CONCLUSIONS
— Les albumines alimentaires, par leurs désintégrations successives et leur passage dans le tube digestif, dans Île sang, dans le foie, dans les tissus et dans les reins, fournissent, d’une part, les albumines de reconstruction de l'organisme et, d’autre part, l’urée qui contient la plus grande partie de l'azote ingéré.
Ne r — L'urée s’élimine, sans seuil, suivant des lois fixes, bien définies qui signalent l'influence réciproque de l’azotémie, de l’azoturie et du débit.
— Confondue longtemps avec les autres causes d’intoxication urémique, l’hyper-azotémie a aujourd’hui sa place nosographique déterminée, avec un certain nombre de moyens de laboratoire dont la réunion fournit des données précises sur l’état de la fonction uréique du rein.
— Dans les affections aiguës, il est classique d'admettre que l’azoturie et l’azotémie sont exagérés par hyper-production d’urée endogène.
Dans l'examen de 45 cas de pyrexies, nous avons obtenu une azotémie moyenne de o gr. 32 et n'avons trouvé de taux anormaux que chez des néphrétiques avérés.
— L’azoturie des fébricitants est légèrement supérieure
à la normale.
— La constante d’AmBarp est basse dans 76 % des cas de pyrexies observés, et cette amélioration de la constante s'explique par hyper-fonctionnement du rein, parallèle et comparable à l’hyper-fonctionnement du cœur, du foie, : des glandes sudoripares et du poumon : le sang, sous des impulsions systoliques plus fortes et plus fréquentes, passe en plus grande quantité, dans l’unité de temps, au crible
rénal.