CET LS
part des lésions variables que nous avons observées en clinique, et en quelque sorte expliquent leur variabilité même.
En accord avec ces données expérimentales, nous ajouterons l’autorité de notre Maître, M. le Professeur CHEVASSU et les enseignements que nous avons tirés du riche matériel de son service. En effet, grâce à son expérience de l’uretéro-pyélographie rétrograde, depuis longtemps il a décelé ces variabilités et ces finesses, et remarqué les faits mêmes qui étonnent encore les expérimentateurs. En 1930, il remarquait à l’Académie de Chirurgie : |
« Un obstacle peut être minime en apparence, inappréciable au passage de la sonde uretérale. Néanmoins dans ces cas l’uretéro-pyélographie rétrograde montre une zone de moindre dilatabilité ». D'autre part, et ceci a la plus haute importance pour les lésions gynécologiques : « La lésion uretérale cause de dilatation sus-jacente peut être lésion de l’uretère, lumière ou paroi, ou éraillure de l’adventice formant un nodule, ou inflammation de voisinage agissant par irritation de la tunique externe ».
FRANCHE, FALCOIANO et CHIPAIL ont remarqué dans leur expérience 12 qu'un obstacle générateur d’hydronéphrose pouvait être très minime, tout juste soupçonné après un cathétérisme avec boule olivaire. Or, il est certain que l’uretéro-pyélographie rétrograde montre des obstacles encore plus difficiles à préciser, et où les sondes ne montrent rien. Peut-être l’excitation de la muqueuse uretérale par le liquide opaque réveillet-il la susceptibilité uretérale et provoque une contraction ou un spasme au niveau où il souffre, trahissant ainsi la présence à cet endroit d’une lésion à étudier. On a pu voir des rétrécissements à l’U. P. R. alors qu’une sonde 14 montait facilement. Dans un autre cas, le rétrécissement sous-jacent à un calcul extirpé persistait toujours net, alors qu’on passait une sonde n° 20.
COLDEFY 3