‹ L'université de Paris, 1200-1875Chapitre 107 sur 143 · DÉPARTEMENT DES MANUSCRITS · texte numérisé non relu

DÉPARTEMENT DES MANUSCRITS

Les recueils de ce département sont divisés en fonds 3ortantles noms de ceux quiles ont légués ou vendus. 50,000 manuscrits environ, sur 100,000 dont se compose le cabinet, sont relatifs à l'histoire de France, ^u point de vue de l'art, la bibliothèque possède ies manuscrits, ornés de miniatures d'un prix inestimable. En langues étrangères, elle est particulièrement riche en manuscrits hébreux : viennent ensuite des manuscrits en plus ou moins grand nombre dans toutes les langues connues. On appelle cabinet des titres et généalogies plusieurs milliers de portefeuilles ou boîtes remplies de titres généalogiques très -précieux pour toutes les familles de l'Europe. — Cette collection eut pour origine celle que Gaignières avait formée et qu'il donna au roi

en 171 i ; on y joignit en 1717 celui d'Hagier, en 1754 celui de Blondeau, et successivement un grand nombre de cabinets, sans compter les pièces de tout genre et de toute provenance qu'y entassa la Révolution. Des autographes, de belles reliures, et d'autres curiosités sont exposés sous des vitrines, dans la grande salle des manuscrits, dite galerie Mazarinc.

3o DÉPARTEMENT DES MÉDAILLES.

François P^ fut le premier roi de France qui eut le goût des médailles; Henri II, Catherine de Médicis et leurs enfants aimèrent également ce genre de monuments. Charles IX fit classer tout ce qui avait été réuni d'antiquités, leur donna place au Louvre, et chargea un garde de leur conservation. — Dispersées pendant la guerre civile, il n'en restait plus que des débris à l'avènement de Henri lY. Louis XIII les négUgea. Louis XIV fit porter au Louvre tout ce qu'ail y avait de médailles éparses dans les maisons royales. L'intendant du cabinet ayant été assassiné en 1666, l'année suivante on réunit cette collection à la bibUothèque du roi ; Colbert en fit de beaucoup le plus riche cabinet qu'il y eût en Europe. En 1684, Louis XIY le voulut voir à Versailles. Il ne fut rendu h la bibUothèque et à l'étude que sous

iOuis XV (1761). On l'installa dans le lieu qu'il iccupe encore aujourd'hui.

Ce département a été plusieurs fois spolié et volé [udacieusement ; il contient aujourd'hui plus de 20,000 pièces confiées aux soins de MM. Henri javoix et Chabouillet.

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