VJ11 SOMMAIRE
en cause l'Université qui n'est pas responsable des fautes de ses « dirigeants » ; — raisons qui nous ont fait prendre en patience les procédés dont l'enseignement secondaire des jeunes filles a été l'objet.
Un livre introduit dans nos lycées nous enlève toute illusion ; — importance du choix des livres ; — leur action sur les élèves ; — un point d'interrogation à ce sujet : ce que vient faire dans nos lycées l'œuvre pédagogique de Mme de Maintenon ; — les titres de M" 16 de Maintenon à notre admiration ; — un paradoxe funeste ; — ce qu'il fallait établir avant de laisser franchir à M me de Maintenon le seuil de nos lycées ; -wréflexions qu'elle doit faire naître chez les jeunes filles ; — la loi sur l'enseignement secondaire des jeunes filles offensée et contredite dans son esprit par ceux qui offrent M me de Maintenon à l'admiration de nos jeunes filles ; — un discours de M. Lavisse ; — son témoignage appuyé par d'autres maîtres et par des mères de famille, soucieuses de la moralité de leurs filles et de la droiture de leur raison ; — une dédicace, expression discrète de notre gratitude.
SOMMAIRK U
Ce qu'a voulu le législateur en votant la loi sur l'enseignement secondaire des jeunes filles ; — ce qu'a fait l'Université de cette loi ;
— ses défiances pour tout ce qui est nouveau ;
— elle n'a provoqué aucune des améliorations introduites dans ses méthodes et sa discipline, aucune des grandes lois qui ont réorganisé l'instruction publique ; — son inclination à se renfermer dans ses habitudes rend vaines les réformes. — Elle met tout en œuvre pour énerver la loi du 21 décembre 1880 pendant son élaboration, et, sous prétexte de l'appliquer, pour la charger d'entraves et la dénaturer ; — son attitude dans la question de l'internat ; — elle ne veut pas plus d'internat que d'externat de jeunes filles, n'admettant pour elles que des cours ;
— ce système, défendu devant les Chambres, réalisé en partie, au mépris de la loi, au Conseil supérieur en 1881, appliqué aujourd'hui sous une forme nouvelle, en opposition avec l'œuvre du Conseil supérieur elle-même, au lycée Fénelon, à Paris, et demandé au lycée Lamartine ; — efforts tendant à réduire la loi à un enseignement de luxe pour les « classes élevées » et à achever la désorgani-