‹ L'université de Paris, 1200-1875Chapitre 29 sur 143 · Hauréau, La philosophie scholastique · texte numérisé non relu

Hauréau, La philosophie scholastique

lilb. — Livre appelé : Le signe d'un homme ou d'un quidam, relié pour la duchesse d'Orléans, par Simon Accard de Chauny.

1632. — François I®'' accorde une gratification de cent écus d'or à Clément Marot, son valet de chambre ordinaire, pour ses bons et agréables services en son office et autrement.

1573. — En la présence de maislre Nicolas, notaire à Paris, maistre Pierre Ronsard, aumosnier et poëte françois du rov, confesse avoir reçu de M. P. de Ficte, trésorier de l'épargne dudit seigneur, la somme de trois cents livres, pour trois mois de sa pension et enlretenement.

3. La rue du Fouarre tirait son nom du vieux mot fouarre ou feurre, qui veut dire paille.

■ï. En 1397, Guillaume Vivian et Jehan de Chambly, de l'ordre

La faculté de Droit de Paris * , fondée au moyen âge, n'enseignait plus, depuis 1219, que le droit canonique ^ ; on l'appelait Faculté de Décret , à cause du décret de Gratien. — Défense lui était faite d'enseigner le droit civil ^ [article 66 de r ordonnance de Blois).

Louis XIV, par son édit d'avril 1679, régla l'étude du droit civil et du droit canonique , et fixa la condition des professeurs et agrégés [arrêt du Conseil des 16 novembre 1680 et la déclaration royale du 19 janvier 1700). Par lettres patentes du 16 novembre 1763, le roi ordonne la cons-

des Frères Prêcheurs, Simon Domonl, Etienne de Chaumont et Jehan Nicolas, docteurs en théologie, reçoivent du duc d'Orléans leur salaire, pour labourer en la translation d'une Bible en françois, laquelle fit commencer le roi Jehan.

1397. — Le duc d'Orléans achète de Robert Lescuyer, libraire à Paris, Isidore , Suétone et Lncain, en français ; et de Pierre Vérone, étudiant à Paris, Tite-Live et Bvëce^ aussi traduits en français.

1390. — Problèmes d'Aristote, translatés de latin en français, par la main de maistre Evrartde Contis, maître en médecine.

1. Discours prononcé par M. le doyen de la Faculté de droit de Paris, Colmet d'Aage (icf août 18T5).

2. Diplôme de bachelier en théologie, délivré par J. Villers, recteur de l'Université de Paris (14 42).

3. En 1495, Michel Thomas, élève étudiant à Orléans, et G. d'Antry, licencié en théologie, reconnaissent avoir reçu diverses sommes que le duc d'Orléans leur a données, à l'un, pour s'entretenir es escoles, et à l'autre, pour s'ayder à estre fait docteur.

1489. — Ordre du roi de payer à maistre Paul Émilius, orateur et chroniqueur Lombard, sa pension de cent quatre-vingts livres. t

truction, autour de l'église Sainte-GeneYiève, des bâtiments inaugurés le 24 novembre 1772.

Tous nos rois accordèrent des privilèges à l'Université*, grâce à eux bientôt devenue^ puissante après Philippe-Auguste et saint Louis. En 1408, on lit l'ordonnance de Louis XI, relative à la requête des trois États de Normandie, contre Robert du Quesnoy, recteur de l'Université de Paris, qui voulait imposer les villes affranchies, contrairement aux privilèges de la Charte normande. Le 19 juin 1S37, privilèges accordés par François P"^ à rUniversité de Paris. — En 1540, rente fondée pour le collège de Fortel en l'Université de Paris, et en 1553, Henri II exempte l'Université de Paris

ï. Taranne, Rapport au ministre sur les archives de l'instruction publique. {BnUcVin des comités historiques, 1850.)

Outre la collection possédée par le ministre de l'instruction publique, et comprenant les registres des nations de France, de Picardie, de Normandie, d'Angleterre et d'Allemagne, de la faculté des Arts, il y a à la Bibliothèque nationale de Paris (manuscrits) Codex Rectoriiis , le Catalogue des Maîtres. A la bibliothèque Mazarine : le Livre des Censeurs de la nation de France (1935- 1935 E); le Livre des Procureurs (2682 A-1935 F).

2. Au quinzième siècle, Jehan Charlier de Gerson, docteur en Sorbonne, soutient, comme avocat, devant le Parlement, les droits de l'Université de Paris, violés par le sire de Savoisy. La Cour, par son arrêt (1404), ordonne que la maison du sire de Savoisy sera démolie et abattue aux coûts et dépens d'iceluy, et que le résidu en sera baillé à l'église de Sainte-Calherine-du-Val-des- Écoliers , en laquelle église partie des offenses et maléfices proposés par l'Université furent faits, et se commencera la démolition mardi prochai»...

du décime , en reconnaissance de la censure qu'elle exerce sur les mauvais livres.

En vertu de la Charte royale du 21 août 1321, la Cour ^ des comptes exerçait un contrôle sur l'administration du collège de Navarre-Champagne , elle jugeait les différends entre le proviseur et les élèves, commettait un auditeur pour assister à la vérification des comptes, et veillait à la conservation de la bibhothèque. Elle était trop voisine de la Sainte - Chapelle pour ne pas en avoir la régie temporelle que lui confièrent Philippe le Bel et Charles YII.

Disons-le, en France, les locaux de nos grandes écoles, des principaux établissements d'instruction pubhque, à Paris même, ne répondent pkis à leur destination. Dans les lycées de Paris, qui reçoivent des internes (Louis-le-Grand ^ , Henri IV, Saint-

1. Dissertation historique de Lechanteur, el surtout l'excellent et introuvable ouvrage de M, de Boisllsle (1873), Gouverneur, éditeur à Nogent-le-Rotrou.

Voir (10 décembre 1552) la quittance par laquelle JosseLebel, maître faiseur d'orgues, et autres instruments de musique, demeurant à Paris, rue des Assis, près Saint-Jacques-la-Boucherie, à l'enseigne du Griffon d'or, confesse avoir reçu de MM. les procureurs doyens de la nation de France en l'Université de Paris, la somme de deux cent trente livres tournois , pour la façon des orgues par lui faites el livrées à l'église du collège de Navarre^ pour ladite nation de France.

2. J'ai préféré donner aux lycées leurs noms anciens et illustres, sous lesquels ils ont été si glorieux et connus, que de leur inlliger

Louis), les prescriptions de l'hygiène ne sont pas observées; chaque élève n'y jouit pas du cube d'air respirable auquel il a droit. — Les amphithéâtres d'anatomie de la faculté ne sont ni bien tenus * , ni aérés, ni assainis. — Le matériel de l'enseignement, depuis les collections et laboratoires jusqu'aux bibliothèques, est insuffisant, suranné ou en désordre, comme au Jardin des Plantes. — Nous avons à cet égard des modèles en Amérique, en Allemagne, en Angleterre, et même en Suisse. — Imitons-les enfin. — La première pierre de la Sorboxme, à réédifier, a été posée en 1853 , et attend encore la seconde : tant de calamités nous sont advenues depuis !

les surnoms changeants qui leur ont été assignés, depuis le 4 septembre 1870, au gré de la politique du jour.

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