‹ L'université de ParisChapitre 9 sur 10 · SIXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

SIXIÈME PARTIE

Historique.

Dans l'ancienne Université, les maîtres se formaienl d'eux-mêmes, sans entraînemenl spécial, dans les collèges ou dans 1rs facultés, el devenaient maîtres sans preuves particulières, par la seule vertu de la maîtrise es arts, du doctoral en théologie, en médecine ou en droit. Les Jésuites, eux, préparaient leurs futurs professeurs dans des noviciats. Après leur expulsion, en L762, les Parlementaires, pour assurer une certaine unité à l'éducation nationale, se préoccupèrent d'instituer une maison où les futurs maîtres de la jeunesse de France seraient soumis à une règle spéciale, et exercés en vue de leur profession. A cet effet, on réunit au Collège Louis-le-Grand les boursiers, auparavant dispersés dans les divers collèges de l'Université. On lii d'eux des sortes de novices enseignants el pour eux on établit les agrégations de philosophie, de littérature et de grammaire.

A ,;| Révolution, ce noviciat disparut, avec le collège où il s'abritait. Mais le besoin de le rétablir sous une forme nouvelle apparut bientôt.

L'Ecole Normale esl une création de la Convention. On l'établit

pour former des professeurs et par là servir de règle à renseignement dans toute la République. Elle date de 1794. Pour la constituer, on appela à Paris, de tous les points de la France, plusieurs (cntaines de jeunes gens et d'hommes déjà instruits. On les mit à l'école des maîtres les plus illustres, non pour recevoir d'eux une instruction que censément ils possédaient déjà, mais pour apprendre à communiquer leurs connaissances aux autres. Cet apprentissage ne devait durer, chaque année. que quelques mois. Une fois formés, ces élèves-maîtres devaient retourner dans leurs lieux d'origine, et à leur tour, transmettre à d'autres les méthodes reçues à Paris. Ainsi se propagerait l'enseignement régulateur. Il s'agissait donc de former des instituteurs, d'appliquer — c'est le texte même de la loi de la Convention — à « l'enseignement de la lecture, de l'écriture, des premiers éléments du calcul, de la géométrie pratique, de l'histoire et de la grammaire française, les méthodes prescrites dans les livres élémentaires adoptés par la Convention nationale et publiés par ses ordres. »

L'École s'ouvrit au Muséum, le 1er pluviôse an III. Elle avait environ quatorze cents élèves, venus de toutes parts, inégaux par l'âge, des jeunes gens et des vieillards, inégaux surtout par les connaissances. Connue pédagogues, ils eurent les plus illustres savants d'alors Mongc, Lagrange, Laplace, Berthollet, Daubenton, Haiiy, Yolnev. Bernardin de Saint-Pierre et La Harpe. Au début, ce fut une allégresse enthousiaste: les hommes de génie « jusqu'ici professeurs des nations et des siècles, » devenant « les premiers maîtres d'école (l'un peuple ! ». Après quelques semaines, ce fut la confusion, el bientôt un pamphlétaire appelait la nouvelle école: la Tour de Babel du Jardin des Plantes. Combien, dans ce grand troupeau, manquaient des connaissances Indispensables el quelle distance,

entre le niveau moyen de leur instruction et renseignement de leurs

maîtres! On a conservé les conférences et discussions de celle

première École Normale. Il y a là d'admirables leçons de Berthollet, de Laplace, il»- Lagrange et de Monge, parfaites de simplicité, il»' clarté et de méthode : mais elles portent sur les hautes

École Normale supérieure

généralités. La pédagogie de ces grands hommes, c'esl la philosophie des sciences \ pari quelques exceptions, très elle passail par-dessus les têtes. Il fallait bien avouer qu'on avail fail fausse roule. Quatre mois après qu'elle s'étail ouverte, l'école

de la Convention fut fermée. Elle ne se rouvrit pas. Restait l'idée.

