. 1 1 9).

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le pic du houilleur pour la bêche du jardinier, sans savoir un mot de latin, mais doué d'une mémoire sûre et plein de confiance dans sa bonne étoile, s’initia en peu de temps à la connaissance des plantes et de leur culture, fonda les premières serres modèles que Liège ait construites, devint le premier jardinier du continent et répandit ses produits dans les deux hémisphères.

Jacob-Makoy fut, avec Courtois, le fondateur de la Société d'horticulture de Liège, dont Gaéde occupa le premier le fauteuil présidentiel. Courtois était son secrétaire. Lors du premier voyage de Léopold Ier A Liège, le roi visita les serres de Jacob-Makoy, et grAce A sa libéralité, Bichard put visiter les serres de Claremont et d'autres établissements h&rticoles de l’Angleterre, d’où il rapporta un grand nombre de plantes rares. Les observations du jeune voyageur furent recueillies dans le Magasin d'horticulture, et les conseils qu’il donna aux Anglais sur la taille des poiriers et des pommiers, traduits dans leur langue, profitèrent aux jardinicrsdelaGrande-Brelagne et des Etats- Unis d’Amérique ('). Un jardinier anglais, dont il n’avait pas loué les méthodes, crut cependant devoir protester dans un article assez vif, publié A Londres et à Paris ; Courtois lui répondit en deux pages , où il fit l'apologie des cultures du jardin Botanique de Liège, injustement critiquées par 1 écrivain étranger. — Voici , d'après Ch. Morren, la liste des ouvrages de notre infortuné botaniste.

1° Bichardi Courtois, Ververiensis, Besponsio ad quæslionem botanicam ab ordine matheseos et philosophiæ naluralis in academiâ Gandavensi , anno 1821 propositam : Quæritur concinna exposUio eorum , gwv. de orgmiorum propagationi imerventium phanerogamicorum ortu , situ, fabricA et fottelione innotuerunt. Ann. Acad. Gandavensis, 1821-1822, 115 p. in-4°.

2° Conspeetus topographiæ physico-

{* ) De l'influence de la Belgique sur l'industrie horticole des Etats-Unis, par Ch.

medicte provinciæ Leodiensis. Liège, 1825, in-4° (Thèse inaugurale).

3° Yerslag van een plant en landbouvvkundig reisje , gedaan in julij 182G, langs de oevers der Maas , van Luik naar Binant, in de Ardennes en het groot hertogdom Lux embu rg (Bijdragen tôt de naturk. wetenschapen , de Van Kall, Yrolik et Mulder (t. 11, p. 450-479, 1827, in-8°).

Relation d'un voyage entrepris avec Rronn (v. ce nom;. Instructive pour les fleuristes.

4° Aanteekeningen over enige planten der Zuidcnlandschc Flora , en voornamlijk der Flora van de omstreeken van Spa ( Ib . p. 292-299).

Le docteur Lejeune a travaillé à celle notice.

5° Verhandcling over de Renunculactœ der ISederlandsche Flora (Ibid.

Même observation.

6° Beschrijving van twee plantaardige miswassen (Ibid. p. 220-227).

C'est l'histoire d’une prolificalion de YErysimum Cheiranthoidex et celle d’une semblable anomalie du Yeronicu monxiruasa (media).

7° Overzigt van de minérale wateren en warme bronnen van bel Nederland en een gedeelle van Pruissen (Ibid. t.

IV, p. 19-35).

Statistique très-complète des eaux minérales et thermales de la Belgique.

8° Compendium Aorte Bclgicæ , eonjunctis studiis ediderunt A. L. S.

Lejeune et B. Courtois. T. T. Liège, 1827, 2G4 pages, petit in-8°. — T. Il, 1831, 320 p.; T. 111, 1830 (publié à Yerviers après la mort de Courtois).

9° Becherehcs sur la statistique physique, agricole et médicale de la province de Liège. Verviers, 1828, 2 vol. in-8°.

Au S* vol., après la page 281, s'ajoutent 1 4 tableaux non numérotés et un supplément de 23 p. avec une pagination particulière. — L’Université de Liège possède l'exemplaire

Morren. Liège, 1837, in-8°.

DAN

de l'auteur avec une foule d'annotations et de corrections, surtout au premier volume, des tiné à une seconde édition.

10n Mémoire sur la population des villes de la province de Liège, 1839, 18 p. in-8#, et 7 tableaux.

Publiéchez Vandermaelen.. Recueil de documents statistiques de Belgique).

11° Mémoire sur la dyssenterie, par le prof. Frédérick de Wurzbourg, trad. de l’allem. sur la 2" édition.

Liège, 1828. in-8°.

12° Mémoire sur l’auscultation appliquée il la grossesse, par G.-S.

ilaus, D. M. à Wurzbourg, trad. de l'allemand, Liège, 1828, in-8“.

13u Catalogues et Procès-verbaux de la Société d'Horticulture de Liège, 1830 à 1851.

U» Magasin d’horticulture. Liège, Collardin, 1832-1835, un vol. ou 12 livraisons in-8°.

La première livraison du second volume (1-2) a paru en 4834.

lîi° Commenlarius in Hemberti Dodonæi pemptades, SO p. in-l° (Ann.

Acad. Cœs. Lcop. Car. liai, curios..

vol. XVLi, 1833).

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