Partie zoologiquc (Paris): Le tiré à part n
m. Annales des sciences naturelles de Bruges: Arélée, par F. Puccinotti d'Urbin (l. Il, 1840-1841, p. 140-155).
Trad. des préliminaires de l'ouvrage de Puccinotti sur Arélée.
n. Archives de la médecine belge : Les
(')Un des meilleurs travaux de Raikem.
La Commission était composée du MM.
AI
tirés à part n- * 13 et 16. — Notice sur l’anatomie et la pathologie de la glande thymus, par le I)r Corti(t. IV, 1841, p. 65 et 156), art. traduit du Journal des sc. médicales de Turin (ltepr. par la Gazette des hôpitaux de Paris). — Du cryptogame de la teigne, trad. d’un Mém. couronné à Milan en 1850 sous le titre de Enzoografla umana (ltepr. dans YEncyclogr. dessc. méd.). — Nouv. considérations tirées d’une foule d'expériences et d’observ. pathologiques Mille pouls veineux, par le l)r Dcsidcrio, de Venise (t- XXXYII, 1851, p. 255).
— Rcprod. du Mém. n° 12 (t. XXIV, 1847, p. i45)etd’aulrescommunicalions faites à l'Aead. de médecine. — Itapp.
sur les indications prophylactiques à suivre contre le choléra-morbus asiatique (t. XXVI, 1848, p. 17). — Itapp.
sur les Mém. de concours relatifs à l’hist. de l’albumincrie(t. XXXIII, 1850, p. 134). — Art. divers (trad de l'italien), anonymes ou signés 1t.
o. Journal de médecine publié par la Soc. des sc. médicales et naturelles de Bruxelles : Obs. sur un abcès urineux consécutif à une perforation de la vessie (1. 1, 1843, p. 551 et 561). —Quelques obs. sur des tumeurs sous-cutanées renfermant des vers vésiculaires (t. III,
1845, p. 543). — Trad. d'articles italiens : Méthode rationnelle du traitement de l’hydrophobie, par L. Toffoli, (t. Il, 1844, p. 469); Remèdes anti-épileptiques du l)r Marochelti (t. IV, 1846,
p. 147); Nouveau procédé pour l'amputation de la verge, par M.ltizzoli (l. IV,
1846, p. 810); Des avantages de l'ellébore noir, partie, dans les cas de manie et de mélancolie, par F. Gozzi (t. IV, 1846, p. 803), etc., etc.
p. Bulletin de l'Académie royale de médecine de Belgique: Obs., réfl. et aperçus sur quelques affections morbides de la veine porte, etc. (Discussion, t. III, 1844, p. 170; v. ci-dessus, n° 10) — Rech., obs. et réflexions sur les abcès du foie ouverts dans les bronches (llésumé. analytique, t. VI, 1847, p. 353 ; v. ci-dessus, n° 12); Rapp. présenté au nom de la Commission (') chargée
Craninx , Lombard , de Mersscman , Yleminckx et llaikem, rapporteur.
nor
(l’examiner la question relative aux moyens prophylactiques à suivre contre le eholéra-morbus asiatique (t. Vil, 1818, p. 535-377). - Disc- sur les altérations pathologiques rencontrées dans les cadavres des cholériques (t. VIII,
p. 507); Rapp. de la Commission chargée d'examiner les Mémoires envoyés au concours sur la question : Faire l' histoire de l'albuminerie, etc. (t. IX, 1819, p. 075; v. ci-dessus, n). — Rapp. sur des essais d’inoculation faits avec du eowpox recueilli dans la commune de Hinghene (t. IX, 1819, p. 022).
Le Bull, de l' Académie de médecine renferme encore une vingtaine de rapports sur différents travaux communiqués à cette Compagnie par les docteurs Van Meerbcek, A. Sovet, J Ansiaux, Meunier, Moreau, Brasseur, A. Bnzc, Dclcour, Desiderio, Heuse, Graux, Tardini, etc. Ces rapports, dit M. Marions , sont faits avec conscience et peuvent être cités comme des modèles d'exactitude et de judicieuse appréciation.
q. Annales média -légales belges, publiées par le Dr Crommelinck (1813) :
le tiré à part n° 8.
r. Mémoires de l'Académie royale de médecine de Belgique. : les tirés à part n0' 10 et 12.