Elle devait se réaliser mais sous une autre forme, quand fut organisée, en 1808,. l'Université impériale On décréta qu'il serait créé à Paris « un pensionnat normal. » où « trois cents élèves seraient formés à l'art d'enseigner les lettres et les sciences. » C'est donc bien d'une culture professionnelle qu'il s'agit. La nouvelle école n'est pas un établissement d'enseignement, analogue aux facultés créées en même temps qu'elle. C'est un noviciat universitaire. Cela est si vrai qu'à l'origine ses élèves ont pour uniques maîtres les professeurs de la Faculté des Sciences et de la Faculté des Lettres. Logés à coté d'eux, dans l'ancien Collège du Plessis, ils sont astreints à suivre leurs leçons, A l'École, ils sont censés recevoir des directions pratiques en vue de leur future profession.

Je ne raconterai pas en détail toutes les vicissitudes de l'École au cours du xixe siècle. Suspecte aux régimes d'autorité par son libéralisme, elle fut naturellement et légitimement chère aux autres. La Restauration en particulier lui fut hostile. Voyant sans doute en elle, avec Lamennais, la génératrice d'une « race impie, dépravée, révolutionnaire, » après quelques tentatives infructueuses pour 1 abaisser, elle prit le parti décisif de la supprimer '1822; . Quatre ans plus tard, pour former une milice enseignante, modeste, pieuse et passive, sans visées philosophiques, sans aspirations libérales, elle la rétablit, mais en l'amoindrissant, sous le nom dJ École préparatoire. N'y devaient être admis que des jeunes -eus d'une piété éprouvée, soigneusement triés partout le royaume, incapables d'inspirer la moindre inquiétude au pouvoir royal el à l'Eglise qui alors tenait en laisse le pouvoir royal. A la Révolution de Juillet, avant même que fussent balayés les restes des barricades, une ordonnance du Lieutenanl général du Royaume, la rétablit avec son nom primitif, el son organisation antérieure. Le Gouvernement de Juillet lui fui constamment favorable. La réaction de 1850 se fit

sentir en elle, y abaissa le degré des études et s'efforça, sans grand succès d'ailleurs, d'y comprimer 1rs intelligences e1 les caractères, par une discipline tatillonne, indigne d'une telle maison. Quand Le second Empire se détendit, la détente se lit égalemenl sentir en elle : le niveau officiel des études se releva, avec le rétablissement des agrégations spéciales ; de nouvelles conférences turent instituées,

Cour central

la discipline se (il plus libérale el pendanl quarante ans ce fui une période de paisible el libre actn ilé,

Plus que ces vicissitudes, împortenl les transformations internes accomplies dans l'École, el qui expliquenl son histoire A l'origine, elle devail être une école à destination professionnelle, une école de service public. Former des professeurs étail son bul Le soin de donner a Bes élèves la culture scientifique el la culture littéraire étail remis à La Faculté des Sciences el à la Faculté des Lettres. Ins

tallée primitivement à côté [d'elles, dans le Collège du Plessis, voisin de Louis-le-Grand, elle en était une annexe. Son œuvre propre était d'initier ses élèves aux méthodes et à la pratique de l'enseignement. Son premier règlement prescrit, une fois achevée la formation scientifique ou littéraire des élèves par la Faculté des Sciences ou par la Faculté des Lettres, de s'appliquer à « l'art de transmettre l'instruction aux autres, » de « retourner aux livres élémentaires », de « s'exercer à développer les principes, à comparer les méthodes », et de faire œuvre de professeur.

