TARDE
« Dans les cas exceptionnels, l'uretère tombe dans la profondeur, et alors il se forme des fistules interminables. La plaie présente dans ces cas des granulalions tuberculeuses. Il faut dans ces cas rouvrir la plaie au voisinage de l'uretère, de manière à bien voir celui-ci. En cautlérisantle moignon, on voit la guérison survenir. »
Si on se résigne à fixer l’uretère à la plaie, il est évident qu'on doit le sectionner en dehors de la plaie fermée, comme le fait ZuckerkANDL. La zone opératoire se trouve ainsi complètement préservée du contact de produits septiques. Cette manière de faire présente un avantage incontestable, mais il reste à savoir si la fixation à la peau du moignon urétéral est bien un avanage, comme quelques auteurs le prétendent. Elle permet évidemment de cautériser l’uretère, mais est-ce bien nécessaire dans tous les cas de tuberculose urétérale? N'entraine-t-elle pas aussi de réels inconvénients ? Pascakis mentionne les fistules consécutives à la chute de l’uretère dans la profondeur, et il est à remarquer qu'il omet de donner le pourcentage de ces fistules. Ce serail pourtant un point intéressant à connaître, quand il s'agit de juger la valeur d’une technique dont l'unique but est d'éviter la formation des fistules. Théoriquement séduisante, est-elle pratiquement utile? Des chiffres
auraient permis de conclure, et ils ne sont pas. là.
6° Section basse au lhermocautère et ligature de l'uretère. — Pas de drainage de la plaie.
C'estla méthode que le professeur Lecugu utilise actuellement. Il place deux pinces de Kocher aussi bas que