QUATRIÈME APPEL
Au mois d'octobre de cette année, les RR, PP. Jésuites. ap puyés de Mgr de Montréal, demandent une charte au Parle ment provincial
Le procès recommence et dure quatre ans,
QUATRIÈME RÉPONSE DE ROME, ler février FR36.
La S. CG. de la Propagande donne une décision explicite, mo tivée, approuvée dans toutes ses parties par le Saint - Pere, Pie IX, d'illustre et sainte mémoire, dans laudience du 13 du mème mois, et transmise par SE. le cardinal Franechi, préfet de His. GC. de la Propagande, à Mgr larchevèque de Québec, dans une lettre du 9 mars. Cette décision devait être et fut en effet com muniqué: à tous les évèques de la province?
Voici cette sentence finale ; nous en soulignons nous -mèôme certaines parties,
Le cardinal secrétaire de las. G. de la Propagande dit à larchevèque et aux évèques de la province de Québec:
« Dans la Congrégation du fer février dernier, on a mis de nouveau à lexamen l'instance de Févôque de Montréal pour l'érection d'une université dans son diocese, et les Eminentis simes SS, Cardinaux ont répondu de là manière que je viens ci-après transcrire à Votre Seigneurie,
«Au der doute, savoir si et quelle mesure il conviendrait d'adopter relativement à la susdite instance de Févèque de Moutréal, ad mentem. Mens est que lon écrive à l'archevèque de Québec une lettre qui devra être communiquée à tous ses suffragants, dans laquelle on lui dise qu'ayant mis de nouveau à l'egamen le projet de fonder une université à Montréal ON EN 4 RECONNU L'IMPOSSIBILITÉ, spécialement pour la raison qu'une telle fondation compromettrait l'existence de Puniversité Laval, la -
* Voir Lellre de S. E. le cardinal Franchi, du 9 mars IS76, transmellant à Mgr l'archevéque de Québec la décision de la S. 0. de la Propagande du 1e février 1876, reproduite in erlenso, texte et traduction, dans la brochure intitulée : /nauguralion de la Faculté de droit de l'université Laval à Mont réal, Montréal, Chapleau el fils, tnprimeurs el relieurs, 34 rue Colté, IST8, publiée par l'administration de la Revue de Montréal et en vente à ses bureaux, 295 rue Dorchester, ainsi que chez Fabre & Gravel, 219 rue Notre - Dame, Montréal.
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quelle, à cause des services rendus à l'Eglise et à la société el des sacrifices pécuniaires qu'elle a faits, doit étre soutenue et censervee,
«Que néanmoins, cette université devant servir d'une manière particulière POUR TOUS LES DIOCÈSES de la province de Québec, on à reconnu comme une chose juste que ses suffragants Y aient un contrôle, lequel soit en même temps une garantie pour eux et un avantage pour l'université elle - mème.
«Que l'on reconnait LA xÉcEssiTé de pourvoir en quelque manière à l'instruction supérieure de ces jeunes gens de Montréal qui ne peuvent fréquenter FUniversité Laval, comme aussi d'empécher que les écoles de droit et de médecine existant dans la dite ville NE CONTINCENT d’élre AFFILIÉES À DES UNIVERSITÉS PROTES - TaNTEs, et beaucoup plus encore que {es étudiants catholiques ne fréquentent de telles universités.
«Que du reste, comme il est ÉVIDEMMENT IMPOSSIBLE de la part de Laval D'ACCORDER L'AFFILIATION AUX DITES ÉCOLES, laquelle équi vaudrait à l'érection d'une université, pour ainsi dire, distincte et indépendante à Montréal, afin de pourvoir cependant à la NÉGES stré énoncée plus haut, & ne se présente pas d'autre expédient que celui D'ÉTABLIR A MONTRÉAL UNE SUCCURS3LE DE L'UNIVERSITÉ LAVAL, projet à l'exécution duquel les évèques, ex union avec Laval, devront procéder sur les bases suivantes...
«Cette résolution fut, dans l'audience du 13 février (1876), présentée au Saint Père, qui a daigné Fapprouver dans TOUTES SES PARTIES. »
Voilà les faits.
Qui peut les nier, les révoquer en doute, ou les ignorer ?
Eh bien! qu'est-ce qu'on attend pour se soumettre ?
Est-ce que quatre appels à Rome et quatre réponses, toutes négatives, ne suffisent pas ?
Voudrait-on en appeler au pape mieu informe ?
S'imaginerait- on, par hasard, que les évêques intéressés dans la question, et de nombreux avocals, tous entendus, n’ont pas su plaider leur cause ; que Rome a prononcé, quatre fois en seize ans, sur des données imparfaites et sans rien approfondir ; ou, qu'ayant bien et dûment jugé en pleine connaissance de cause, Rome varevenir sur ses pas et se dédire d’un jugement rendu quatre fois sur la même question, toujours dans le mème sens et avec une précision de plus en plus marquée ?
Essaierait-on de se rabattre sur ces prétendues modifications de circonstances, — qu'on a toujours invoquées vainement
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