Aussi explicite est le règlement de 1834, rédigé par Victor Cousin, au moment où elle était en pleine prospérité, en pleine faveur : Trois ans d'études, la première pour la revision des connaissances antérieurement acquises, la seconde pour l'acquisition de connaissances supérieures, la troisième pour la formation au métier, « en inculquant aux élèves l'esprit de critique, et en les exerçant à la pratique des méthodes. »

En fait, presque dès l'origine, très vite, sauf pour la section des sciences, l'École s'était isolée des facultés, tendant a se suffire à elle-même. Très vile, ses répétiteurs de la première heure avaient lait place à des maîtres de conférences, et ceux-ci, pleins d'ardeur et souvent de talent, avaient assumé tout entière la tâche d'instruire leurs élèves. Promptemenl l'Ecole était devenue, à côté des Facultés des Sciences et des Lettres, une faculté des lettres et une faculté des sciences ne s'adressanl qu'à un petit nombre d'étudiants d'élite recrutés par concours, vivant sons le même toit, dans la familiarité d'études à la fois diverses et communes. C'était une déviation, mais une déviation heureuse, bienfaisante qui, alors que les facultés ne recherchaient pas d'étudiants et se dépensaient tout entières dans le demi néant des cours publics, assura à la France, pendant de longues années, un recrutement d'hommes solidement formés aux

lettres et ;ill\ sciences. Sous celle forme. l'Ecole normale a rendu

au pays d'incomparables services. Elle est justement Gère de ses élèves. Ceux qui ont servi le pays avec distinction ne se comptent pas; ceux qui l'ont illustré sont légion.

Fatalement, à mesure que s'élevait à l'École Normale celle culture

Une salle ■ ivii-\ es.

intensive .les sciences el .les lettres, le bul primitif, le bul fonctionnel, qui, théoriquement, n'avait jamais cesse d'être la formation des élèves au métier de professeur, passait au second plan, à l'arrière plan, el (inissail même par tomber dans l'oubli el le dédain, el l'École, toul en vivanl d'i très belle vie intellectuelle el scienti-

fique ne vivait pas conformément à sa fonction. Or un être qui ne vit pas selon sa fonction ne peut vivre indéfiniment.

Par décret en date du 10 novembre 1903. l'Ecole Normale supérieur»' était réunie à l'Université de Paris. Son corps spécial de professeurs était supprimé : ses élèves toujours recrutés au concours et soumis à des obligations publiques, devaient désormais être étudiants soit de la Faculté des Sciences, soit de la Faculté des Lettres. A l'Ecole, ils ne devaient plus recevoir que les enseignements théoriques ou pratiques de nature à les former à leur fonction de professeur. Quels faits avaient rendu nécessaire une telle mesure ?

On a vu, dans les parties antérieures de cet ouvrage, quelle révolution a transformé l'enseignement supérieur de France, dans le dernier quart du xix- siècle. Un des traits de cette métamorpbosc fut à Paris la réorganisation de la Faculté des Sciences et surtout de la Faculté des Lettres. Aux cours publics qui jusqu'alors avaient été le tout de l'enseignement supérieur, s'ajoutèrent, à partir de 1877. des enseignements intimes pour de vrais étudiants. On commença par organiser la préparation méthodique à la licence es lettres; aux professeurs titulaires furent adjoints déjeunes maîtres de conférences. Plus tard s'ouvrirent les conférences d'agrégation, « Alors naquit un personnage imprévu, l'étudiant en lettres. Rapidement il se multiplia : rapidement les maîtres qui s'intéressaient à lui devinrent plus nombreux. Peu à peu le régime nouveau sortant des cachettes, apparut en pleine lumière. Chaque année croissait le nombre des étudiants. Des directeurs d'études furent nommés... Les enseignements de la faculté' débordant l'ancien cadre classique se sont multipliés... Pour tous ceux qui ont connu la vieille Sorbonne, très belle, mais solennelle et froide et à laquelle le tombeau de Richelieu semblait communiquer une dignité sépulcrale. c est un plaisir de voir la nouvelle occupée à ses fonctions multiples, abritant les étudiant dans *\i-^ lieux de travail Iran-

quilles, et. en même temps recevant des foules qui parlent des langues diverses, parlant elle-même des langues étrangères, et devenue une des maisons intellectuelles les plus vivantes qu il y ait au monde*. »

Donc en face de l'admirable petite faculté des lettres que. parla

Salle de lecture de la bibliothèque.

force des choses, étail devenue I bcole Normale, s'étail enfin constituée la grande faculté des lettres de II niversilé de Paris, avec une pléiade de maîtres el des pléiades d'étudianis. La première avaitelle encore sa raison d'être"? N'était-elle pas un double emploi .'

