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Examen de l'urelère enlevé par le’ D: Verriac.
L'urelère ne présente plus sur aucune coupe l’aspect d’un canal, mais d'un cordon plein, dont la structure est un peu variable suivant les points examinés. Sur les coupes qui rappellent le plus l'aspect uréléral, seule une loute petite région centrale formée d'un amas de lymphocytes, mais n'ayant aucunement l'aspect de follicule lymphatique, représente ce qui reste de la muqueuse et, placée au centre de la coupe, permel, de s'orienter. Dans cet amas lymphocytaire, il n’y à aucun élément épithélial, mais la périphérie est dissoiée par des fibres conjonctives qui semblent envahir progressivement l’espace encore occupé par des cellules rondes, au milieu desquelles on.ne distingue pas de vaisseaux (fig. 5).
A côlé de cel amas lymphocytaire, et de même dimension que lui, se lrouve une zone formée de tissu fibreux et de quelques amas de cellules adipeuses. Adossée’au petit noyau de cellules lymphocytaires, entourée d'autre part par le lissu musculo-fibfeux avoisinant, il est vraisemblable que cette zone adipo-fibreuse représente une partie de la muqueuse dont la transformation est déjà avancée.
Tout autour s'étagent plusieurs rangs de fibres musculaires; chaque faisceau musculaire est entouré d'une épaisse couche de fibres conjonctives, dans lesquelles se voient de nombreux orifices vasculaires, Les fibres musculaires conservent leur réaction tnctoriale normale; presque toutes ‘sont coupées transversalement (fibres longitudinales).
Quelques petits faisceaux de fibres circulaires se montrent à la périphérie. En dehors de la couche musculaire, que l’adjonction de tissu fibreux a notablement épaissie, on ne voit que du tissu fibreux el graisseux el des vaisseaux.
Sur les coupes où la transformation de l'uretère est plus accentuée encore, la place occupée par la muqueuse est presque impossible à retrouver; seule l'absence d’élément musculaire en un point de la coupe fait supposer qu'à ce uiveau se trouvait la muqueuse. Sur ces coupes, d’ailleurs, la
EN Es
transformalion de la tunique musculaire est beaucoup plus intense. Les fibres musculaires sont moins nombreuses, leur orientation difficile à préciser, et on ne se trouve plus en somme qu'en présence d’une masse de tissu fibreux, dans laquelle plongent les éléments musculaires que dissocie la sclérose, et dont la présence indique seulement qu’on a bien sous les yeux un ancien uretère,
Voici un exemple d’uretère simplement fibreux el oblitéré. La malade qui l'avait fourni pouvait être considérée comme guérie de ses lésions tuberculeuses. Elle ne présentait plus de pyurie. Les mictions étaient encore un peu fréquentes, mais on sait que la cystite survit toujours pendant quelque temps à l’ablation du rein qui la causa. N'est-il pas légitime de considérer comme guéri l’uretère du côté néphrectomisé? Non seulement Ja sclérose mais aussi l’oblitération complète paraissent être le processus de guérison de l’uretère tuberculeux. Du moins ce cas permet de le penser.
Il restait à voir si les uretères malades guérissent toujours de la même manière.
L'examen cystoscopique et le cathétérisme urétéral des malades néphrectomisés allaient nous montrer si Voblitération était un phénomène constant et quelle durée exigeait sa production. Le cathétérisme nous renseignerait très aisément sur le rétrécissement de la lumière urétérale. Au cas où nous serions en présence d’une oblitération totale de l’orifice vésical de l’uretère, nous conclurions à l’oblitération de l’uretère lui-même. Était-ce légitime? Il nous a semblé que cette induction était justifiée. Pourquoi l’orifice vésical suivrait-il une
LS on
évolution différente de celle de l’uretère? En rapprochant les renseignements donnés par la cystoscopie de ceux fournis par l'examen anatomique que nous avons donnés plus haut, nous aurions sans doute le droit de tirer des conclusions.
Nous pûmes à ce point de vue examiner plusieurs malades et nous donnons maintenant leurs observations.
Obs. II. — Prof. LeGueu. Perméabililé et contractions très fortes de l'urelère treize mois après une néphreclomie pour
calculs.
