‹ L'uretère en gynécologieChapitre 11 sur 64 · C. — Facteurs chimiques · texte numérisé non relu

C. — Facteurs chimiques

—— L’ACIDE URIQUE ET L'URÉE excitent l’activité urétérale.

— L’ADRÉNALINE agit sur l’uretère isolé (BOULET), sur des segments d’uretère excisé (ROTH, MACHT, SATANI), sur l’uretère in situ (SATANI), augmentant rythme, tonus et amplitude des ondes péristaltiques.

—— L’'ERGOTOXINE agit de même, Et cette action doit être inprétée comme une action sur le sympathique.

—. L’ACÉTYLCHOLINE, l’histamine — l’excitent.

—- LA PILOCARPINE — (MORAT, MACHT, SATANI, PENTIMALLI), terprétée comme une action sur le sympathique.

—— L’ATROPINE à faible concentration : excite, à 50 milligrammes pour 1.000 ce. de RINGER LOCKE : entraîne à peine

une parésie de la partie inférieure de l’uretère, (Action sur le para-sympathique).

__ LA MORPHINE (OCKERBLAD) (ZANNE). À la concentration de 6/1000 de cm° de RINGER LOCKkE entraîne une excitation fait paradoxal d’après les données classiques de la thérapeutique, mais fait vérifié expérimentalement.

__ LE PANTOPON, LE SÉDOL, LA SYNCAÏNE ont entraîné une paralysie.

— LA NICOTINE paralyse l’uretère du chien anesthésié et même une dilatation sus-jacente se produit, si les mouvements péristaltiques persistent une 1/2 heure. Les ondes péristaltiques s'arrêtent à la zone paralysée, les très fortes passent jusqu’à la partie inférieure. C’est une atonie segmentaire (WATSON BEACH).

— D’autres substances ont été expérimentées : la prostigmine (DARGET), le syntropan, l’eupavérine (KARAM SOMAAN).

— SOLUTIONS DE CONTRASTE. — (ZANNE) après une parésie de dix minutes, des contractions normales ou exagérées se produisent. Il est intéressant de constater que Îles résultats expérimentaux ne sont pas toujours superposables aux explorations.

D. — Facteurs hormonaux.

— EXTRAITS ENDOCRINIENS. — Leur influence a entraîné des discussions pathogéniques, Nous y reviendrons à l’occasion des modifications de l’uretère au cours de la menstruation et de la grossesse.

— L’EXTRAIT HYPOPHYSAIRE. — (SCHONDUBE, DRAPER, DAR- LEY et HARVEY). Ces auteurs ont constaté qu’il avait une action élective sur la motricité et entraînait des contractions plus fortes.

Ils ont même envisagé des possibilités d'application thérapeutique dans les pyélites.

Toutes ces notions, qui peuvent paraître un peu éloignées de la pathologie sont pourtant indispensables pour expliquer

les modifications du dynamisme uretéral dans les circonstances pathologiques.

Les modifications de qualité du sang qui irrigue l’uretère, dues soit à l’apparition de déchets, soit à des décharges de produits hormonaux, agissent sûrement mieux encore in vivo qu'in vitro.

Personnellement nous aurions pu sacrifier quelques chiens ou lapins à notre travail ! Nous y avons systématiquement renoncé, nous méfiant trop des erreurs qu’un nombre trop restreint d'expériences peut entrainer. L’amplitude et la richesse des moyens employés dans certains pays, la quantité d’animaux sacrifiés nous ont fait penser que notre expérimentation personnelle aurait moins de valeur, ou nous entrainerait comme d’autres dans des vues erronées.

Nous nous sommes donc contentés d’analyser les travaux qui, dans les vingt dernières années ont interressé l’uretère gynécologique. Il ne s’agit pas d’un historique. Nous n’avons étudié que les expériences frappantes par leurs résultats, et dont l’orientation est adoptée on adaptable à l’étude des rapports de l’uretère avec la gynécologie. Certains travaux bien connus sont résumés en quelques lignes, tandis que d’autres sont longuement commentés.

On peut avancer que ce sont les recherches multiples sur la pathogénie des hydronéphroses qui ont peu à peu créé à partir de rien, toute la physiologie uretérale. Et pas à pas, des notions ont été mises à jour. Partant des lésions congénitales et des phénomènes mécaniques, on est arrivé à la notion de lésions dynamiques de l’uretère, de lésions fonctionnelles.

Etudiant de grosses déformations, dues à de grandes causes, on est arrivé à provoquer de grosses lésions avec des causes minimes.

De travaux multiples orientés dans des sens différents, est née la physiologie uretérale actuelle.

Certains ont étudié le mécanisme de formation de l’hydronéphrose et réalisé des hydronéphroses expérimentales.

D’autres s'intéressant au pronostic des sections el sutures chirurgicales de l’uretère, les ont étudiés expérimentalement.

On peut dire que presque tous les résultats convergent vers l'établissement des mêmes notions.

Seules divergent encore un peu les indications thérapeutiques et elles divergeront toujours.

On sait que dans les lésions de l’uretère, le facteur mécanique a toujours tenu classiquement la place prépondérante, à l'exclusion de tout autre.

Les premiers MM. Duvaz et GRÉGOIRE, ont discuté de la théorie mécanique el estimé qu'aucune causes d’hydronéphrose, n’était à elle seule suffisante pour déterminer cette hydronéphrose.

Afin de mettre en évidence les autres modes pathogéniques, on a pratiqué des lésions expérimentales : interruption de la continuité de l’uretère, ligatures complètes ou partielles, dénudations, sympathectomies péBi-umétérales, section des nerfs extrinsèques, lésions par pince.

Par une analyse des travaux successifs, surtout orientée dans un but pratique, cherchons à dégager les notions qui nous intéressent, tant en montrant l’évolution des idées.

Nous nous excusons de la place prise par ce qui n’a pas été fait précisément par nous-mêmes. Mais nous estimons, devant la complexité de ce genre d'expériences que leur analyse, parfois en langue étrangère, est le premier pas indispensable dans une étude que nous devons continuer par la suite. Pour quelques conclusions intéressantes, cliniques ou thérapeutiques, nous avons appris el analysé tout le chapitre de physiologie. Qu'il nous soit pardonné par les chirurgiens. Ils savent que la chirurgie devient de moins en moins séparable de la physiologie.

BLATT, en Allemagne (1928), expérimentant sur le lapin, a pratiqué des sympathectomies au bistouri, à l’isophénol et par les deux procédés réunis. |

Il a obtenu les résultats suivants

— Au niveau de la sympathectomie, soit dilatation; soit épaississement par sclérose.

LEO ets dif ER RES ET AN AE

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