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II. Travaux non publiés par T Académie

51° Résumé des leçons sur la géométrie et la mécanique des arts industriels. 1826, in-S°.

Ce résumé, comprenant 26 leçons , était destiné à servir de manuel dans l’enseignement. L'auteur n'en annonça la publication & personne, insouciance qui lui attira des difficultés avec son libraire et lui coûta une somme assez ronde.

32" Divers articles dans la Corres-

pondance mathématique et physique de M. Quetelet, savoir :

Vitesses virtuelles. II, 19, 94 et 158 (1826); Spiriques, 11, 257, (1826); Problèmes, 11, 359 (1826) ; III, 136 (1827); IV. 226 (1828) ; Vitesses virtuelles, 111,75(1827); Résonnance, III, 145; Théorie de la chaleur, III, 237; IV, 584 (1828) ; Dynamique, IV, 38, 504 ;V, 227 (1829); VI (1850) ; Points brillants, IV, 127 (1828) ; Rotation des corps, IV, 234 '.Théorie des équations, IV, 291 ; Optique, V, 222 (1829) ; Mécanique, VI, 87 (1850) ; Analyse, VI, 210 ; Balistique, VII, 128(1852); Mécanique analytique, VII, 169,217,257, 297(1852); VIII, 62(1835).

Sô* Différents écrits dans les Mémoires de l'Académie de Turin.

— On lit dans le Bulletin de l'Académie royale de Belgique, année 1846, p. 162 : « M. Pagani annouce à l’Académie qu'il s’occupe de la rédaction d’un travail sur les principes fondamentaux de l’analyse algébrique, et qu’il se propose de le soumettre incessamment à l'approbation de la Compagnie. Il se borne, pour le moment, à faire eonnaitre qu’il croit être parvenu h établir une théorie complète des quantités négatives et imaginaires, et à démontrer que ces dernières quantités peuvent servir, au même titre que les quantités négatives, à la construction géométrique des problèmes de la géométrie analytique. » — Il n’a pas été donné suite ù ce projet.

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Napoléon), néà Glons le 17 mai 1804, mourut subitement à Liège le 15 décembre 1867. Après avoir achevé ses humanités sous la direction de son frère aîné, maître intelligent et instruit C), il suivit à l’Université de Liège les «•ours de la Faculté des sciences. Reçu pharmacien avec la plus grande distinction, par la Commission médicale de la province, le 15 août 1826, il prit part, l’année suivante, au concours public

C) M. l’abbé Peters, auteur de plusieurs dit du Beauregard, faubourg Sl-Gilles à ouvrages classiques et fondateur du collège Liège (aujourd’hui V Institut St-Joscph).

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que la Régence de Liège ouvrit entre les candidats à la chaire de pharmacie instituée en cette ville (’). Ses efforts furent couronnés de succès \ * ) ; un arrêté royal du 4 décembre 1827 le nomma professeur à l’hôpital de Bavière. Il y lit son cours pendant huit ans, tout en remplissant les fonctions de pharmacien en chef des hospices civils. En 1 855, lors de la réorganisation de l’enseignement supérieur, il obtint le titre d’agrégé il la f aculté de médecine de riiniversité. Le 7 décembre 1854 , il fut nommé professeur extraordinaire; le 16 mars 1861, professeur ordinaire- Ses attributions restèrent les mêmes pendant tout le cours de sa carrière universitaire, savoir :

1° Pharmacie théorique, y compris l’histoire des drogues et des médicaments , leurs altérations et leurs falsifications, les doses maxima auxquelles on peut les administrer ; 2° Pharmacie pratique, y compris les opérations toxicologiques. En 1867, il demanda un suppléant pour la partie non chimique de son enseignement : le gouvernement lui adjoignit M. le docteur Van Aubel (v. ce nom), son gendre. L'École de pharmacie, installée dans un laboratoire spacieux et bien aménagé, répond de tous points ù sa destination, si ce n’est quelle pourrait être plus riche en appareils. Les résultats qu’elle a fournis, sous l’impulsion intelligente et vigoureuse de Peters-Yausl , méritent d'être signalés. Depuis que les élèves subissent leurs examens devant les jurys combinés, ou, pour parler plus précisément, de 1849 à 1867, trois récipiendaires seulement ont été ajournés, ce qui constitue une proportion tout à fait exceptionnelle. Des 95 pharmaciens formés pendant cette période, 55 ont été reçus avec la plus grande distinction, 5 avec grande distinction (grade aujourd’hui supprimé), 51 avec distinction. 19 enfin d'une manière satisfaisante. De pareils chiffres en disent

assez par eux-mêmes. — Peters faisait partie de la Commission médicale provinciale depuis le 51 décembre 1857 ; il présida ce corps en 1865, 1864 et 1865. Il était membre honoraire de l’Académie royale de médecine de Belgique (arrêté royal du 1 décembre 1862) et affilié à plusieurs autres sociétés savantes. — V. Part. Chandelon.