* Annales des Univers, de Belgique, voir les numéros 9 et 17. — Discours prononcé sur la tombe de K. V Godt t (IIIe année, 1854, p. 934).
f. Annales du Conseil de salubrité publique de la prov. de Liège : les tirés à part numéros 11 et 14. — Rapp. relatif à une note de M. le docteur Sovet, de Beauraing, sur la bière considérée au point de vue de l’hygiène publique (t. II, 1845, p. 05).
«. Annales d'oculislique de Tli. tuilier : Traductions de l'italien : sur un nouveau procédé opératoire du docteur Cappeletti pour exécuter la blépharoplastie (1810). — Sur l’emploi des verres convexes chez les opérés de la pupille artificielle, par le docteur Trinchioetti (1816) — Sur l’helminthiase dans ses rapports avec l’oculistique (1853), etc.
{' ) Nous résumons la notice biographique publiée dans la Revue de Uige (t. Il, 184i, p. 625-662 par M. Félix van Hulst, gendre de Rouillé. — Voir aussi Van Hollebeek ,
t*. Annales delà Société de médecine de Liège : Rapport sur le travail du docteur Collette relatif aux inondations à Liège (1. 111. 1818, p. 27-45).
M. U. Capitaine nousapprend encore que Raikem a laissé quelques travaux inédits, pour la plupart inachevés, notamment une traduction commentée de la partie de l’ouvrage de clinique du prof. Bufalini , de Florence, relative aux maladies du cœur.
Kuutiio (Loi'is-Rierkk) , né à Versailles le 20 mars 1757, naturalisé belge le 18 mai 1815, mourut à Liège le 17 octobre 1811. Il appartenait par son père A une ancienne famille de robe, et par sa mère, Marie-Madeleine Gaillard, à la famille de l’historien de François I , de Charlemagne et de la Bivalilé de la France et de T Angleterre. ; ('). Son éducation terminée, il fut, suivant un usage assez général à cette époque, placé chez un procureur (vers 1779), où il rencontra François-Stanislas Andrieux, dont la carrière devait avoir avec la sienne une étrange ressemblance. La similitude de leurs goûts, de leur caractère, de leur génie les prédestinait en quelque sorte à courir les mêmes chances de fortune. L’un et l’autre déployèrent, dans l’étude de leur patron, plus de zèle et d'aptitude à faire des plans de tragédies et de comédies — qu’A grossoycr- Ils abandonnèrent la procédure presque en même temps, pour entrer , Andrieux , chez le duc d'Uzès , en qualité de secrétaire ; Louis Rouillé , A l’hùtel des chcvaux- légers , en qualité de secrétaire aussi, sur la proposition du petit-fils de d’Aguesseau et de M. de Ségur.
« L’un et l’autre traversèrent honora- » blement la tourmente révolution- » naire ; l’un et l’autre se réfugièrent » dans l’élude des lettres, qui leur pro- » cura plus lard des chaires sentbla- » blés, d’où, sans s’être revus, ils fai- » saient descendre en même temps,
Les Poète* belge.*, Bruxelles, 1861, in-8°, p. 27 et suiv. cl le Journal de Liège du 18 octobre 181 Kart, de M. Cl. Muller).
