‹ L'université de Paris, 1200-1875Chapitre 84 sur 143 · Du Boulay, t. VI, p. 46t · texte numérisé non relu

Du Boulay, t. VI, p. 46t

2. Pelri Rami oratio habita Luteiix, in qijmnasio Prellaeorum, cal. decembris 174 5, postquam Nicolans Sapiens, ejusdem gymnasii moderator , docendx ibi juveniuiis mnnus Ramo dédit, imo eum in administrationem dicti colleqii adoptavit.

Pétri Rnmi oratio de studiis philosophix et eloquentiœ conjtin' gendis, Luietix habita {anno 1746, die 4 id» octobris).

P. Rami oratio pro philosophicâ Parisiensis Academiae disciplina. Si quis vestrilm forte miretur.., (13 cal. mnrtii 1550 ante Paschum.)

Prœmium reformandœ academiœ ad Carolum Nonum Regem [Parisiis^ 1569, in-12), fut traduit en français sous ce titre : Advertissement sur la ré formation de r Université de Paris au Roy (1362, in-12, imprimerie d'André Wechel). Entre autres améliorations, Ramus proposait que, dans les facultés supérieures *, les professeurs fussent astreints à faire eux-mêmes leurs leçons ; — que les frais des actes qui préparaient à la licence et au doctorat fussent diminués; — que, dans la faculté de médecine, on substituât la lecture d'Hippocrate et de Galien, Tétude de la science de guérir aux disputes qui, d'après l'ancien usage, occupaient les quatre années du cours; — qu'en théologie, les questions subtiles, agitées par les scholastiques, fussent plus utilement remplacées par des conférences, des sermons, la lecture de l'Ancien Testament en hébreu,

1, p. Ramî, regii eloquentiœ philosopJtiœque professoris, oratîOj inido suœ professionis habita {an. 1551, die 8 cal. septembris — 25 augusti 1551).

Collecianeœ prxfationes, efc.,p. 402 et s.

Peiri Gallandi, lilterarum latinarum professoris regii, pro scholâ Parisiensi conlra novam Academiam Pétri Rami oratio. Ad illustrissimum cardinalem et principem Carolum à Lothariwjiù. Quod uterque Gracchus ohm.,. (An. 1551. Festuni Pascliœ, 29 marlii. Lutetix, apud Vascosanum, 1551, in-B^. Bib. Maz. 20, G60.)

P. Rami oratio coram Universitate Parisiensi, diedjunii 1557 habita, quâ diserte refert oralor, quid gestum juerit a legatis, quos dicta Universitas ad Henricum regem mansuefaciendum destinaverat, [Equidem non dubito^ auditores..,)

et du Nouveau Testament; — qu'enfin, dans les collèges de la faculté des Arts les régents donnassent moins de temps à l'explication sèche des règles de l'art d'écrire qu'à la lecture des textes originaux et à des travaux de composition. — Suivant le calcul de Ramus, les frais d'examen de médecine, pour la seconde année d'études, étaient de beaucoup les plus considérables; ils s'élevaient à 772 livres o sols, ceux des années réunies s'élevaient à 881 livres 52 sols.

Dans la faculté de droit, un arrêté du 13 juin 1534 fixait à 28 écus l'honoraire dû par le disciple à son régent. — Le même tarif n'existait pas dans les autres facultés ; pour parvenir à la maîtrise es arts, il en coûtait 56 livres 13 sols; — au doctorat en médecine, 881 livres 5 sols; — au doctorat en théologie, 1002 livres; le tout, sans compter le degré de licence, qui se vendait aux enchères. — Le vœu de Ramus était que ces exactions fussent supprimées et que les gages des professeurs fussent assignés, sur tant de rentes et de revenus que tiennent les moines, chanoines, abbés et évêques; — enfin, en médecine, il proposait, au lieu de thèses et argumentations, l'étude clinique.

Les tendances calvinistes que le clergé, menacé par elles, reprochait àRamus, empêchèrent ces nouvelles et pourtant bien pratiques réformes d'être

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