XVII. Collège municipal
Chaptal.
! Internes. . . 580
Demi-pens. 297
Externes. .. 326
Professeurs généraux 26
— spéciaux. 54
Maîtres d'études. ... 36
On a calculé que le nombre des étudiants de Paris est en chiffres ronds de 8,000. La Faculté de droit en compte 2,300; la Faculté de médecine, 5,000; et l'École de Pharmacie, 700. On peut ajouter à ces chiffres les 1,500 élèves des écoles polytechnique, centrale, normale supérieure, des mines, des ponts et chaussées et des beaux-arts, ce qui donne un total de 10,000 étudiants.
Le budget de l'instruction pubhque pour le seul état de New-Yorck ' (Amérique) dépasse vingt-huit minions. A Genève, ce chapitre est bien plus élevé que chez d'autres grandes nations de l'Europe.
En 187S, les professeurs de la Faculté de médecine de Paris ^ ont tenu : 127 jours d'examen à l'école, 365 matinées cliniques à l'hôpital, 54 leçons à l'amphithéâtre, 50 séances de commission et enfin un concours, qui a duré quatre mois avec quatre séances par semaine. Quel labeur et quelle triomphante réponse à opposer à ceux qui attaquèrent les vaillants professeurs des Facultés de l'État, et| qui se réjouissent en disant que TUniversité dej France a vécu !
1. Aux États-Unis, il y a deux célèbres Universités : l'une à Saint -Louis (Cincinnati), et l'autre à San-Francisco (Californie); en Angleterre, Londres possède Caiholic Universiiy s'iony Iturst; en Autriche, il y a l'Université renommée de Lintz.
2. La Faculté de médecine de Paris, où les professeurs éminentaj attirent les étudiants de toutes les parties du globe, verse, par
PIECES JUSTIFICATIVES. 3iri
Nous recommandons aux étudiants de nos Facultés les renseignements suivants empruntés aux mœurs scolaires de l'Angleterre.
Nous laissons de côté ce qui a trait aux questions économiques des Universités de Cambridge et d'Oxford, et, nous contentant d'indiquer que la vi'e de l'étudiant devient commune et murée dans l'établissement qu'il a choisi pour faire ses études, nous citerons ce curieux passage du règlement universitaire, qui donnera à réfléchir à nos tapageurs du quartier latin :
Le matin, l'étudiant doit assister à l'office religieux; mais il n'est pas forcé de se lever avant l'heure à laquelle cet office a lieu, c'est-à-dire huit heures. La plupart se jettent à bas du ht aux coups de la cloche qui sonne matines, et, passant leur grande robe, descendent à la hâte. Deux pointeurs, placés à l'entrée de la chapelle, marquent les présents sur une liste et signalent l'absence des autres. Le déjeuner suit immédiatement le service religieux. Chacun le prend dans sa
année, au ministre des finances, trois cent mille francs de bénéfice net, tous frais payés, et on lui marchande l'allocation d'instruments et l'établissement de laboratoires, d'amphilliéâtres.
chambre, sinon dans la chambre d'un ami ou même en ville.
Les leçons ne commencent qu'à dix heures. L'étudiant est tenu de suivre deux cours par jour, et ces cours ont toujours lieu entre dix heures et deux heures de l'après-midi.
Après ces cinq heures de leçons, la journée de l'étudiant peut être considérée comme terminée. Il n'a plus qu'à repasser soit dans l'après-midi, soit pendant la soirée, l'enseignement du matin. Tout son temps lui appartient jusqu'à l'heure oii l'on ferme les portes du collège, jusqu'à neuf heures du soir, avec obligation, il. est vrai, de rentrer pour assister, à six heures, au dîner, dans le grand réfectoire commun.
Les étudiants studieux finissent leur soirée aux bibliothèques, au cercle, au cabinet de lecture ou à la salle de discussion. Cette dernière institution est particulière à l'Angleterre, où nous la trouvons pratiquée, non-seulement dans les deux Universités dont nous parlons, mais encore dans les écoles secondaires.
A neuf heures se ferme la grande porte dans les différents collèges. La voix grave du beffroi sonne la retraite. Après le dernier coup, nul interne ne peut plus sortir. Ceux qui ont laissé passer l'heure peuvent encore rentrer ; mais ils sont signalés aux autorités universitaires et condamnés à une amende.
En dépit de cette vie si réglementée \ comme ne manqueront pas de le dire nos futurs docteurs ou licenciés , la jeunesse des Facultés anglaises