‹ L'université de Paris, 1200-1875Chapitre 83 sur 143 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Le collège de Presles et Laon \ dont nous retraçons ici l'histoire intéressante, était situé rue Saint- Hilaire et s'étendait jusqu'à la rue du Clos-Bruneau. — Les écoliers des diocèses de Laon et de Soissons ne restèrent pas longtemps réunis, car en 1323 les Laonnais occupèrent la partie attenante au clos Bruneau; les Presliens ou Soissonnais se retirèrent dans la partie A^oisine de la rue Saint-Hilaire. — Peu d'années après, en 1340, les Laonnais allèrent rue Sainte-Geneviève, et vendirent à Jehan de Dormans,évêquede Beauvais, fondateur d'un collège, la

1. Arch. nationales de Paris, M. M. 432. Du Boulay, t. IV, p. 168.

Jaillot, Recherches sur Paris (place Maubert), pages 59 et suivanles.

maison qu'ils avaient d'abord habitée, rue du Clos- Bruneau.

Au seizième siècle, l'Université de Paris ressentit le contre-coup des agitations profondes qui déchiraient le royaume. Même et déjà sous François I", l'opportunité d'une réforme frappait les professeurs qui, prenant l'initiative, demandèrent, en 1329, et obtinrent en 1532, que des modifications fussent apportées aux statuts de la faculté de théologie et de la faculté de droit. — Toutefois, lorsque Henri II, en 1533, enjoignit à l'évêque de Paris de travailler à l'extirpation de l'hérésie et à la réformation de l'Université, celle-ci réclama : Negotiumreformatio' nis^ in disciplina et moribus ad se pertinere respondit. — Malgré cette vaine opposition, Ramus^, un des maîtres que Henri II avait associés à ses desseins, soumit au jeune roi Charles IX un plan de réforme, qui embrassait toutes les branches de l'enseignement. Son vaste projet, publié sous ce titre :

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