DÉPARTEMENT DES ESTAMPES
Colbert créa ce cabinet en 1667, avec 12o,000 gravures qu'il acheta de l'abbé de Marolles, pour nrichir la bibhothèque du roi. Il s'augmenta sucessivement de planches que fit graver Louis XIV, lour rappeler les événements remarquables de son ègne; de la magnifique collection Gaignières ; en 711, des 12,000 portraits formant le recueil de llément, garde de la bibhothèque; de la collection l'estampes de Charles de Beringhen, composée le 80,000 pièces (1731), de 80 volumes faisant me suite de portraits rassemblés par le maréchal rUxelles (1753), des collections Fontette (1770), et Mariette (1775), etc.. Aujourd'hui cet incomparable nusée iconographique ne renferme pas moins de ,300,000 pièces contenues dans prèsde 11, 000 vournes ou portefeuilles.
K Placé sous la direction de M. de Laborde (de l'Inslilul) et de 1. Georges Duplessis,
loO LES BIBLIOTHEQUES DE PARIS.
BIBLIOTHÈQUE MAZARINE A l'Institut, quai Conti, 21.
Formée, sur Tordre de Mazarin, parle savant Gabriel Naudé , qui commença sa collection vers 1643, la bibliothèque se trouva bientôt composée de plus de 40,000 volumes. — Le cardinal l'avait rendue publique en 1644. Elle occupait alors plusieurs pièces dans l'hôtel habité par Mazarin, et qui forme aujourd'hui une partie de la Bibliothèque nationale. Par son testament, Mazarin consacra sa bibliothèque à la satisfaction et à la commodité des gens de lettres, et demanda qu'elle leur fût ouverte deux fois par semaine, ce qui ne fut définitivement réalisé qu'en 1688, dans le même monument et les mêmes salles 011 elle est aujourd'hui placée. A cette époque, la bibliothèque se composait de près de 60,000 volumes. — Elle demeura sous Tadministration de la Société de Sorbonne, du 14 avril 1688 au mois de juin 1791, époque où elle devint propriété de l'État. Aujourd'hui elle n'a pas moins de 110,000 volumes, principalement beaux livres du quinzième siècle, anciens ouvrages d'histoire, de médecine, de juris-f prudence et de théologie, et 4,000 manuscrits in-i téressants. Elle possède, en outre, différents objets d'art, parmi lesquels figure un globe terrestre cons-
Miit par le bénédictin Bergerin , et une collection iguée par M. Petit-Radel, de l'Institut, précédent dministrateur. C'est un musée composé deSOmoèles exécutés sous la direction de M. Petit-Radel, et ^présentant des monuments pélasgiques de l'Italie, e la Grèce et de l'Asie Mineure.
BIBLIOTHÈQUE SAINTE-GENEVIÈVE Place du Panthéon.
Fondée en 1624 par le cardinal de La Rochejucauld, abbé commendataire de Sainte-Geneviève, ans des bâtiments de cette abbaye, aujourd'hui vrés au lycée Napoléon, cette bibliothèque s'enchit successivement des collections de Chanteau et e Lallemand, chanceliers de l'Université, de l'abbé eFlecelles, et, en 1709, du cardinal Charles-Maurice e TeUier, archevêque de Reims. A la suppression e l'abbaye Sainte-Geneviève, elle devint propriété e l'État , et prit alors et garda, durant l'Empire , ! nom de bibUothèque du Panthéon. Les livres 'ansférés provisoirement, en 1843, dans les âtiments de l'ancien collège de Montaigu , ont été éposés dans les bâtiments actuels, qui ont été laugurés solennellement en 18o0. La salle de icture des imprimés est la plus vaste des bibliolèques de Paris : elle peut donner place à 420 per-
io8 LES BIBLIOTHÈQUES DE PARIS.
sonnes assises. — Le rez-de-chaussée est occupé : l** par un beau et grand vestibule, ouvert un quart d'heure avant la bibliothèque, et chauffé durant l'hiver; 2" par les collections de manuscrits, d'estampes et de curiosités; 3^ par la théologie et le dépôt à gauche. — Elle contient 5,000 manuscrits et environ 150,000 imprimés. — On remarque encore une collection unique de portraits du quinzième siècle , une autre de portraits au pastel des rois de France, le crâne de Cartouche, le portrait singulier de la rehgieuse noire de Moret, le masque en cire de Henri IV, etc....
BIBLIOTHÈQUE DE l' ARSENAL
Rue de Sully, 1,
Il est peu de collections bibliographiques en Europe qui aient une importance pareille à celle de la bibliothèque de l'Arsenal, soit par le nombre des volumes qu'elle renferme, et qui s'élèvent à plus de 230,000, dont 6,000 manuscrits, soit par la beauté et la rareté des éditions. — Elle doit son origine au marquis de Voyer de Paulmy, qui avait réuni environ 125,000 volumes, et qui, pour éviter que cette collection si précieuse pour l'histoire et pour les lettres fût dispersée après sa mort, la vendit au comte d'Artois, frère de Louis XVf, depuis Charles X. Cette
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Dibliothèque, qui conserva jusqu'à la révolution de fuillet 1830 son ancien nom, prit à cette époque la lénomination sous laquelle elle est connue aujourl'hui. C'est par erreur qu'on a dit qu'elle occupe es appartements de Sull}^ qui, entre autres foncions, remplissait, comme on sait, celle de grand naître de l'artillerie de France, et habitait d'autres bâtiments du grand Arsenal. La partie moderne -egarde le quai Morland ; elle a été élevée en 1718, )ar ordre du Régent, sur les dessins de Boffrand, 30ur servir de demeure au gouverneur de l'Arienal.