INTRODUCTION
‘étude du fonctionnement des reins, soit à l’état normal, soit dans différents états pathologiques, a été l’objet depuis plusieurs années, de nombreuses expériences, de très nombreuses recherches, d’innombrables publications.
Ces travaux ont apporté des découvertes et des précisions considérables, touchant le fonctionnement du rein, et ont permis de modifier sensiblement la classification des néphrites et de substituer à la base anatomo-pathologique une base physiopathologique traduite par les troubles fonctionnels.
Mais nous avons été frappés de constater que si beaucoup d'auteurs se sont attachés à l'étude de l'émonctoire urinaire dans diverses circonstances, il en est relativement très peu qui ont cherché à connattre le métabolisme des azotés au cours des affections aiguës.
Il nous a paru intéressant de voir, par une série d'expériences, quelle est, dans les pyrexies, la valeur de l’azotémie, de l’azoturie et de la constante uréosecrétoire d’Ambard, Nous exprimerons plus loin les résultats de nos recherches.
Il nous a semblé, en outre, qu’assez souvent les chercheurs travaillaient trop « pour leur compte »; chimistes et cliniciens donnent RER d'étudier des phénomènes contraires, alors qu'en réalité il ne s’agit que d’une différence en plus ou en moins.
D'autre part, on a trop souvent tendance à s’occuper de la fonction d’un seul organe, sans considérer que cette fonction est une partie d’un tout qu'il serait préférable de ne pas fragmenter : l'étude du métabolisme azoté en est un exemple.
. Aussi nous a-t-il paru préférable de faire précéder notre travail sur l’urée dans les affections aiguës d'un court résumé rappelant le métabolisme de l'azote, depuis son ingestion sous forme « d’albuminoïdesaliments », jusqu’à son excrétion sous forme « d’uréeurine », et aussi d’un chapitre traitant brièvement du rôle joué par l’urée en pathologie, ainsi que des méthodes de recherches concernant cette substance.
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