HISTORIQUE
Quand on lit ce qu'ont écrit les auteurs sur l'état de l'uretère après la néphrectomie, on est frappé du fait suivant : qu'ils décrivent minutieusement les complications dont 1l peut être le siège ou l’occasion, mais ils négligent de dire avec précision ce qu'il devient dans les cas normaux, qu'ils reconnaissent être la règle. Les uretères, qui deviennent silencieux après la néphrectomie, étaient ou tout à fait sains ou malades au moment de l'intervention. Leur état est défini par tous les. auteurs de la manière suivante : L’uretère devient un cordon fibreux.
Nous avons cherché quelles preuves anatomo-pathologiques ou cliniques 1ls donnaient à l’appui de cette opinion. Nous n'avons rien trouvé. Quelque évidente qu'elle paraisse, elle ne perdrait rien à être basée sur des faits d'observation.
Un seul auteur a étudié les modifications histologiques de l’uretère après la néphrectomie, en fournissant des faits à l'appui; c'est Tappeï. Il a extirpé un rein à des chiens et à des cobayes, et il a étudié ce que deve-
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naient l'extrémité rénale de luretère et sa partie moyenne. Il a montré le rôle joué par la ligature dans la fermeture du moignon urétéral. I] dit que l'uretère apparaît, dans tous les cas, perméable. IT insiste sur la lenteur du processus d’'atrophie de l'uretère, mais ses expériences les plus longues n'ont porté que sur des animaux néphrectomisés depuis neuf mois. Il chercha ce que pouvait devenir le canal excréteur du rem quand cet organe élait suppuré. Il injecta dans le rein de huit cobayes de petites quantités de cultures plus ou moins virulentes de cocci pyogènes et de bacilles de la Ltubereulose. Tous les animaux moururent rapidement, avant qu'une néphrectomie füt faite. Et il conclut en disant : «Je ne crois pas opportun d'insister sur de telles tentatives expérimentales, parce que, sur l'uretère de tels animaux, Je n'ai pu observer des lésions d'urétérite descendante. » |
Tappeï n’est pas sorti du domaine expérimental, et il ne nous dit pas ce que devient l’uretère plus où moins septique qu'on laisse à des malades.
Cette évolution de l'urelère septique a été surtout étudiée après la néphrectomie pour tuberculose rénale.
Voilà ce que disent Morz et HALLÉé à ce sujet :
« La portion pelvienne inférieure du conduit, abandonnée ainsi dans le tissu cellulaire sous-péritonéal, n'est, le plus souvent, la cause d'aucun accident conséeutif. Elle n'entrave pas la cicatrisation régulière de la plaie de néphrectomie.
« Il y a lieu cependant, à cet égard, de distinguer entre deux catégories de faits :