» l’un ù Paris, l’autre à Bruxelles et » ensuite à Liège, avec la môme grâce u et la même aménité, des enseigne- » monts également dictés par les inspi- » rations les plus nobles et par le goût » le plus pur, et recueillis des deux » parts avec le même zèle et le même » amour. » — On possède peu de détails sur la jeunesse de Rouillé : il (allait pour ainsi dire employer la ruse, ou réveiller chez lui un souvenir de reconnaissance, pour l’amener à parler de ses anciennes relations avec Thomas, avec Marmontel, Chamfort, l’abbé de Boismont , l’abbé Morellet , Suard , Saint-Ange, Ducis, Florian, qu’il voyait fréquemment chez Mn,e d’Angivilliers, dont le salon réunissait tout ce que la Cour avait de plus aimable et les lettres de plus distingué. Rouillé s’attacha surtout à Thomas, puis à Ducis, parce que Ducis aimait Thomas. Ils ne furent pas les seuls à lui reconnaître de l’aptitude et un jugement délicat en littérature; en 1782, Saint-Ange, l'élégant traducteur des Métamorphoses , pria Rouillé, Ducis et Mistelet de corriger sa comédie intitulée l 'Ecole des pères ou Y Heureux échange. Le secrétaire des chevau-légcrs partageait son temps entre l’accomplissement des devoirs de sa charge, la culture des lettres et la fréquentation assidue des gens d’élite : pour tout concilier , il était obligé de prolonger ses veilles outre mesure, ce qui finit par compromettre sa santé, au point qu’on fut obligé de lui interdire tout travail et de le mettre au lait d’ânesse. 11 avait fait une comédie ; on ne lui permettait même pas de la relire.
Enfin arriva l’heure bénie de la convalescence; Rouillé la salua par une charmante invocation à la Santé , qu’il adressa sous forme de lettre à J. -B.
Lesbroussart, son oncle par alliance (*). Il était encore souffrant lorsqu’il écrivit ces vers; à peine osait-il compter sur l’avenir :
Aime» moi, mon ami, je prendrai patience.
Adieu. De relit; qnn j'«D<«D>e
Je ce»e d'espérer un traitement plu, doux ;
Mais j ‘apprends qu'elle est près de vmi«;
Je regrette moin» son absence.
( ' ) Celte pièce a élé insérée dans la Rerue de Liège, t. Il, p. 210, et dans le vo-
Lesbroussart, appelé en Belgique par Marie-Thérèse, avait publié à Bruxelles, en 1785, sous le titre De l'éducation belgique, des réflexions sur le nouveau plan d’études que Joseph II venait d’adopter pour le Collège Thérésien. L’idée lui vint, en 1787, de se faire un titre auprès du Musée de Bordeaux, en faisant hommage à cette Académie d’un exemplaire de son ouvrage; il y joignit une pièce de vers de Rouillé, sollicitant pour celui-ci le titre de membre correspondant qu’il ambitionnait lui-même. Tous deux furent nommés : inconnu la veille à Bordeaux, Rouillé s’y vit porter aux nues lorsqu’on eut donné lecture du Moment, petit poème d’une conception vraiment ingénieuse et d’une grâce dont notre siècle a perdu le secret.
f'-hrx le# humain#, pin# qu’un 11c (xin»;,
Tout Pal l'out-tngo d'un moment.
Un moment uou# dooue U vie.
Un moment nous donne la mort.
Un moment fixe notre sort.
Un moment eomble notre envie.
Un momeut nou# rend malheureux.
Un moment nous rond odieux, *
Un moment noua réconcilie...
. I.o moment i son gré >e joue De notre eipoir, de no# désirs:
Du sort, il tait tourner la roue...
... Au mortel le plu# malhabile il prête lu dextérité,
Kt dan# l’esprit le plu# stérile Il porto la fécondité...
11 embarrasse la prudence.
Excuse la témérité.
Éteint la sensibilité.
Anime la froide indolence,
Fait triompher l'aridité Où vient échouer la science,
Kt lionne A la stupidité
Le ton vainqueur do l'éloquence.
D'un uilrrrier tout chargé d'honneur#
Lu moment obscurcit la gloire,
Kt d'un Krostate A vapeur#
Il étornUo la mémoire.
D'un poltron, il fait un héros,
Do la fade Ktmire, une idole;
Il vous mène nn sm<e A Papho»,
Et frète Luao au Capitole.
Relie., vous sentez comme moi Le prix d'un momeut de délire...
Beau soxe, nssoz souvent
L’instint, dit-on, a sur vous quelque empire.
Je n’en crois rien : point ne voudrais médire; Point no voudrais m’expo#er a votre ire:
Trop b en sauriez punir le médisant...
L’abbé Sicard, le célèbre instituteur des sourds-muets, fut chargé de notifier leur nomination à Lesbroussart et à Rouillé. Le diplôme de ce dernier lui donne la qualification de Secrétaire
iume de poésies légères dont il sera question ci -après.