D'autre part, parmi les étudiants de la Sorbonne se Irouvail un groupe considérable d'aspirants aux fontions de l'enseignement, boursiers el autres II \ avail donc « l\ côté d une section de

i i rnesl Lavisso. Discours prononcé à VLcole Normale supérieure, le 20 noveinbr

l'École Normale devenue une faculté des lettres, une faculté des lettres, qui contenait une école normale l ». N'était-ce pas une déperdition de force intellectuelle, une diminution de l'activité' scientifique ? N'était-ce pas. en ce qui touche à la formation des futurs professeurs, la dualité d'origine et d'esprit, là où il faut l'unité, puis-

Sallc des actes.

qu'une doit être L'œuvre de l'éducation nationale ? Frappés de ces inconvénients, quelques-uns songeaient à supprimer purement et simplemenl l'École Normale, comme désormais inutile. Il parut plus sage de la réunir à la Sorbonne el de la rendre à sa primitive el véritable fonction.

De fait, ni à la Sorbonne ni à l'École Normale cette fonction qui est de former des professeurs à leur métier n'était pleinement réa-

i Ernest La^ • -■■. Ibid.

LÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE 125

lisée. Dans les deux maisons, la culture intellectuelle et scientiiique était le souci dominant ; la culture professionnelle était négligée, presque nulle. Dans l'enquête ouverte en 1900 par la Chambre des Députés, on s'en était plaint vivement de toutes parts, sauf de l'École Normale. On avait demandé que celle-ci fût réorganisée de façon à devenir à la fois un atelier de hautes études et un institut pédagogique. On avait demandé également que la culture professionnelle lut donnée en commun à ses élèves et aux étudiants de l'Université de Paris, candidats aux fonctions de l'enseignement. Le meilleur mo\ en de satisfaire à ce vœu de l'opinion et du Parlement, parut être de faire de l'Ecole Normale le collège des boursiers de l'Université de Paris, aspirants au professorat, de leur donner la culture intellectuelle dans les larges cadres de la Faculté des Sciences et de la Faculté des Lettres, et de 1rs former en commun dans l'École, à leur futur métier de professeur.

L'Ecole Normale dans l'Université de Paris.

Un entrant dans l'Université de Paris, l'Ecole Normale n'a pas perdu sa personnalité. Elle est restée personne civile, capable de recevoir, de posséder, d' acquérir. Elle continue d'avoir son budget propre, l'ai- là, elle ressemble à chacune des facultés dont la réunion avait auparavant constitué l'Université. Mais alors que chacune de ces lacullésesi un corps enseignant distinct, l'Ecole Normale ne

I esl plus. Ses élèves étudient I«'n uns à la Faculté des Lettres, les

autres à la Faculté des Sciences. Ils ne reçoivent à l'Ecole que les enseignements théoriques et pratiques qui les préparent aux diverses agrégations des lycées el les initient à leur futur métier. Ils forment cependant dans L'ensemble des étudiants sorbonniques un groupe

caractérisé, par leur origine qui est le concours, par leur qualité de pensionnaires ou de boursiers du Gouvernement, par leurs études professionnelles, enfin par leur destination.

L'Ecole a toujours à sa tête un Directeur et un Sous-Directeur, qui l'administrent et y dirigent les études. L'un est de l'ordre des lettres; l'autre de l'ordre des sciences. Les deux sont nommés pour cinq ans sur présentations du Conseil de l'Université de Paris et de la Section permanente du Conseil supérieur de l'Instruction publique. Les deux siègent de droit au Conseil de l'Université de Paris.

