‹ L'université de Paris, 1200-1875Chapitre 30 sur 143 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Auprès de TUniversité de Paris (1200), et diminuant le nombre de ses élèves, s'étaient fondées des universités rivales : Toulouse (1229), Montpellier (1289), Avignon (1303), Orléans (1306), Cahors (1332), Angers (1364), Orange (i36S), Aix (1409), Poitiers (1431), Caen (1432), Valence (1432), Nantes (1460), Bourges (1464), Bordeaux (1441), Reims (1547),Douai(1362),Dôle (1424), Besançon (1564), Pont-à-Mousson (1572), Strasbourg (1621), enfm Pau et Dijon (dix-huitième siècle).

L'éducation de la jeunesse , réglée si longtemps par le chef de l'Église, rentre, à dater de Henri TV, sous l'administration civile, comme un de ses plus grands attributs, toujours et hautement revendiqué par le roi et ses parlements.

Quatorze bénéfices étaient sous le patronage de

l'Université, et à sa nominalion : les trois cures de Saint-Germain-le-Vieux, de Saint-Côme et de Saint- Damien, de Saint-André-des-Arcs et onze chapelles, dont trois fondées en 1398, sur le revenu de la geôle du Ghâtelet de Paris*, en expiation du meurtre d'un régent, Simon de Maissemy ^ ; — deux, en 1304, sur un domaine du roi, par un prévôt de Paris, Pierre Jumel, qui avait fait pendre un écolier, sans autre forme de procès ; — une chapelle de Notre- Dame, fondée en 1308^ en l'éghse de Saint- Andrédes-Arcs, par Jean de Thélu, docteur en décret; et les cinq chapelles que Charles de Savoisy avait été contraint d'ériger (1403), en expiation du meurtre d'écoliers, tués par ses gens. L'Université^ était laïque, elle faisait les présentations à ces bénéfices, comme propriétaire et seigneur temporel* de ces fondations. Alors, comme aujourd'hui, ce qui a toujours manqué à l'Université, c'est une somme suffisante pour honorer dignement les régents , installer hygiéniquement les collèges et facultés, et accélérer le progrès des études et les

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