‹ L'Université et Madame de MaintenonChapitre 32 sur 58 · Lettres historiques, t. II, p · texte numérisé non relu

Lettres historiques, t. II, p

lèges l 9 de l'argent qu'elle emploie à Tachât de terres, au sujet desquelles elle échange avec son frère une correspondance d'homme d'affaires.

i • Voici le texte de Tune de ces concessions :

« Aujourd'hui, dernier septembre 1674, le Roi, étant à Versailles, voulant gratifier et traiter favorablement dame Françoise d'Aubigné, veuve du feu sieur Scarron, S. M. lui accorde et fait don du privilège et faculté de faire des âtres à des fourneaux, fours et cheminées d'une nouvelle invention, sans pouvoir néanmoins obliger les particuliers à s'en servir et prendre plus grande somme que celle dont il aura été convenu ni prétendre aucun droit de visite.

Fait S. M. défense à toutes personnes de faire ni construire lesdites âtres,' à peine de quinze cents francs d'amende ; m'ayant S.

M. commandé d'expédier à ladite dame, veuve Scarron, toutes lettres à ce nécessaires et ce pendant le présent brevet qu'elle a signé de sa main et fait contresigner par moi. — Colbert. »

ET MADAME DE MAINTENON j5

Un jour, elle a en vue une terre, mais elle prie son frère de n'en pas parler.

« Cela porte malheur 1 . »

Un autre jour, elle engage son frère à acheter des terres en Poitou où les protestants persécutés les vendent à vil prix.

« On donne les terres en Poitou et la désolation des Huguenots en fera encore vendre. Surineaux, Saint-Pompin et plusieurs autres vont être en décret a . »

Entre temps, elle écrit à son confesseur des lettres où elle mêle la dévotion aux affaires.

« Voyez, dit-elle (au sujet d'une terre qu'elle se propose d'acheter), M. X (la

i. 16 octobre 1674, Correspondance générale, tome I, p. 232.

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