‹ L'université de Paris, 1200-1875Chapitre 79 sur 143 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

Il faut le reconnaître et le proclamer hautement, l'Église n'attendit pas les édits de Charlemagne pour ouvrir ses écoles à la jeunesse.

En Picardie \ pour ne pas sortir de la région qui nous occupe ici plus spécialement, le collège des Bons-Enfants^ à Saint-Quentin, était placé sous la direction même du chapitre de la Collégiale. Dès le douzième siècle, le diocèse de Noyon avait son maître d'école; à Laon, à Soissons et à Saint-Quentin, il y avait aussi un écolâtre.

Les ordonnances synodales du diocèse ^ de Sois-

1. L'Enseignement donné par le clergé dans le département de VAisnc, avant 1789, par le modeste, laborieux et érudit curépromoteur de Vendeuil, M. Delaigle; travail adressé à M. le ministre de l'inâtrucllon publique (janvier 187 4).

2. Réimprimées en 17 03, par ordre de Mgr H. S. C. de Bourdeilles, évcque de Soissons.

sons^ reproduisant les dispositions des statuts de 1403, — de 1532,— de 1610, de 1626, de 1629, de 16o4, de 16o6, règlent avec détail [Titre de Vinstruction) les fonctions, la tenue et la discipline des clercs, qui ne peuvent exercer qu'après avoir été reçus et approuvés par l'évêque. — Ces règles sont révisées et confirmées par les synodes de Soissons^ (5 novembre 1716 — 21 mars 1720 — 18 mars 1723

— 6 avril 1724 — 2 avril 1727 — 6 avril 1729 — 29 mars 1730 — 6 avril 1736 — 27 avril 1740 — 19 avril 1741 — 14 avril {lht2 — 30 mars 1746

— i^mars 1749). — Par deux actes du chapitre delà cathédrale, on voit que le collège deLaon a été fondé à Laon^ par les frères Carolot [Actes du 23 mars 1555 et du 24 février 1556). Le chapitre de la cathédrale donna quatre-vingts livres parisis, sous la condition de nommer le principal du collège et de pourvoir à la desserte de la chapelle.

1. Cette province étant notre pays d'origine (Saint-Quentin), nous avons toujours relevé, dans cette étude concernant Laon et Presles du diocèse de Soissons, tous les faits se rattachant plus intimement à notre chère patrie :

Nescio qua natale solum dulcedine cunctos. Ducit et immemores non sinit esse sitî.

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