‹ L'uretère en gynécologieChapitre 12 sur 64 · PRE · texte numérisé non relu

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— Au-dessus de la sympathectomie — dilatation uretéropyélique et pour ce qui est de la force et de la fréquence des ondes : soit augmentation, soit diminution.

En Italie, CAPORALE a dans ses travaux successifs publié pour ses sympathectomies des résultats absoluments opposés :

— Soit ondes moins énergiques et plus rares (1926).

— Soit ondes plus intenses et plus fréquentes (1930).

En France, GOUVERNEUR et Henri MARION, expérimentant sur le chien, ont pratiqué six sympathectomies simples ou combinées à l’alcoolisation. Ils ont obtenu

— Dans tous les cas, une uretéro-pyélonéphrose sus-jacente à la lésion, et à leur sens « de nature dynamique ».

— Dans tous les cas des troubles de coordination des mouvements péristaltiques, qui à leur avis, entraînent une atonie uretérale avec stase et finalement pyélectasie.

— Dans tous les cas un arrêt de l’onde péristaltique au niveau de la lésion dès le premier moment.

LEGUEU et FAY, rapporteurs au Congrès de Madrid (1930) sur l’étiologie des hydronéphroses, ont employé surtout la pyéloscopie comme moyen d’étude.

Il ont mis en évidence qu’une lésion cause d’hydronéphrose n’était pas forcément une lésion anatomiquement décelable, et que dans la majorité des hydronéphroses, dans celles notamment où le cathétérisme est aisé, la cause initiale n’est jamais mécanique. Mais surtout ils insistent sur l’importance des rétentions pyéliques d’origine fonctionnelle.

Quant à l’expérimentation, ils estiment que tous les auteurs précédents: CAPORALE, BLATT, GOUVERNEUR et H. MARION ont obtenu des résultats « analogues et concordants »., Nous nous permettons de contester cette impression.

Mais c’est surtout en Amérique que la notion de dynamisme urétéral a fait son chemin, au point de constituer une véritable théorie qui a cherché à tout expliquer. De nombreux travaux et une grande richesse d’expérimentation l’ont étayée. Citons : HENDERSON, BRAASCH, HIMMAN et FRANK, WHARTON, WATSON BEACH.

Nous avons vu comment LAWRENCE R. WHARTON a été

amené par des circonstances cliniques à :eprendre l'étude anatomique de l’innervation. Nous connaissons ses conclusions, sur les connexions intimes entre système nerveux uretéral, et système nerveux de l'ovaire. D’après ses dissections, il lui parait même impossible de distinguer une douleur d’origine urétérale d’une douleur ovarienne

En effet, il insiste sur le fait que l’innervation uretérale est indépendante à peu près de l’innervation motrice du rein, ou de la vessie. Toutes les connexions qu’il a trouvées avec l'ovaire ou le péritoine pariétal lui paraissait de nature sensitives et non motrices. Il a sur plusieurs malades gynécologiques pratiqué avec succès l” « énervation uretérale », depuis le niveau de L3 jusqu’à la vessie, sans complications et au contraire avec disparition des phénomènes douloureux. À son avis, l’énervation uretérale ne peut pas, comme il le redoutait avant, entraîner de dilatation ou de sténose, car elle ne s’adresse pas à la motricité, mais uniquement à la sensibilité uretérale, et à la transmission des douleurs. On entrevoit toutes les conséquences thérapeutiques qui peuvent se déduire de telles conclusions.

Il présente d’ailleurs trois observations probantes d’énervation, d'HEPBURN, JOHNSON et SHALLENBERGER, où l’uretère a été atteint par voie sous-péritonéale, et où des phénomènes douloureux, persistants et rebelles à toute thérapeutique gynécologique, ont cédé à une énervation uretérale.

Pour WATSON BEACH, qui a produit des hydronéphroses expérimentales, l’uretère est un organe essentiellement musculaire. Sa réaction à une atteinte de ses fibres musculaires ou de son système nerveux, est l’atonie d’un segment.

Il a sur le chien et le lapin remplacé un segment d’uretère de deux em., par un petit tube de verre. Il a d’autre part, nicotinisé des segments uretéraux, vérifiant par des cultures que le facteur infectieux était éliminé de ces expériences, il a obtenu

— Des obstructions complètes avec dilatation sus- et sous-

Jacente, alors que les canules étaient pourtant restées perméables.

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