Avant la réunion, le régime de l'Ecole était l'internat. C'est pour un internat qu'avait été construit et aménagé à la lin du Gouvernement de Juillet, le vaste bâtiment de la rue d'Ulm. Aux pièces essentielles de l'internat, études, réfectoires, dortoirs, salles de conférences, avaient été ajoutés peu à peu les services nécessaires à un double enseignement supérieur des sciences et des lettres, bibliothèque, salles de collections, laboratoires. L'internat subsiste ; les 105 pensions qu'entretenait l'Etat à l'Ecole ont été maintenues. Mais le nombre des élèves ayant été porté de 105 à 171, aux premières se sont ajoutées «les bourses. Il y a donc à l'Ecole des internes et des externes, des internes fort libres en leurs mouvements, des externes qui, moyennant une modique redevance, peuvent prendre leurs repas à l'Ecole et v passer leurs journées dans les salles de travail, la bibliothèque et les laboratoires. Pensions et bourses sont attribuées d'après l'option des élèves admis, suivant leur classement, au concours d'entrée.

Naguère ce concours «Hait spécial à l'Ecole Normale. Parallèlemenl fonctionnai! un autre concours pour le recrutement des boursiers de licence entretenus par l'Etal près les Universités. Aujourd'hui les deux concours sont fondus en un seul. Une seule liste d'admission es) dressée pour les lettres, une autre -pour les sciences.

Suivant leur rang-, les candidats choisissent entre l'Ecole Normale et les bourses de licence dans les départements.

Le séjour à l'École dure trois années, quelquefois quatre pour les naturalistes, pour les physiciens, pour les candidats aux agrégations de langues vivantes. Ces derniers passent obligatoirement un ou deux ans à l'étranger. D'après les épreuves des concours d'où ils sortent, les élèves constituent deux sections, celle des sciences et celle des lettres. Celles-ci se subdivisent ensuite spontanément, et par va\ libre choix, suivant les aptitudes et les vues d'avenir de chacun, en sections * secondaires : mathématiques, sciences physiques, sciences naturelles, philosophie, littérature, histoire et géographie, grammaire et langues vivantes.

Dans toutes les sections, le régime général des études est Le même. D'abord la licence, puis le diplôme d'études supérieures, enfin l'agrégation avec l'apprentissage professionnel. Les études en vue de la licence et du diplôme d'études supérieures se l'ont, en pleine liberté, à la Faculté des Lettres et à la Faculté des Sciences.

Pour la licence, dans le vaste ensemble d'enseignements qu'elles

offrenl à leurs étudiants, les Normaliens choisissent ceux qui leur conviennent le mieux. Pour le diplôme d'études supérieures qui est. on l'a vu, une épreuve d'ordre vraiment scientifique, ils choisissent le maître qui dirigera leur travail. Ils vivent ainsi pendant deux ou trois ans de la vie de l'Université. La dernière année, ils se replient sur l'École, s'y préparent à l'agrégation, sous la direction de maîtres détachés des facultés el s'initient à l'histoire, aux principes et aux méthodes de l'enseignement. On n'attend cependant pas celle dernière année pour leur rappeler qu'ils seront professeurs .Même dans l'année de libre travail scientifique, consacrée à la recher clic du diplôme d'études supérieures, discrètement, leur destination reste placée sous leurs yeux. Ainsi s'unissent la culture savante à laquelle un professeur du \v siècle ne petil Être étranger, el

l'apprentissage d'un métier délicat et important entre tous. Ainsi, sauf retouches justitiées par l'expérience, l'École Normale Supérieure, réunie à l'Université de Paris, pourra être, sous cette forme nouvelle, ce qu'ont voulu les Chambres : une École de haute culture scientifique et un véritable institut pédagogique.

Faculté de Médecine. Fronton de la cour intérieure. Photo de M. Noé Legrand

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