‹ L'Université Laval à Montréal [microforme]Chapitre 14 sur 21 · DRE LM ERAES EN · texte numérisé non relu

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Puisqu'il s'agit tout simplement en effet d'unir une faculté catho lique laïque à une université catholique religieuse, n'est -ce pas à cette dernière qu'il appartiendrait de tendre la main à ses frères pour les garder entièrement dans le sein de la famille ? Et ne devrait -elle pas le faire avec cette grâce et avec cette géné rosité magnanime qui sont toujours le cachet de toutes les actions que la religion chrétienne inspire tous les jours à ses dignes ministres ? »

Le Docteur s'abuse,

Nul, parmi ses auditeurs ou ses lecteurs, ne pouvait demander cela, On sait trop bien que ce m'est pas la fusion qui est en question; que cette fusion, loin d'être facile, est, au contraire, dé clarée ÉVIDEMMENT IMPOSSIBLE ; que la fusion, dans la pensée du Docteur, n'est, après tout, que la ridicule prétention de se cou vrir du nom de Laval, tout en restant l'humble dépendance de l'université du collége Victoria; qu'il ne s'est pas agi etne pouvait pas s'agir d'uaër une faculté catholique laique, à une université catholique religieuse; que ces expressions mèmes n'ont pas de senls,

On sait bien aussi que les frères de l'université Laval, comme se font appeler les messieurs de l'Ecole, ne veulent pas rentrer dans le sein de la famille, puisqu'ils tiennent, même dans le cas d'une affiliation à Laval, à rester faculté de l'université du col lége Victoria, à enseigner sous son nom, à distribuer ses pro pres diplômes,

Et ce qui étonne les braves gens que le Docteur met en scène à sa place, c'est que l'université Laval ne tende pas la main à ses frères «avec cette grâce et avec cette générosité magnanime qui sont toujours Le cachet de toutes les actions que la religion chré tienne inspire tous les jours à ses dignes ministres. »

Voilà une manière indirecte de dire aux vénérables prêtres qui dirigent l'université Laval: Vous n'êtes point de dignes minis tres de la religion chrétienne,

Si réellement le Docteur a supposé qu'il y eût dans son audi toire des hommes capables d'une pareille impertinence, il a poussé, lui, la «grâce» et la «générosité magnanime » bien audelà de ce que demande la religion chréuenne, en daignant ramasser ce telum imbelle sine ictu.

Après cela le Docteur se croit obligé de protester de ses bonnes dispositions :

«Pour nous, nous le répétons encore, nous ne voulons ‘pas

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