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Eh bien ! qu'on nous dise, — en face de celle organisation, qui est la vraie, — qu'on nous dise s'il élait possible de mieux pro téger l'unité, et de se montrer en mème temps plus équitable, plus généreux envers tout le monde, envers notre ville en pare ticulier,
Mais quoi! nous pénétrons jusque dans le sanctonire même de l'univeisité Laval.
Les professeurs de Montréal deviennent membres de l'université ; ils font partie de ses Facultés, au même titre que ceux de Québec ; ils arrivent au Conseil universitaire sous Fi protection de la môme charte, dans le mème ordre, aux mêmes conditions, et avec les mêmes droits.
Comme membres du Conseil permanent de chaque faculté, ils ont le droit et Le devoir de connaitre de tout ce qui regarde nonsoulement la branche de Montréal, mais aussi la branche Ce Québec, c'est-à-dire la Faculté en général,
Quant à leur nomination, elle se fait comme celle des profes seurs de Québec, de la même manière, sur Pavis spécial de la branche de Montréal, par le mème conseil, le Conseil universi taire, où siégent an même litre et dans une même proportion les représentants de Montréal et de Québec.
Enfin. le Saint-Siége ne pouvait faire plus, sans détruire la constitution mûme de Funiversité ?
Il était impossible d'exiger plus de justice, et d'attendre plus de générosité, môme du Saint-Siége ?
Sorait-ce done, en effet, un avantage si minime, que d'entrer tout à coup en participation immédiate de tous les droits et priviléges conférés à l'université par la charte impériale et par la bulle ?
Serait-ce donc si peu de chose que de se trouver tout à coup
partie intégrante d'une grande institution, li plus haute institu tion du pays, avec le même nom, la même constitution, les mé mes réglements, les mûmes droits, les mêmes devoirs, la même vie, — que de pouvoir Famener réellement chez soi, sans larracher à son foyer, pour jouir de ses bienfaits plus à son aise ?
payés les droits y annexés.
Enfin on devra, dans la lettre, recommander à tous les Evêques de faire en sorte que leurs Séminaires et Collèges s'aflilient à l'Université Laval, puisque de cette manière les études seront mieux coordonnées, et les jeunes gens seront préparés pour les cours universitaires, »
Serait-ce done un si petit honneur, que d'appartenir à une institution si solidement assise, si noble et déjà si renommée ?
Ils se montrent donc bien injustes, bien ingrats envers le Saint-Siége, bien étroits dans leurs pensées et bien aveugles, ceux qui, avant tout vu et tout entendu, s'en vont encore criant à la domination d'une ville sur une autre, aux empiétements d'une institution qu'ils osent encore appeler étrangère,
Comme si c'était Québec où Laval et non pas le Saint-Siége qui eût tout réglé!
Comme sion n'avait pas soi-même voulu recourir au Saint - Siôge, conne au juge naturel, incorruptible et souverain !
Comme si l'université Laval n'était pas, dans la pensée de NN. SS, les évôques, du gouvernementimpérial et du Saint-Siége, une institution provinciale el canadienne !
Mais ce n'est pas tout,
A part la question d'équité et d'honneur personnel, il y a quelque chose de plus important, et de plus noble, qui devrait élever les cœurs et les réunir tous dans la même pensée et le mème sentiment: c'est l'intérêt suprème des études,
Certes, on ne peut pas prétendre, à Montréal en particulier, que l'on n'ait rien à désirer ou à gagner sur ce point,
C'est le contraire qui est vrai: tout le monde le sent et le dit.
Eh! bien, si l'intérêt des études, nous devrions ajouter l'in térèt de la foi et celui de la patrie, a quelque empire sur nos cœurs, rallions-nous, tous ensemble, sans arrière - pensée, sans hésitation, vaillamment et généreusement, autour du drapeau que Rome élève et tient d'une main ferme au-dessus de nos tôtes, drapeau qu'elle veut planter dans le sol, dans les entrailles mèmes de la patrie : Unité!
L'unité, c'est la force, par là même qu'elle fait un seul faisceau de toutes les actions dispersées,
Nous aurions tort d'insister sur une vérité si connue,
Qu'on nous permette un argument du plus au moins.
Voyez l'Eglise. Cet édifice, assis sur le roc, s'élève jusqu'aux nues, défiant la fureur des vents, la foudre et les orages. Il a vaincu les flots et découragé la persévérance des siècles, Voulez -
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