‹ L'Université et Madame de MaintenonChapitre 35 sur 58 · nov. Correspondance générale, 1. 1, P · texte numérisé non relu

nov. Correspondance générale, 1. 1, P

voir ou décidé à voiler ou à farder la vérité, pour vanter le désintéressement d'une femme pour laquelle l'amitié, la reconnaissance, le mariage ne sont que moyens de battre monnaie !

On ne trouve même pas un mot de blâme pour la petite-fille convertie d' Agrippa d'Aubigné, qui dans le secret des persécutions religieuses qui se préparent les escompte pour en faire argent !

Elle vante et on vante ses qualités de cœur.

Nous avons eu sous les yeux i3o lettres 1 de M me de Maintenon à son frère. Elle y parle affaires, même dans

1. Ces lettres sont antérieures à 1686. A partir de cette époque, on n'en trouve plus que 4.

la lettre qu'elle écrit après la mort de la Reine et où elle laisse percer l'espoir d'épouser le Roi ; on n'y trouve pas un mot venant du cœur.

Elle jette le deuil dans sa famille en enlevant, par la ruse et la violence, ses jeunes parentes qu'elle contraint à abjurer.

Elle témoigne les sentiments les plus malveillants à sa belle-sœur, lui reproche « sa basse naissance l »...

« son incivilité insupportable »... , « son attachement à sa personne », son langage qui est celui « de la halle », son inhabileté « à tenir la maison, ses dépenses exagérées de toilette 2 ». « Elle comprend après tout,

. i . M me cTAubigné était fille de Piètre, médecin et conseiller du Roi.

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