La:s., Paul, :211/ans ©garcon dé restaurantentre le 16 février 1911 à l'hôpital Laënnec, dans le service du professeur LEGUEU.
IH se plaint de douleurs lombaires à droite, de signes de cystile el présente des urines troubles,
Début des accidents il y a 7 ans par une crise de douleurs lombaires à droite ayant duré 8 jours. Accalmie.
Puis au bout de 6 mois survint une hématurie spontanée qui dura ? jours. Elle fut suivie d'une crise de douleurs lombaires.
Depuis cette époque survinrent 3 fois par an des crises douloureuses avec hématurie.
Dans les intervalles accalmie parfaite.
Il y a 2 ans eut lieu la dernière hématurie. Comme les autres elle fut spontanée.
Blennorragie il y a 4 mois. Orchite gauche consécutive. Depuis 15 jours cystite et pyurie.
À l’examen, la palpation décèle de la douleur dans la région lombaire droite. En cherchant à palper le rein on obtient une sensation d'empâtement.
Urines purulentes non sanglantes.
Noyau dans l'épididyme gauche.
ET Eee
Prostate et vésicules normales.
Ecoulement blennorragique.
L'examen cystoscopique décèle une muqueuse vésicale
normale.
Orifices urétéraux normaux.
Cathétérisme des uretères.
Examen radiographique : un gros calcul et plusieurs petits.
Opération. Incision lombaire. Rein dilaté partout. Pyélotomie droite : on retire un gros caleul.
Néphrolomie du pôle inférieur du rein : on retire une dizaine de calculs. On suture le rein et le bassinet. Drainage. Suture de la paroi.
A la suite, hémorragie persistante, malgré que le rein soit fermé. Au dixième jour, néphreclomie : rapide guérison.
En mars 1912, on revoitle malade. Santé excellente. Aucune
douleur.
EXAMEN CYSTOSCOPIQUE Uretère droit néphrectomisé. Uretère gauche.
Béant. 1 contraction La sonde y pénètre de 25 centi- beaucoup moins "mètres. De nrle forte que le côté {re minute. 1 contraction. malade.
2 — 1 contraction très À contraction.
forte, très longue. 4 contraction.
3 — 1 contraction très à i contraction.
forte. 4 contraction.
1 contraction très » ( 1 contraction.
' orte. | 1 contraction.
4e — 1 contraction moins forte.
{ contractionforte.
4 contraction très \ - forte.
1 contractionforte.
5e 4 contraction très forte.
Ne à
Obs. III. — Prof. Leaueu. Persistance de la perméabilité et des contractions de l'uretère vingt-deux mois après une néphrectomie pour calcul.
Ch..., Reine, 38 ans, ménagère, entre le 30 mai 1911 à l'hôpital Laënnec, dans le service du professeur LEGUEU.
Cette malade avait déjà été opérée le 27 avril 1910. Décapsulation du rein droit. Elle se plaint depuis le 15 janvier 1911 de douleurs à la vessie; ce sont des brûlures particulièrement vives à la fin de la miction. Mictions très fréquentes et peu abondantes chaque fois. La malade est obligée de se lever plusieurs fois la nuit.
Les urines sont troubles. Pyurie. A la fin de chaque miction, elles contiennent quelques filets de sang.
La malade souffre continuellement dans la région lombaire droite. Cette douleur droite irradie du côté de l'abdomen.
EXAMEN CYSTOSCOPIQUE LE 4e juin 1941
Rein droit (vessie). Rein gauche (cathétérisme). Sang. Beaucoup de sang, peut-être un Cellules endothéliales. peu de pus.
Pus. Pas de bacilles de Koch.
Pas de bacilles de Koch à l’exa- Quelques rares cocci. men direct.
Quelques rares cocci intracellulaires qui sont peut-être des
gonocoquEes.
EXAMEN CHIMIQUE Rein droit (vessie). Rein gauche (cathétérisme).
VOLUME SPEARS TCNICE 26 cmc.
RÉACHON EN MEErE Acide. Acide.
COULEUR EEE APAEE Jaune. , Rouge.
HMPINTÉ D RER 0e le OETEOUDIEE Trouble.
Ürées eme esp AT LC PETR 17 gr.'90
ÉITONTESS A IS TAC LT Er 08 29 er. 15