‹ L'Uretère après la NéphrectomieChapitre 5 sur 36 · MONSIEUR LE PROFESSEUR AGRÉGÉ SEBILEAU · texte numérisé non relu

MONSIEUR LE PROFESSEUR AGRÉGÉ SEBILEAU

Directeur de l’Amphithéâtre d'anatomie des Hôpitaux.

La conservation de l’uretère au cours de la néphrectomie ne se fait pas toujours sans regrel et sans appréhension. On garde ainsi un long canal excréteur désormais sans utilité, et souvent aussi malade que le rein dont l’ablation est décidée. La crainte de voir le moignon urétéral causer des accidents après l'intervention chirurgicale détermina beaucoup d'opérateurs à faire l’extirpalion simultanée du rein et de l’uretère. C’est ainsi quil est dans l’histoire de la néphrectomie une première phase pendant laquelle l’urétérectomie lui fut toujours associée, bien qu’il en résultât une légère aggravation de l’acte opératoire.

Depuis cette époque, l'expérience a montré que l’uretère, quand ii était conservé, restait ordinairement silencieux. On en vint à pratiquer l’ablation du rein seul, sauf dans les cas exceptionnels où l'uretère présentait des lésions graves.

L'uretère conservé a été, dans ces dernières années, rendu responsable de complications minimes ou graves survenant au niveau de la plaie lombaire, surtout après

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la néphrectomie pour tuberculose, si bien que la question est encore discutée du traitement à appliquer à l'uretère. Convient-il de l’ôter en totalité ou partiellement? S'il est conservé, même dans sa portion inférieure, comment faut-il traiter le moignon urétéral? Ce sont autant de questions auxquelles les chirurgiens répondent de différentes manières.

En étudiant l’évolution de l’uretère après la néphrectomie au point de vue anatomique, physiologique et clinique, jai voulu apporter au débat quelques arguments nouveaux. Tel est le but de ce travail.

En étudiant ainsi l'évolution de l’uretère privé de son rein, on est amené à considérer l'influence qu'exerce sur un organe la suppression de sa fonction. En comparant les destinées de l’uretère sain et de celui qui est malade, on verra quelles modifications imprime aux réactions normales l’état pathologique.

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