itnikoin (Amtoine-François-Joseph) naquit ù Liège le 20 juillet 1785, et y mourut le 4 octobre 1862. II fit de fortes études à l’Ecole centrale du département de l'Ourte,el partit dès 1800 pour Paris, avec une vocation décidée pour la carrière de son père, médecin très-distingué (*) Au quartier latin, il retrouva les Hauzcur, les Nysten, les Dejaer, les Colson, comme lui enfants de Liège, comme lui passionnés pour la science. Il conquit des palmes académiques, obtint au concours le titre d’élève de l’École pratique, et fut ensuite attaché au service de l’hôpital St-Antoine. Trois fois de suite il mérita le prix d’émulation que l’administration décernait annuellement aux élèves internes les plus recommandables. La Gazette de Liège de J.-F. Desoer (n° du 10 août 1810) nous apprend que ses succès lui valurent des félicitations nationales, et que la municipalité liégeoise lui accorda une récompense pécuniaire. Haikern fut reçu docteur en médecine de la Faculté de Paris, le 4 décembre 1807. Il ne quitta point la grande cité, mais s’y établit en praticien; le 24 mars 1808, le préfet de la Seine te nomma médecin du bureau de bienfaisance de la section de Montreuil, et l’année suivante, médecin de la garde nationale du même arrondissement (8*'). Son mérite attira l’attention toute particulière de l’illustre llallé, de l’Institut, médecin ordinaire de l’Empereur. Sur la proposition de ce personnage, Raikem fut attaché en qua-

{•) Règlement «In H avril 1827, approuvé par le gouvernement le 7 juillet suivant.

(*) Les épreuves durèrent trois jours.

{*) Guillaume-François-Joseph Itaikem , docteur de la Faculté de Nancy, avait été

médecin consultant du dernier priuce-évèque de Liège ; il remplissait alors ses fonctions de médecin des hôpitaux civils de sa ville natale.

lité de médecin, par décret du 17 octobre 1810, aux enfants des princes de Lucques et de Piombino. II vécut à la cour de Florence, entouré de l'estime générale, jusqu'il la chute de la famille qui l'avait appelé ; la grande-duchesse Elisa lui conlia, outre les fonctions précitées. le service médical de sa maison et de la pagerie. Ce fut à Florence qu'il épousa Mlle Marie-Louise Cors! , camériste de la princesse Napoléon Bacioeehi: union heureuse, d’où naquirent six enfants, qu’il eut le bonheur de voir grandir autour de lui. Les évènements ne le prirent pas au dépourvu: il passa avec éclat les examens nécessaires pour obtenir le droit de pratiquer la médecine en Toscane, et, le 12 mai 1815, concourut victorieusement pour la place de premier médecin de Volterra. Il habita cette ville jusqu'en 1850, joignit à son titre celui de médecin en chef des hôpitaux et de tous les établissements publics, et fut chargé en outre du service médical des salines de S‘ Léopold.

Dans le cours d'une si laborieuse carrière, Itaikem trouva le temps de se livrer à de profondes éludes spéciales, dont l'importance fut reconnue par un grand nombre de sociétés savantes.

Parmi ses titres académiques, il faut citer ceux de membre correspondant de l’Ecole de médecine de Paris, de membre de ia Société anatomique de la même ville, de correspondant de l'Académie impériale de médecine, de la Société médicale d'émulation de Paris, de la Société Mcdico-/lsica de Florence, des Georgofili de Florence, de la Soc. médicale d’Erlangen, de VAccadcmia Xapoleone et de la Faculté médico-chirurgicale de Lucques. de la Société I. et R. Aréline, de YAccad. Labronica de Livourne, de la Soc. Colombatia de Florence, de YAccad. Elruaca de Corlone, de YAccad de Scpvlti de Volterra, de la Soc. Toscane de géographie et d'histoire naturelle, etc. Rentré en Belgique, il lit en outre partie des Soc. médicales de Gand, Bruges, Bruxelles , Liège et Verviers ; de la Soc. d’Emulation de

( 1 ) Il ne fut pas tout d'abord accueilli comme il méritait de l’ôlre tv. l' Industrie du 14 avril, le Journal de Liège des 18 et 19

Liège, etc., etc. — Depuis longtemps il nourissait le désir secret de revoir son pays. Il n’en laissa pas échapper l’occasion, lorsqu’il fut question de réorganiser nos Universités de l’Étal. M. de Theux songea au médecin de Volterra, et n’eut pas besoin d’insister beaucoup pour le déterminer. Par arrêté royal du 8 août 1850, Raikem fut nommé professeur ordinaire ;i l'Université de Liège (*), avec mission d'enseigner l’anatomie pathologique et l’hygiène (*). Il se lit remarquer dans sa chaire par son esprit positif et par une érudition peu commune. Il aimait ,;i citer les auteurs italiens, Mascagni, Giacomini, BuiTelini, Tomassini, Ramazzini et tant d'autres; il rendit sous ce rapport des services à la Faculté de Liège, en familiarisant les élèves avec des idées et des méthodes peu connues en Belgique. Notons en passant qu'il fut chargé , pendant plusieurs semestres, d’un cours de clinique médicale.— Raikem n’etait pas orateur :

malgré tout son savoir et sa riche expérience, on doit avouer qu’il ne parvenait que difficilement à captiver son auditoire. Mais lorsqu’il se trouvait en présence d'un cas particulier à interpréter, tel qu'une maladie obscure ou une lésion anatomique rare, son œil s’animait, sa ligure rayonnait, l’expression propre se présentait naturellement sur ses lèvres, il savait aussi produire de l'effet, à l'occasion , par la ténacité de ses recherches, par la force de sa logique et par une bonne foi candide qui déroutait les esprits prévenus, cl faisait s’évanouir les sourires narquois ou incrédules quelquefois prêts à l’accueillir. Il se consacra tout entier à l’enseignement ; aussi bien, son Age avancé ne lui permettait plus guère de s’adonner régulièrement à la pratique médicale Quand il consentit a traiter des malades, non-seulement il le lit sans honoraires, mais plus d’une fois il supporta lui-même les frais des médicaments qu’il prescrivait. Homme simple et confiant jusqu’à la naïveté, il fut trop souvent victime de son cœur généreux. Sa

août 1836, etc. U

(*j A partir de 1842, il donna aussi un cours spécial d'hygicnc à l'Ecole dos mines.

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